Où se niche l’adultère? Où se niche la corruption des jeunes filles? Qui a deux ou trois lits de débauche, en plus de son lit d’époux, et sur lesquels il répand son argent et la vigueur d’un corps que Dieu lui a donné sain pour qu’il travaille pour sa famille et non pour qu’il s’épuise en débauches dégoûtantes qui le mettent au-dessous d’une bête immonde?
Vous avez appris qu’il a été dit: “Ne commets pas l’adultère” Dans le Décalogue : Exode 20,14; Deutéronome 5,18. Mais également Lévitique 18,20; Job 31,9-12; etc. Les paroles qui suivent sont celles de Matthieu 5,27-28. . Mais Moi, je vous dis que celui qui aura regardé une femme avec un désir impur, que celle qui est allée vers un homme avec un désir impur, avec cela seulement, a déjà commis l’adultère en son cœur. Aucune raison ne justifie la fornication, Aucune. Ni l’abandon et la répudiation d’un mari. Ni la pitié envers une femme répudiée. Vous n’avez qu’une seule âme. Quand elle est engagée avec une autre par un pacte de fidélité, qu’elle ne mente pas, autrement ce beau corps avec lequel vous péchez ira avec vous, âmes impures, dans des flammes qui ne s’éteindront pas.
Mutilez-le plutôt, mais ne le tuez pas pour toujours par la damnation. Redevenez hommes, vous, les riches, sentines vermineuses du vice, redevenez hommes pour ne pas inspirer le dégoût au Ciel…”
174.14 – Marie, au commencement, a écouté avec un visage qui était un poème de séduction et d’ironie, éclatant de temps à autre en rires méprisants. Sur la fin du discours elle devient rouge de colère. Elle comprend que, sans la regarder, c’est à elle que Jésus parle. Sa colère s’enflamme toujours plus. Elle se révolte et à la fin elle n’y résiste plus. Elle s’enveloppe méprisante dans son voile et, suivie par les regards de la foule qui la méprise et par la voix de Jésus qui la poursuit, elle se sauve à toutes jambes sur la pente en laissant des morceaux de vêtements aux chardons et aux églantiers qui sont aux bords du sentier. Elle rit de rage et de mépris.
Je ne vois rien d’autre. Mais Jésus me dit:
“Tu vas encore voir.”
Vision du mardi 29 mai 1945 (suite)
174.15 – Jésus reprend:
“Vous êtes indignés de cet événement. Cela fait deux jours que notre refuge, bien au-dessus de la boue, est troublé par le sifflement de Satan Hier c'était l'interruption d'un scribe, aujourd'hui c'est celle de Marie Madeleine. . Ce n’est donc plus un refuge, et nous allons le quitter. Mais je veux terminer pour vous ce code du “plus parfait” dans cette ampleur de lumière et d’horizon.
Ici, réellement, Dieu apparaît dans sa majesté de Créateur et, en voyant ses merveilles, nous pouvons croire fermement que le Maître c’est Lui et non pas Satan. Le Malin ne pourrait même pas créer un brin d’herbe. Mais Dieu peut tout. Que cela nous réconforte. Mais vous êtes maintenant tous au soleil. Et cela vous gêne. Dispersez-vous alors sur les pentes. Il y a de l’ombre et de la fraîcheur Cohérent : Il est près de midi, le soleil est au sud. Les pentes à l'intérieur de "la selle des cornes d'Hattin" sont maintenant au soleil. Les pentes au nord-est commencent à être à l'ombre. . Prenez votre repas, si vous voulez. Je vous parlerai du même sujet. Plusieurs raisons nous ont retardés. Mais ne le regrettez pas. Ici, vous êtes avec Dieu.”
La foule crie:
“Oui, oui, avec Toi” et les gens s’en vont sous les bosquets épars du côté de l’orient de façon que le versant de la colline et les branches les abritent du soleil déjà trop chaud.
Entre temps, Jésus dit à Pierre de démonter la tente.
“Mais… nous partons réellement?”
“Oui.”
“Parce qu’elle est venue, elle?…”
“Oui, mais ne le dis à personne et surtout pas au Zélote. Il en resterait affligé à cause de Lazare. Je ne puis permettre que la parole de Dieu soit exposée au mépris des païens…” Exactement dans l'esprit de "Ne donnez pas vos perles aux pourceaux". Thème que Jésus développe un peu plus loin.
“Je comprends, je comprends…”
“Alors, comprends aussi une autre chose.”
“Laquelle, Maître?”
“La nécessité de se taire en certains cas. Je me fie à toi. Tu m’es si cher mais tu es aussi d’une impulsivité qui te fait faire des observations blessantes.”
“Je comprends… tu ne veux pas à cause de Lazare et de Simon…”
“Et pour d’autres encore.”
“Tu penses qu’il y en aura aujourd’hui?”
“Aujourd’hui, demain et après-demain et toujours. Et il sera toujours nécessaire de surveiller l’impulsivité de mon Simon de Jonas. Va, va faire ce que je t’ai dit.”