“Et j’y resterai, mais pas maintenant. Je te gêne à rester ici assis sur le bord de ton lit?”
“Oh! non. La fraîcheur de ta main semble adoucir l’ardeur de ma fièvre. Pourquoi ne restes-tu pas, Seigneur?”
“Parce que comme tu es tourmenté par tes plaies, Moi je le suis par mes ennemis. Bien que Béthanie soit compris dans les limites pour la Cène, et pour tous, pour Moi, on considérerait comme un péché de consommer la Pâque ici. Pour le Sanhédrin et les pharisiens, tout ce que je fais est chameau et poutre…”
“Ah! les pharisiens! C’est vrai! Mais dans une de mes maisons, alors… Cela au moins!”
“Cela, oui. Mais, par prudence, je le dirai au dernier moment.” “Oh! oui. Ne te fies pas.
365.13 – Tout s’est bien passé avec Jean. Tu sais? Hier Ptolmaï est venu avec d’autres, et il m’a apporté des lettres pour Toi. Ce sont mes sœurs qui les ont. Mais où sont restées Marthe et Marie? Elles ne se préoccupent pas de te faire honneur?”
Lazare est irrité comme beaucoup de malades.
“Sois tranquille! Elles sont dehors avec Simon et Marziam. Je suis venu avec eux et je n’ai besoin de rien. Je vais les appeler.”
Et en effet il appelle ceux qui, prudents, étaient restés dehors.
Marthe sort et revient avec deux rouleaux qu’elle donne à Jésus. Marie rapporte que le serviteur de Nicodème a dit qu’il précédait son maître qui vient avec Joseph d’Arimathie. Et, en même temps, Lazare se souvient d’une femme “qui s’est présentée hier en ton nom” dit-il.
“Ah! oui! Tu sais qui c’est?”
“Elle nous l’a dit. C’est la fille d’un riche de Jéricho, qui est parti en Syrie tout jeune, depuis des années. Il l’a appelée Anastasica, en souvenir de la fleur du désert Anastasica. Le personnage se rencontre 19 fois dans l'Œuvre. Son nom ne vient pas des rosiers de Jéricho, mais d'une plante appelée "la rose de Jéricho (Anastatica hierochuntica)" qui a la particularité de pouvoir se dessécher pendant 50 ans, jusqu'à ne représenter que 3% de sa masse initiale, puis de reverdir en deux heures. De ce fait, elle est souvent appelée "rose de la résurrection" (en grec : anastasis). Cette racine est conforme au nom employé par Maria Valtorta : ANASTASICA et non ANASTATICA, son nom botanique. Une seule fois dans l'Œuvre, elle est appelée de cette seconde manière (cf. EMV 366.1), mais les 18 autres fois, elle l'est de la première manière. . Cependant elle n’a pas voulu faire connaître le nom de son mari C'est un notable de Jéricho, riche et puissant. ” explique Marthe.
“Il n’en est pas besoin. Il l’a répudiée, et elle est donc uniquement “la disciple”. Où est-elle?”
“Elle est bien fatiguée et elle dort. Ces derniers jours et nuits elle a vécu bien mal. Si tu veux, je vais l’appeler.”
“Non, laisse-la dormir. Je m’en occuperai demain.”
365.14 – Lazare regarde Marziam avec admiration. Et Marziam est sur les épines. Il voudrait bien savoir ce qu’il y a sur les rouleaux.
Jésus le comprend et les ouvre. Lazare dit:
“Comment? Il est au courant?”
“Oui. Lui et les autres, excepté Nathanaël, Philippe, Thomas et Judas…”
“Tu as bien fait de le lui tenir caché à lui! interrompt Lazare. Moi, j’ai beaucoup de soupçons…”
“Je ne suis pas imprudent, mon ami” interrompt Jésus.
Et il lit les rouleaux en rapportant ensuite les principales nouvelles, à savoir que les deux se sont bien acclimatés, que l’école est prospère et que, sans l’affaiblissement de Jean, tout irait bien.
365.15 – Mais il ne peut en dire davantage parce qu’on annonce l’arrivée de Nicodème et de Joseph.
“Dieu te garde, ô Maître! Toujours, comme ce matin!”
“Merci, Joseph. Et toi, Nicodème, tu n’étais pas là?”