X — « Aujourd’hui, je l’ai bien regardé… »
En effet, le 29 septembre 1963, quinze jours plus tard, Teresa écrit : « Le moine est très ponctuel : à 13 h 30, tous les jours, il vient m’apporter la Sainte Communion. Aujourd’hui, je l’ai bien regardé, parce qu’il m’a aussi aidée à faire l’action de grâces. Il a le visage angélique, les yeux noirs, brillants, qui semblent deux lampes ; il a les lèvres de feu, aux mains il porte des mitaines de couleur marron foncé, presque noir ; il a les pieds enflés et rougis, il boite, à tel point que, presque, il chancelle. Je lui ai dit : Père, que puis-je faire pour vous, pour tout ce que vous faites pour moi ? Il a hésité un instant, puis, il a dit : — Prie, prie pour moi. » Teresa, qui ne sait pas encore qui est ce « moine », tente d’imprimer, dans son esprit, sa figure, en en faisant une description attentive et précise, presque un portrait. Ainsi, elle ressent le devoir de la gratitude, dès lors qu’il se dépense tant pour lui apporter Jésus, tous les jours, ponctuellement, et elle lui demande de quelle manière elle peut s’acquitter de sa dette, pour le bien qu’elle reçoit de lui. P. Pio lui dit simplement : « Prie pour moi » (Cf. Journal, p. 1716).