“Il est là. Et ton Fils saint me l’a guéri ce matin. Qu’il en soit béni!”
Et la femme se prosterne devant le Sauveur en criant:
“Viens, Jean, remercier le Seigneur.”
Quittant ses compagnons, un homme de l’âge de Jésus, s’avance robuste, au visage loyal à défaut de beauté. De beau, il a l’expression de ses yeux profonds.
“La paix à toi, frère de Bethléem. De quoi t’ai-je guéri?”
“De la cécité, Seigneur. Un œil perdu, et l’autre presque. J’étais chef de la synagogue Voir la fiche sur l'évangélisation d'Éphèse. , mais je ne pouvais plus lire les rouleaux sacrés.”
“Maintenant tu les liras avec une plus grande foi.”
“Non, Seigneur. Maintenant c’est Toi que je lirai. Je veux rester comme disciple, et sans faire valoir les droits pour les gouttes de lait que j’ai sucées au sein qui t’a nourri. Ce ne sont rien les jours d’une lune pour créer un lien, mais c’est tout que la pitié de ta Mère alors, et que la tienne ce matin.”
Jésus se tourne vers la femme:
“Et toi, qu’en penses-tu?”
“Que mon fils t’appartienne deux fois. Accepte-le, Seigneur, et le rêve de la pauvre Noémi sera réalisé.”
“C’est bien. Tu seras du Christ. Vous, recevez ce compagnon au nom du Seigneur” dit-il en s’adressant aux apôtres.
Les prosélytes s’exaltent par l’émotion. Les hommes voudraient rester tout de suite. Tous. Mais Jésus dit avec fermeté:
“Non. Vous, restez ce que vous êtes. Retournez à vos maisons en conservant la foi et en attendant l’heure de l’appel. Et que le Seigneur soit toujours avec vous. Allez.”
“Pourrons-nous encore te trouver ici?” demandent-ils.
“Non. Comme un oiseau qui vole de branche en branche, j’irai sans m’arrêter. Vous ne me trouverez pas ici. Je n’ai pas d’itinéraire ni de demeure fixe. Mais, s’il est juste, nous nous verrons et vous m’entendrez. Allez. Que la femme reste avec le nouveau disciple.”
Et il entre dans la maison suivi des femmes et des apôtres qui commentent avec émotion l’épisode jusqu’alors ignoré et la charité profonde de Marie.
365.10 – Jésus, d’un pas rapide, se rend à Béthanie. Il a à ses côtés Simon le Zélote et Marziam, heureux d’avoir été tous les deux choisis pour cette visite. Marziam, complètement rasséréné, pose mille questions sur la femme venue d’Ephèse. Il demande si Jésus connaissait ce fait, et cetera.
“Je ne le connaissais pas. Les bontés de ma Mère sont infinies et accomplies avec un si doux silence que la plupart restent ignorées.”
“Il est très beau, pourtant, l’épisode” dit le Zélote.
“Oui. Tellement que je veux le faire connaître à Jean d’En-Dor. Que dis-tu, Maître? Trouverons-nous ses lettres à Béthanie?”
“J’en suis presque certain.”
“Nous devrions trouver aussi la femme guérie de la lèpre” Anastasica, Rose de Jéricho Cf. EMV 360. observe le Zélote.
“Oui, elle a fidèlement observé les préceptes, mais maintenant le temps de la purification doit être accompli.”
365.11 – Béthanie apparaît sur son plateau.