635 – Leçons sur les sacrements, et prédictions sur l’Église

22 avril 1947

Vision du mardi 22 avril 1947

635.1 - Ils sont sur une autre montagne, plus garnie encore de bois, non loin de Nazareth à laquelle mène une route qui côtoie la base de la montagne.

Jésus les fait asseoir en cercle. Les plus proches sont les apôtres et derrière eux les disciples (ceux des soixante-douze qui ne sont pas allés çà et là) et en plus Zacharie et Joseph. Marziam est à ses pieds en une position de faveur.

Jésus parle dès qu’ils sont assis et tranquilles, tous attentifs à ses paroles.

Il dit: “Donnez-moi toute votre attention car je vais vous dire des choses de la plus grande importance. Vous ne les comprendrez pas encore toutes, ni toutes très bien, mais Celui qui viendra après Moi vous les fera comprendre. Écoutez-moi donc.

635.2 - Personne n’est, plus que vous, convaincu que sans l’aide de Dieu l’homme pèche facilement à cause de sa constitution très faible, affaiblie par le Péché. Je serais donc un Rédempteur imprudent si, après vous avoir tant donné pour vous racheter, je ne vous donnais pas aussi les moyens pour vous garder dans les fruits de mon Sacrifice. Vous savez que toute la facilité de pécher vient de la Faute qui, en privant les hommes de la Grâce, les dépouille de leur force: de l’union avec la Grâce.

Vous avez dit: “Mais tu nous as rendu la Grâce”. Non. Elle a été rendue aux justes jusqu’à ma Mort Aux justes jusqu'à ma mort, c'est-à-dire aux justes qui ont vécu jusqu'à ma mort, distincts de ceux à venir, pour lesquels un moyen est nécessaire. . Pour la rendre à ceux qui viendront, il faut un moyen. Un moyen qui ne sera pas seulement une figure rituelle mais qui imprimera vraiment pour celui qui le reçoit le caractère réel de fils de Dieu, tels qu’étaient Adam et Ève, dont l’âme vivifiée par la Grâce possédait des dons élevés donnés par Dieu à sa créature bien-aimée.

Vous savez ce qu’avait l’homme et ce qu’il a perdu. Maintenant, grâce à mon Sacrifice, les portes de la Grâce sont de nouveau ouvertes et elle peut descendre chez tous ceux qui la demandent par amour pour Moi.

À cause de cela, les hommes auront le caractère de fils de Dieu par les mérites du Premier-né entre les hommes, de Celui qui vous parle, votre Rédempteur, votre Pontife éternel, votre Frère dans le Père, votre Maître. Ce sera par Jésus-Christ et grâce à Jésus-Christ que les hommes présents et à venir pourront posséder le Ciel et jouir de Dieu, fin dernière de l’homme.

Jusqu’alors les justes les plus justes, bien que circoncis comme fils du peuple élu, ne pouvaient atteindre ce but. Leurs vertus étaient prises en considération par Dieu, leurs places préparées dans le Ciel, mais le Ciel leur était fermé et la jouissance de Dieu leur était refusée, parce que sur leurs âmes, parterre béni fleuri de toutes les vertus, il y avait aussi l’arbre maudit de la Faute d’Origine, et aucune action, si sainte qu’elle fût, ne pouvait le détruire, et on ne peut entrer dans le Ciel avec les racines et le feuillage d’un arbre aussi maléfique.

Au jour de la Parascève le soupir des patriarches et des prophètes et de tous les justes d’Israël s’apaisa dans la joie de l’accomplissement de la Rédemption. Les âmes, plus blanches que la neige de montagne à cause de leurs vertus, perdirent aussi l’unique Tache qui les excluait du Ciel. Mais le monde continue. Des générations et des générations se lèvent et se lèveront. Des peuples et des peuples viendront au Christ. Le Christ peut-il mourir à chaque nouvelle génération pour la sauver, ou pour tout peuple qui vient à Lui? Non. Le Christ est mort une seule fois et il ne mourra jamais plus, éternellement. Alors ces générations, ces peuples, doivent-ils devenir sages grâce à ma Parole mais ne pas posséder le Ciel ni jouir de Dieu parce que lésés par la Faute Originelle? Non. Ce ne serait pas même juste, ni pour eux, car il serait vain leur amour pour Moi, ni pour Moi qui serais mort pour un trop petit nombre.

Et alors? Comment concilier des choses différentes? Quel nouveau miracle fera le Christ qui en a déjà tant fait, avant de quitter le monde pour le Ciel, après avoir aimé les hommes jusqu’à vouloir mourir pour eux?

635.3 - Il en a déjà fait un en vous laissant son Corps et son Sang comme nourriture fortifiante et sanctifiante, et pour vous rappeler son amour, en vous donnant le commandement de faire ce que j’ai fait en souvenir de Moi et comme moyen de sanctification pour les disciples et les disciples des disciples jusqu’à la fin des siècles.

Mais ce soir-là, alors que vous étiez déjà purifiés extérieurement, vous rappelez-vous ce que j’ai fait? J’ai ceint une serviette et je vous ai lavé les pieds, et à l’un de vous qui se scandalisait de ce geste trop humiliant, j’ai dit: “Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec Moi”. Vous n’avez pas compris ce que je voulais dire, de quelle part je parlais, quel symbole je faisais. Voilà, je vous le dis.

En plus de vous avoir enseigné l’humilité et la nécessité d’être purs pour arriver à faire partie de mon Royaume, en plus de vous avoir fait observer avec bienveillance que Dieu de quelqu’un qui est juste, et donc pur dans son esprit et son intelligence, exige uniquement un dernier bain pour la partie qui nécessairement se souille avec le plus de facilité même chez les justes, à cause seulement de la poussière que la nécessité de vivre parmi les hommes dépose sur les membres propres, sur la chair, j’ai enseigné une autre chose. À vous j’ai lavé les pieds, la partie la plus basse du corps, qui va dans la boue et la poussière, parfois dans l’ordure, pour signifier la chair, la partie matérielle de l’homme qui a toujours, sauf chez ceux qui sont sans la Tache d’Origine Ceux qui n'ont pas la faute originelle : il s'agit de Marie par l'oeuvre de Dieu et de Jésus par nature divine, note Maria Valorta sur une copie dactylographiée. En ce qui concerne Marie, l'affirmation de son immaculée conception est constante dans toute l'Œuvre, à commencer par 1.3 et 4.5. En ce qui concerne Jésus, sa nature divine est affirmée, par exemple, en 126.3 et en 642.3. Il faut ajouter que Jean‑Baptiste était lui aussi préservé du péché originel, puisqu'il avait été sanctifié dès le sein de sa mère, comme cela est dit en 9.5, raconté en 127.5 et rappelé à plusieurs reprises (notamment en 45.6, 166.8 et 567.16). Néanmoins, comme cela est clairement expliqué en 414.8, il faut ajouter que Jésus (en tant qu'homme) et Marie furent conçus sans le péché originel (le premier de par sa nature divine, la seconde par l'œuvre de Dieu), tandis que Jean‑Baptiste en fut racheté par l'œuvre de Dieu, après sa conception et avant sa naissance. ou par l’œuvre de Dieu ou par Nature Divine, des imperfections parfois minimes au point que Dieu seul les voit, mais qu’en vérité il faut surveiller afin qu’elles ne prennent pas de la force en devenant des habitudes naturelles et qu’il faut combattre pour les extirper.

635.4 - Je vous ai donc lavé les pieds. Quand? Avant de rompre le pain et le vin et de les transsubstantier en mon Corps et en mon Sang. Parce que je suis l’Agneau de Dieu et je ne puis descendre là où Satan a son empreinte. Je vous ai donc lavés d’abord, puis je me suis donné à vous. Vous aussi vous laverez par le Baptême Baptême : son institution semble donc être liée au lavement des pieds (en 600.11). La différence de nature entre le baptême de Jean — donné aussi, à certaines occasions, par Jésus ou par ses disciples (119.7/9) — est expliquée en 96.4 ; 259.3/4 ; 600.11 ; 630.19 ; 638.11. ceux qui viendront à Moi, pour qu’ils ne reçoivent pas indignement mon Corps et qu’il ne se change pas pour eux en une redoutable condamnation à mort.

Vous êtes effrayés. Vous vous regardez. Par vos regards vous demandez: “Et Judas, alors?” Je vous dis: “Judas a mangé sa mort”. Le suprême acte d’amour n’a pas touché son cœur. La dernière tentative de son Maître s’est heurtée à la pierre de son cœur, et cette pierre, au lieu du Tau, portait gravé l’horrible sigle de Satan, le signe de la Bête.

Je vous ai donc lavés avant de vous admettre au banquet eucharistique, avant d’entendre la confession de vos péchés, avant de vous infuser l’Esprit-Saint, et par conséquent le caractère de vrais chrétiens confirmés de nouveau en grâce et de mes Prêtres.

Qu’il soit donc fait ainsi avec les autres que vous devez préparer à la vie chrétienne.

635.5 - Baptisez avec l’eau au Nom du Dieu Un et Trin et en mon Nom Cf. Matthieu 28,19. et à cause de mes Mérites infinis, pour que soit effacée dans les cœurs la Faute d’Origine, remis les péchés, infusées la Grâce et les saintes Vertus, et que l’Esprit-Saint puisse descendre pour faire sa demeure dans les temples consacrés que seront les corps des hommes vivant dans la Grâce du Seigneur.

L’eau était-elle nécessaire pour annuler le Péché? L’eau ne touche pas l’âme, non. Mais le signe immatériel aussi ne touche pas la vue de l’homme, si matérielle dans toutes ses actions. Je pouvais bien infuser la Vie, même sans le moyen visible. Mais qui l’aurait cru? Combien y a-t-il d’hommes qui savent croire fermement s’ils ne voient pas? Prenez donc à l’antique Loi mosaïque l’eau lustrale Ce rituel est prescrit en Nombres 19,17-22. , qui servait pour purifier ceux qui étaient impurs et les admettre de nouveau dans les campements, après qu’ils s’étaient contaminés avec un cadavre. En vérité tout homme qui naît est contaminé car il a contact avec une âme morte à la Grâce. Qu’elle soit donc purifiée avec l’eau lustrale du contact impur et rendue digne d’entrer dans le Temple éternel.

Et que l’eau vous soit chère… Après avoir expié et racheté par trente-trois années de vie fatigante couronnée par la Passion, après avoir donné tout mon Sang pour les péchés des hommes, voilà que du Corps saigné et consumé du Martyr furent tirées les eaux salutaires pour laver la Faute d’Origine.

C’est avec le Sacrifice consommé que je vous ai rachetés de cette tache. Si sur le seuil de la vie un miracle divin de ma part m’avait fait descendre de la croix, je vous dis en vérité qu’à cause du sang répandu j’aurais purifié les fautes, mais non pas la Faute. Pour elle, il était nécessaire que mon sacrifice soit totalement consumé. En vérité, les eaux salutaires dont parle Ezéchiel sont sorties de mon Côté Cf. Ézéchiel 47,1 et suivants. . Plongez-y les âmes afin qu’elles en sortent immaculées pour recevoir l’Esprit-Saint qui, en mémoire de ce souffle que le Créateur souffla sur Adam pour lui donner l’esprit et par conséquent son image et sa ressemblance, reviendra souffler et habiter dans les cœurs des hommes rachetés.