V — « Offre tout pour les prêtres, pour les pécheurs, pour les âmes… »
Le 22 juin 1961, Teresa est accablée, parce qu’elle doit subir une autre opération, à cause d’une piqûre qui s’est infectée. « Par chance », écrit-elle, « arriva le moine de l’autre fois, qui me prit par les épaules, pour me faire tourner, de manière à laisser le médecin libre de pouvoir opérer. Dès que le docteur commença à inciser, avec le bistouri, le moine commença (à dire) : — Offre tout, avec moi, pour les prêtres, pour les pécheurs, pour les âmes du Purgatoire. Pendant toute la durée de l’intervention, il me fit répéter des paroles d’offrande. Quand, ensuite, le médecin s’en alla, il dit : — Teresa, répète avec moi : Jésus, je veux être un tabernacle vivant ; je veux être la table où Tu te poses, je veux être une hostie sacrifiée, à Toi seul et pour Toi. Puis, il me bénit, du signe de croix, et moi, alors qu’il était sur le point de s’en aller, je lui dis : — Ma mère, vous ne la saluez pas ? Pourquoi ne la bénissez-vous pas, elle aussi ? Il la bénit et ajouta : — Ta mère est aveugle ! et il s’en alla. Moi, alors, je dis à ma mère : — Avez-vous vu comme il est bon, ce moine qui me soutenait par les épaules ? Ma mère répondit : — La fièvre te fait délirer ! — (Cf. Journal, p. 1642). La cécité que P. Pio attribue à la mère de Teresa est peut-être aussi notre cécité, qui ne nous fait pas voir les merveilles de Dieu qui nous entourent et le Christ souffrant, dans nos frères qui sont dans la douleur.