“À moi?” La femme desserre le cercle de ses bras pour regarder le Seigneur, incrédule…

“À toi. Tu ne la veux pas?”

“Oh! Seigneur! Seigneur! Seigneur!”… Élise, à genoux, rampe vers Jésus, et elle ne sait pas, elle ne sait pas comment, ce que dire ce que faire pour exprimer sa joie. “Lève-toi et sois pour elle saintement mère, et qu’elle soit pour toi saintement fille, et avancez toutes les deux sur le chemin du Seigneur.

370.16 – Marie de Lazare, pourquoi pleures-tu, toi si gaie il y a un instant? Où sont les dix fleurs que tu voulais m’amener?”

“Ils dorment, rassasiés, dans la propreté, Maître… Et moi je Pleure, parce que jamais plus je n’aurai la pureté des vierges et mon âme toujours pleurera, jamais satisfaite parce que parce que j’ai péché…”

“Mon pardon et tes larmes te rendent plus pure qu’elles. Viens ici, ne pleure plus. Laisse les pleurs à ceux qui doivent avoir honte de quelque chose. Allons, va prendre tes fleurs. Allez, vous aussi, épouses et vierges. Allez dire aux hôtes de Dieu de monter. Il faut les congédier avant la fermeture des Portes, car beaucoup d’entre eux sont disséminés à travers la campagne.”

Ils s’en vont obéissants. Il ne reste sur la terrasse que Jésus à sa place, qui caresse Marie et Matthias; Élise et Anastasica qui, un peu plus loin, se tiennent par la main en se regardant dans les yeux avec un sourire qui éclaire une larme de joie; Marie de Simon sur laquelle se penche avec pitié Marie très Sainte; et Jeanne qui, sur le seuil de la porte, regarde incertaine un peu dedans, un peu dehors, vers Jésus. Les apôtres et les disciples sont descendus en même temps que les femmes pour aider les serviteurs à transporter les estropiés, les aveugles, les boiteux, les bossus, les vieillards. par le long escalier.

370.17 – Jésus relève sa tête qui était penchée sur les deux enfants, et il voit Marie penchée sur la mère de Judas. Il se lève et va vers elles. Il pose sa main sur la tête grisonnante de Marie de Simon:

“Pourquoi pleures-tu, femme?”

“Oh! Seigneur! Seigneur! J’ai enfanté un démon! Aucune mère en Israël ne m’égalera pour la douleur!”

“Marie, une autre mère, et pour le même motif que toi, m’a dit et dit ces paroles. Pauvres mères!…” La mère de Marc de Josias. Cf. EMV 358 7/8.

“Oh! mon Seigneur, il y en a donc un autre qui comme mon Judas est perfide et criminel à ton égard? Oh! ce n’est pas possible! Lui, qui te possède, s’est livré à des pratiques immondes. Lui, qui respire ton haleine, est luxurieux et voleur, peut-être il deviendra homicide. Lui… Oh! Sa pensée est mensonge! Sa vie est une fièvre. Fais-le mourir, Seigneur! Par pitié! Fais-le mourir!”

“Marie, ton cœur te le montre pire qu’il ne l’est. La peur t’affole. Mais calme-toi et raisonne. Quelles preuves as-tu de son inconduite?”

“À ton égard, rien. Mais c’est une avalanche qui descend. Je l’ai surpris et il n’a pas pu cacher les preuves qui… Le voilà… Par pitié, tais-toi! Il me regarde, il soupçonne. C’est ma douleur. Aucune mère n’est plus malheureuse que moi en Israël!…”

Marie murmure:

“Moi… Parce qu’à ma douleur je joins celle de toutes les mères malheureuses… Parce que ma douleur m’est donnée par la haine, non d’un seul, mais de tout un monde.”

370.18 – Jésus, appelé par Jeanne, va la trouver. Pendant ce temps, Judas va vers sa mère que Marie réconforte encore, et il l’apostrophe:

“As-tu pu dire tous tes délires? Me calomnier? Es-tu heureuse maintenant?”

“Judas! Est-ce ainsi que tu parles à ta mère?” demande sévèrement Marie.

C’est la première fois que je la vois ainsi…

“Oui, parce que je suis las de sa persécution.”

“Oh! mon fils, ce n’est pas une persécution! C’est de l’amour. Tu dis que je suis malade, mais c’est toi qui l’es! Tu dis que je te calomnie et que j’écoute tes ennemis. Mais c’est toi qui te fais tort, mais tu suis et fréquentes des êtres néfastes qui t’entraîneront. C’est que tu es un faible, mon fils, et eux s’en sont aperçus… Crois-en ta mère. Écoute Ananias qui est âgé et sage. Judas! Judas! Aie pitié de toi, de moi! Judas!!! Où vas-tu, Judas?!”

Judas, qui presque en courant traverse la terrasse, se retourne et crie:

“Là où je suis utile et vénéré”.

Et il descend précipitamment l’escalier alors que la malheureuse mère, se penchant sur le parapet, lui crie: