“La sagesse est une divinité. Nous avons Minerve. C’est la déesse du savoir. Minerve (Athéna pour les grecs), est la déesse de la sagesse, de l'intelligence mais aussi de la guerre.

“Vous avez aussi Vénus, déesse du plaisir. Pouvez-vous admettre qu’un dieu, c’est-à-dire un être supérieur aux mortels possède, porté à la perfection, tout ce qui est laideur chez les mortels? Pouvez-vous penser qu’un être éternel ait éternellement les petits, mesquins, avilissants plaisirs de celui qui ne jouit que d’un temps limité? Et qu’il en fasse le but de sa vie? Ne pensez-vous pas quel ciel dégoûtant est ce que vous appelez Olympe où fermentent les plus mauvaises tendances de l’humanité? Si vous regardez votre Ciel, que voyez-vous? Luxure, crimes, haine, guerres, vols, ripailles, pièges, vengeances. Si vous voulez célébrer les fêtes de vos dieux, que faites-vous? Des orgies. Quel culte leur rendez-vous? Où est la vraie chasteté de celles qui sont consacrées à Vesta Les vestales n'échappaient certainement pas à la décadence des mœurs romaines au temps de Tibère. Déjà un siècle avant, Marc Antoine fut accusé d'impudicité avec 3 vestales. ? Sur quel code divin s’appuient vos pontifes pour rendre un jugement? Quelles paroles peuvent lire vos augures dans le vol des oiseaux ou dans le fracas du tonnerre Les augures, pour prédire l'avenir, interprétaient les signes célestes (tonnerre, éclairs, etc.), le vol et le chant des oiseaux, ou l'appétit des poulets sacrés. ? Et les entrailles sanglantes des animaux sacrifiés quelles réponses peuvent-elles fournir à vos haruspices Pour prédire l'avenir, les haruspices examinaient les entrailles des victimes, ainsi que la flamme, la fumée et divers éléments liés au sacrifice. ? Tu as dit: “Rome ne croit pas aux fables”. Et alors pourquoi croit-elle que douze pauvres hommes, en faisant faire le tour des champs à un porc, une brebis et un taureau et en les immolant ensuite, puissent se rendre propice Cérès Il s'agit ici d'une allusion à la purification (lustratio), une pratique assez rare. Une procession, menée par douze prêtres, fait trois fois le tour de l'objet à purifier. Le sacrifice d'un porc, d'une brebis et d'un taureau. C'est la suovetaurilia (su-ove-taurilia) qui termine la cérémonie dédiée à divers dieux (Mars, Cérès…). (Un bas-relief au musée du Louvre montre clairement la présence de 12 officiants). , si vous avez une infinité de divinités qui se détestent entre elles et aux vengeances desquelles vous croyez? Non. Dieu est bien autre chose. Il est Éternel, Unique et Spirituel.”

“Mais, tu dis que tu es Dieu, et tu es chair.”

“Il y a dans la patrie des dieux un autel qui n’est dédié à aucun d’eux. La sagesse humaine l’a dédié au Dieu inconnu Lucien, S. Jean Chrysostome, Théophylacte et bien sûr Luc (Actes 17, 22-23) font mention de ce dieu inconnu honoré à Athènes. Un tel autel existait aussi à Rome, comme en témoigne le cliché "Rome. Autel au dieu inconnu" de la Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art. (Collections Doucet, Collinet-Guerin 004-23, 1910). . Parce que les sages, les vrais philosophes, ont eu l’intuition qu’il existe quelque chose en dehors de ces histoires inventées à l’usage des éternels enfants que sont les hommes dont les esprits sont enveloppés dans les bandeaux de l’erreur. Si maintenant ces sages - qui ont eu l’intuition qu’il existe quelque chose en dehors de ces mises en scène mensongères, quelque chose de vraiment sublime et divin qui a fait tout ce qui existe et d’où vient tout ce qu’il y a de bon dans le monde - ont voulu un autel pour le Dieu inconnu, dont ils avaient le sentiment que c’était le Vrai Dieu, comment pouvez-vous donner le nom de dieu à ce qui n’est pas dieu et dire que vous savez ce qu’en réalité vous ne savez pas? Sachez donc ce qu’est Dieu pour pouvoir le connaître et l’honorer.

167.8 – Dieu est celui qui par sa pensée a fait du Néant le Tout. La fable des pierres changées en hommes Dans la mythologie grecque, après le déluge, Pyrrha et Deucalion ont parcouru le monde, jetant des pierres par-dessus leurs épaules. Ces pierres se sont changées en hommes et femmes, repeuplant ainsi la terre. peut-elle vous persuader et vous satisfaire? En vérité, il y a des hommes plus durs et plus mauvais que la pierre et il y a des pierres qui sont plus utiles que l’homme.

Ne t’est-il pas plus doux, Valeria, de penser en regardant ta petite fille: “C’est une vivante volonté de Dieu créée et formée par Lui, dotée par Lui d’une seconde vie qui ne meurt pas de sorte que je l’aurai encore, ma petite Fausta et pour l’éternité, si je crois au Dieu Vrai”; au lieu de dire: “Cette chair rose, ces cheveux plus fins que les fils de l’araignée, ces pupilles sereines viennent d’une pierre”? Ou encore de dire: “Je suis en tout semblable à la louve ou à la jument et comme une brute je m’accouple, comme une brute j’engendre, comme une brute je l’élève, et cette fille est le fruit de mon instinct de brute et elle est une brute qui me ressemble, et demain, quand elle sera morte, quand je serai morte, nous serons deux charognes qui se dissoudront dans la puanteur et qui, jamais plus, ne se reverront”? Dis-moi ce que ton cœur de mère voudrait de ces deux explications.”

“La seconde, certainement pas, Seigneur Lorsqu'elle s'entretient avec Jésus à Béthanie, juste avant la Passion, Valéria confie que c'est cette notion qui l'a convertie : "Ma fillette.. que tu m'as appris à aimer pour son âme" (EMV 583.12). ! Si j’avais su que Fausta n’était pas une chose qui pouvait pour toujours se décomposer, ma douleur, en son agonie, aurait été moins terrible. Car je me serais dit: “J’ai perdu une perle, mais elle existe encore, et je la retrouverai”.

“Tu l’as dit.

167.9 – Quand je suis venu vers vous, votre amie m’a dit qu’elle s’étonnait de votre passion pour les fleurs. Et elle craignait que cela pût me choquer, mais je l’ai rassurée en disant: “Moi aussi, je les aime et nous nous entendrons donc vraiment bien”. Mais je veux vous amener à aimer les fleurs, comme j’amène Valeria à aimer son enfant dont, j’en suis certain, elle aura un plus grand soin maintenant qu’elle sait qu’elle a une âme qui est une parcelle de Dieu Parcelle de Dieu semble avoir été modifié en parcelle née de Dieu par une correction peu claire de Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, sur laquelle elle a ajouté la note suivante : "Il ne faut pas donner au mot parcelle le sens de "partie de Dieu" infusée en nous, mais de "lieu-trône", "siège" infusé ou "spiré" (par le "souffle de vie" dont parle Genèse 2, 7) par Dieu, donc chose de Dieu venue de Dieu en l'homme. Saint Thomas d'Aquin l'appelle "une capacité de Dieu" que Dieu remplit de lui-même, afin que nous participions tous à sa vie divine." Il faut garder à l'esprit cette explication de Maria Valtorta (ainsi que le texte d'EMV 10.9) chaque fois que l'œuvre parle de l'âme comme une "partie" ou une "parcelle" de Dieu. On le reliera aux notes qui se trouvent en EMV 4.6, EMV 54.5, EMV 165.4, EMV 170.4, EMV 365.16, EMV 444.4, EMV 463.4, EMV 524.7, EMV 537.11. enfermée dans une chair engendrée par elle, la maman; une parcelle qui ne meurt pas et que la maman retrouvera au Ciel, si elle croit au Dieu Vrai.

Il en est ainsi de vous. Regardez cette rose splendide. La pourpre qui orne le vêtement impérial est moins splendide que ce pétale, qui non seulement est la joie des yeux pour sa couleur, mais joie du toucher pour sa délicatesse et de l’odorat pour son parfum. Et regardez celle-ci encore, et celle-là et cette autre. La première c’est du sang qui a coulé d’un cœur, la seconde c’est de la neige qui vient de tomber, la troisième c’est de l’or clair, la dernière semble cette douce figure d’enfant qui sourit sur mes genoux. Et encore: la première est raide sur une grosse tige, presque sans épines avec un feuillage rougeâtre, comme si on l’avait aspergé de sang; la seconde a quelques épines avec des feuilles mates et pâles le long de la tige; la troisième est flexible comme un jonc avec des feuilles petites et brillantes comme une cire verte; la dernière semble barrer la route à toute tentative de saisir sa corolle rose tant elle est parsemée d’épines. Elle semble une lime aux pointes très fines. Maintenant réfléchissez. Qui a fait tout cela? Comment? Quand? Où? Qu’était cet endroit dans la nuit des temps?

Ce n’était rien, rien que des éléments qui s’agitaient sans forme. Un seul, Dieu, a dit: “Je veux” et les éléments se séparèrent en se groupant par familles. Un second “Je veux” retentit et ils se rangèrent l’un dans l’autre: l’eau au milieu des terres; l’un au-dessus de l’autre: l’air et la lumière sur la planète organisée. Encore un “Je veux” et ce furent les plantes et puis ce furent les étoiles et puis les animaux et puis l’homme. Et pour que l’homme eût plaisir, comme de jouets splendides, Dieu offrit à son préféré des fleurs, des astres et comme dernier don lui donna la joie de procréer non ce qui meurt, mais ce qui survit à la mort par le don de Dieu qu’est l’âme. Ces roses sont autant de volontés du Père. Son infinie puissance se manifeste dans une infinité de beautés.

167.10 – Mes explications sont entravées parce qu’elles se heurtent au bronze résistant de vos croyances. Mais j’espère que pour une première rencontre nous nous sommes déjà un peu compris. Que votre âme travaille sur ce que j’ai dit. Avez-vous des questions à poser? Posez-les. Je suis ici. pour vous éclairer. L’ignorance n’est pas chose honteuse. Il est honteux de rester dans l’ignorance quand il y a quelqu’un tout disposé à éclairer les doutes.”

Et Jésus, comme s’il était le plus adroit des pères, sort de la tonnelle en soutenant la petite qui fait ses premiers pas et qui veut aller vers un jet d’eau qui ondule au soleil.

167.11 – Les dames restent où elles sont pour parler entre elles. Et Jeanne, prise entre deux désirs, reste sur le seuil de la tonnelle…

Enfin Lydia se décide, et après elle les autres, et va vers Jésus qui rit parce que la petite veut saisir le spectre solaire que produit le jet d’eau et ne prend que la lumière et elle insiste, insiste, piaillant comme un poussin avec ses lèvres roses.

“Maître… je n’ai pas compris pourquoi tu as dit que nos maîtres ne peuvent avoir une bonne manière de vivre, puisqu’ils sont athées. Ils croient à un Olympe, mais ils croient…”

“Ils n’ont plus que l’extérieur de la croyance. Tant qu’ils ont vraiment cru, comme les vrais sages ont cru à cet Inconnu dont je t’ai parlé, à ce Dieu qui satisfaisait leur âme, même s’Il n’avait pas de nom, même sans le vouloir, tant qu’ils ont tourné leur pensée vers cet Etre, bien supérieur, bien supérieur aux pauvres dieux pleins d’humanité et de basse humanité, que le paganisme leur avait donnés, ils ont, nécessairement, un peu reflété Dieu. L’âme est un miroir qui reflète et un écho qui résonne.”

“Quoi, Maître?”

“Dieu.”

“C’est une grande parole!”

“C’est une grande vérité.”

167.12 – Valeria, que séduit la pensée de l’immortalité, demande:

“Maître, explique-moi où est l’âme de ma petite. Je baiserai cet endroit comme un sanctuaire et l’adorerai puisque c’est une partie de Dieu.”

“L’âme! C’est comme cette lumière que ta petite Fausta veut saisir et elle ne le peut parce qu’elle est incorporelle. Mais elle existe. Moi, toi, tes amies, la voient. L’âme est visible aussi en tout ce qui différencie l’homme de la brute. Quand ta petite te dira ses premières pensées, pense que cette intelligence c’est son âme. Quand elle t’aimera non par instinct mais par raison, pense que cet amour c’est son âme. Quand elle grandira à tes côtés, belle non seulement en son corps mais en sa vertu, pense que cette beauté c’est son âme. Et n’adore pas l’âme, mais Dieu qui l’a créée, Dieu qui veut se faire un trône de toute âme bonne.”

“Mais, où est cette chose incorporelle et sublime? Dans le cœur? dans le cerveau?”