“Qui? Qui veux-tu ne pas voir?”

“Toi… et mon crime. Vraiment mon péché est devant moi!

561.13 – Où, où fuir?”

L’homme est terrorisé…

“Sur mon cœur, fils! Ici, dans mes bras cessent les cauchemars et les peurs. Ici, c’est la paix. Viens! Viens! Rends-moi heureux!”

Jésus s’est levé et il tend les bras. Le feu est entre eux deux. Jésus rayonne dans le reflet des flammes.

L’homme tombe à genoux en se couvrant le visage et en criant:

“Pitié de moi, ô Dieu! Pitié de moi! Efface mon péché! Je voulais frapper ton Christ! Pitié! Ah! il ne peut y avoir de pitié pour un tel crime! Je suis damné!” Il pleure, le visage contre terre, violemment secoué par des sanglots, et il gémit: “Pitié” et il lance des imprécations: “Maudits!”…

Jésus tourne autour de la flamme et va vers lui, il se penche, lui touche la tête, et lui dit:

“Ne maudis pas ceux qui t’ont dévoyé. Ils t’ont obtenu le plus grand bien: celui que je te parle. Ainsi. Et que je te tienne ainsi dans mes bras.”

Il l’a pris par les épaules et soulevé et, s’assoyant par terre, il l’a pris sur son cœur, et l’homme s’abandonne sur ses genoux en un pleur moins frénétique, mais si purificateur! Jésus caresse sa tête brune et le laisse se calmer.

L’homme lève enfin la tête, et avec son visage tout changé il gémit:

“Ton pardon!”

561.14 – Jésus se penche et dépose un baiser sur son front. L’homme jette ses bras autour de son cou et la tête penchée sur l’épaule de Jésus, il pleure et raconte, il voudrait raconter comment ils l’avaient suggestionné pour le pousser au crime. Mais Jésus le lui défend en disant:

“Tais-toi! Tais-toi! Je n’ignore rien. Quand tu es entré je t’ai reconnu, et pour ce que tu étais et pour ce que tu voulais faire. J’aurais pu m’éloigner de là et m’enfuir. Je suis resté pour te sauver. Tu l’es. Le passé est mort. Ne le rappelle pas.”

“Mais… tu te fies ainsi? Et si je péchais de nouveau?”

“Non. Tu ne pécheras pas de nouveau. Je le sais. Tu es guéri.”

“Oui, je le suis. Mais eux sont si rusés. Ne me renvoie pas à eux.”

“Et où veux-tu aller, et qu’eux n’y soient pas?”

“Avec Toi, à Éphraïm. Si tu vois mon cœur, tu verras que ce n’est pas un piège que je te tends, mais seulement une prière pour que tu me protèges.”

“Je le sais. Viens, mais je t’avertis que là se trouve Judas de Kérioth, vendu au Sanhédrin et traître du Christ.”

“Divine Miséricorde! Cela aussi, tu le sais?!”

Sa stupeur est à son comble.

“Je sais tout. Lui croit que je ne sais pas, mais je sais tout. Et je sais aussi que tu es si bien converti que tu ne parleras pas à Judas, ni à aucun autre de ceci. Mais pense à cela: si Judas est capable de trahir son Maître, que ne saura-t-il pas faire pour te nuire?”

L’homme réfléchit longuement, puis il dit: