XXIII — Le message de Teresa

Ce qui vient d’être dit nous invite à une brève réflexion :

— quelle valeur est-ce que j’accorde à mon âme ?

— son salut fait-il partie de mes pensées dominantes ?

— quelle contribution est-ce que j’offre pour le salut des âmes ?

— dans ma vie, y a-t-il de la place pour l’invitation de l’Évangile à me faire missionnaire, en tant que baptisé, c’est-à-dire uni ontologiquement au Christ et, par conséquent, inséré dans son mystère de salut ?

— me rends-je compte que toute la vie du chrétien doit être un chemin d’amour vers Dieu et vers le prochain ?

— suis-je convaincu que c’est seulement dans le Christ qu’est le bonheur, et que loin de Lui il n’y a que ténèbres, déception, angoisse, tristesse, mort ?

Retournons, confiants, dans les bras aimants du Père, qui nous aime et nous attend. Le message de Teresa veut nous dire précisément ceci : nous ne devons pas nous abattre, nous devons lutter, avant tout contre nos mauvaises inclinations, de manière à pouvoir nous disposer à entendre la voix affable du Rédempteur, qui nous a aimés jusqu’à donner sa vie pour nous. Ne réduisons pas à néant les bienfaits spirituels reçus de l’immense bonté du Père céleste, qui a répandu tant de grâce sur l’humanité tout entière, à l’occasion du Grand Jubilé de l’an 2000. Cherchons à nous engager, afin de faire fructifier ce que le Seigneur a semé dans nos cœurs, en ce temps de grâce, en cette année de renaissance de l’esprit, de prise de conscience de notre réalité d’enfants de Dieu, aimés et rachetés par le sang du Fils Jésus, en gardant toujours allumée, en nous, la lumière de la foi, afin qu’illuminés par la lumière du Christ, nous puissions illuminer ceux qui nous entourent. Cette pensée doit nous accompagner, désormais, pour nous ouvrir, toujours davantage, au grand Amour de Dieu le Père, qui nous veut tous avec Lui.

En 1973, Jésus dit à Teresa : « …Je veux que les âmes sachent que Je suis le bonheur et leur récompense ; Je veux que toutes, toutes et en grand nombre, viennent à Moi… » ; et encore : « Teresa, ma fille, dis aux pécheurs qu’ils sont mes âmes et qu’ils ne doivent pas avoir peur de Moi, qu’ils ne s’éloignent pas de Moi, qu’ils viennent se réfugier dans mon Cœur, car Moi, leur Père, Je les recevrai, avec un amour très tendre et paternel ! ». À cela, semble faire écho la voix de l’Évangile : « Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et opprimés, et Je vous soulagerai » (Mt 11, 28). Ne refusons pas cette invitation, qui nous est adressée directement par Jésus, à travers Teresa Musco et le bienheureux P. Pio. Dans notre marche décisive de conversion vers Dieu, Un et Trine, que nous secoure aussi la puissante intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, à laquelle, se tenant au pied de la croix, Jésus lui-même nous a confiés, comme ses enfants ; certainement, la Madone, avec son Cœur Immaculé de Mère de Dieu et de notre Maman céleste (expression si chère à Teresa), nous accueillera et nous protégera, sous son manteau.

Teverola, 2 février 2001

Andrea Tubiello