“Alors, moi j’irai chez des parents. Peut-être mon père est-il déjà venu. Dans ce cas, je te l’amène” dit Thomas.
“Nous deux, qu’en dis-tu Philippe? On pourrait aller chez Samuel.” Probablement Samuel, le fiancé d'Annalia.
“D’accord” répond Philippe à Barthélemy.
“Et toi, Jean?” demande Jésus à l’homme d’En-Dor. “Préfères-tu rester ici pour ranger tes livres ou venir avec Moi?”
“Vraiment je préférerais venir avec Toi… Les livres… me plaisent déjà moins. Je préfère te lire, Toi, Livre Vivant.”
“Alors, viens. Adieu, Lazare, à…”
“Mais, je viens moi aussi. Mes jambes vont un peu mieux, et après les lépreux, je te laisserai pour aller à Gethsémani t’attendre.”
“Allons. Paix à vous, femmes.”
Jusqu’aux environs de Jérusalem, ils sont tous ensemble. Puis ils se séparent. L’Iscariote s’en va seul de son côté et il entre dans la ville probablement par la Porte qui se trouve vers la Tour Antonia La Porte des Poissons. . Thomas, Philippe et Nathanaël font encore quelques dizaines de mètres avec Jésus et leurs compagnons, et entrent ensuite dans la ville, dans le faubourg d’Ophel, en même temps que Marie et l’enfant.
199.4 – “Et maintenant, allons voir ces malheureux!” dit Jésus.
Et, tournant le dos à Jérusalem, il se dirige vers un lieu désolé situé sur les pentes d’une colline rocheuse qui se trouve entre les deux routes qui vont de Jéricho à Jérusalem. C’est un lieu étrange où on accède par des sortes de gradins. Après la première marche, on grimpe un sentier et le premier palier est surélevé d’au moins trois mètres au-dessus du sentier et de même pour le second. Lieu aride, mort… très triste.
“Maître, crie Simon le Zélote, je suis ici. Arrête-toi pour que je te montre le chemin…”
Et le Zélote, qui s’était adossé à la roche pour avoir un peu d’ombre, s’avance et conduit Jésus par un sentier à gradins qui va vers Gethsémani mais séparé de celui-ci par la route qui du mont des Oliviers va à Béthanie.
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](https://www.maria-valtorta.org/Lieux/Siloan-Valtorta.png) Suit le dessin de Maria Valtorta que nous reproduisons ici. Elle y a mis au centre le “petit mont”, sur le sommet duquel elle a écrit à trois reprises “lépreux”. Au nord se trouve “Gethsémani”, dont elle fait partir “La route la plus courte pour Béthanie et Jéricho”. De l’autre côté, elle a écrit au crayon: “Le mont des Oliviers est ici”. À l’ouest elle fait couler le “Cédron” au-delà duquel elle a tracé “La route la plus longue pour Béthanie et Jéricho”.
“Nous y voilà. J’ai vécu au milieu des tombeaux de Siloan et ici se trouvent mes amis. Une partie d’entre eux. Les autres sont à Ben Hinnom, mais ne peuvent venir… Ils devraient traverser la route, et on les verrait.”
“Nous irons aussi les trouver.”
“Merci! Pour eux et pour moi.”
“Ils sont nombreux?”
“L’hiver a tué le plus grand nombre, mais ici, il y en a encore cinq de ceux auxquels j’avais parlé. Ils t’attendent. Les voilà sur le bord de leur bagne…”
Ils doivent être une dizaine de monstres. Je dis “doivent être” car s’il y en a cinq qu’on distingue bien, debout, les autres à cause de la grisaille de la peau, de la difformité de leurs visages qui émergent à peine de la pierraille, on les voit si mal qu’ils pourraient être plus ou moins de cinq. Parmi eux, debout il y a une seule femme. On ne peut l’identifier qu’à cause de ses cheveux devenus blancs et qui retombent incultes, durs et sales sur les épaules jusqu’à la ceinture. Pour le reste, rien n’indique le sexe car la maladie, très avancée, en a fait presque un squelette supprimant toute courbure féminine. Ainsi en est-il des hommes dont un seul présente un reste de moustache et de barbe. Les autres ont été rasés par la maladie destructrice Zacharie le lépreux. Cf. EMV 417.2. .
Ils crient: “Jésus, notre Sauveur, aie pitié de nous!” et montrent leurs mains difformes et ulcérées.
“Jésus, Fils de David, aie pitié!”