XI — Le « moine » continue… à m’apporter Jésus
Teresa, désormais, est au septième ciel, à cause de la joie de recevoir, souvent, Jésus, sans que le père s’en aperçoive, lui qui, gentiment berné, « satisfait d’avoir vaincu, s’en va de nouveau aux champs, même si, en revenant, le soir, il demande à la voisine si quelqu’un est venu… » (Cf. Journal, 30/09/1963, p. 1716). Le 4 octobre 1963, en effet, Teresa écrit : « Le moine à la barbe blanche continue de venir, de m’apporter Jésus, tous les jours ; ainsi, dans mon cœur il y a une place pour aimer, un parfum de roses m’entoure » (Cf. Journal, p. 1717).
La leçon que Teresa nous offre, dans ces dernières paroles, est vraiment digne d’attention : pour aimer, il faut l’amour ; en Teresa, il y a une place pour aimer, parce qu’il y a une place pour Jésus. Ainsi, pour aimer le prochain il faut l’Amour de Jésus, sans la présence duquel il devient impossible d’aimer véritablement : Jésus est l’Amour ; si l’on ne possède pas Jésus on ne peut aimer, parce qu’on ne peut donner ce que l’on n’a pas.