Ne commets pas l’adultère.

Ne vole pas.

Ne parle pas faussement contre ton prochain.

Ne désire pas la maison, la femme, le serviteur, la servante, le bœuf, l’âne de ton prochain, ni autre chose qui lui appartienne” Exode 20,3-17 | Deutéronome 5,7-21.

Cela, c’est la Sagesse. Celui qui fait cela est sage et il conquiert la Vie et le Royaume sans fin. Donc à partir d’aujourd’hui, proposez-vous de vivre selon la Sagesse en la faisant passer avant les pauvres choses de la terre.

329.11 – Que dites-vous? Parlez. Vous dites qu’il est tard? Non. Écoutez une parabole.

Un maître sortit au point du jour pour engager des travailleurs pour sa vigne et il convint avec eux d’un denier pour la journée.

Il sortit de nouveau à l’heure de tierce et, réfléchissant que les travailleurs engagés étaient peu nombreux, voyant d’autre part sur la place des travailleurs désœuvrés qui attendaient qu’on les embauche, il les prit et il leur dit:

“Allez à ma vigne, et je vous donnerai ce que j’ai promis aux autres”. Et ils y allèrent.

Il sortit à sexte et à none et il en vit d’autres encore et il leur dit:

“Voulez-vous travailler dans mon domaine? Je donne un denier par jour à mes travailleurs”.

Ces derniers acceptèrent et ils y allèrent. Il sortit enfin vers la onzième heure et il en vit d’autres qui paressaient au coucher du soleil.

“Que faites-vous, ainsi oisifs? N’avez-vous pas honte de rester à rien faire pendant tout le jour?” leur demanda-t-il.

“Personne ne nous a embauchés pour la journée. Nous aurions voulu travailler et gagner notre nourriture, mais personne ne nous a appelés à sa vigne”

“Eh bien, je vous embauche pour ma vigne. Allez et vous aurez le salaire des autres”. Il parla ainsi, car c’était un bon maître et il avait pitié de l’avilissement de son prochain.

Le soir venu et les travaux terminés, l’homme appela son intendant et lui dit:

“Appelle les travailleurs, et paie-leur leur salaire selon ce que j’ai fixé, en commençant par les derniers qui sont les plus besogneux, n’ayant pas eu pendant la journée la nourriture que les autres ont eue une ou plusieurs fois et qui, même par reconnaissance pour ma pitié, ont travaillé plus que tous. Je les ai observés: renvoie-les, pour qu’ils aillent au repos qu’ils ont bien mérité et pour jouir avec les leurs du fruit de leur travail”.

Et l’intendant fit ce que le maître ordonnait en donnant à chacun un denier.

Vinrent en dernier ceux qui travaillaient depuis la première heure du jour. Ils furent étonnés de ne recevoir, eux aussi, qu’un seul denier, et ils se plaignirent entre eux et à l’intendant qui leur dit:

“J’ai reçu cet ordre. Allez vous plaindre au maître et pas à moi”.

Ils s’y rendirent et ils dirent:

“Voilà, tu n’es pas juste! Nous avons travaillé douze heures, d’abord à la rosée et puis au soleil ardent et puis de nouveau dans l’humidité du soir, et tu nous as donné le même salaire qu’à ces paresseux qui n’ont travaillé qu’une heure!… Pourquoi cela?”

Et l’un d’eux, surtout, élevait la voix en se déclarant trahi et indignement exploité.

“Ami, en quoi t’ai-je fait tort? De quoi ai-je convenu avec toi à l’aube? Une journée de travail continu pour un denier de salaire. N’est-ce pas?”

“C’est vrai. Mais tu as donné la même chose à ceux qui ont si peu travaillé…”