632.39 - “Oh! moi… Je ne crains plus rien, moi!”

“Et moi non plus. Tu as entendu? Pour nous aussi il y a une place!”

“Il faut être bons!”

“Pardonner!”

“Patienter!”

“Savoir résister.”

“Chercher les disciples.”

“Il est venu chez nous, pauvres serviteurs.”

“Nous le dirons à ses apôtres.”

“Si Yokhanan le savait!”

“Et Doras!”

“Ils nous tueraient pour qu’on ne parle pas.”

“Mais nous nous tairons. Nous n’en parlerons qu’aux serviteurs du Seigneur.”

“Michée, ne dois-tu pas aller avec cette charge à Sephoris? Pourquoi ne vas-tu pas à Nazareth pour en parler…”

“À qui?”

“À la Mère. Aux apôtres. Ils seront peut-être avec elle…”

Ils s’éloignent en parlant de leurs projets.

XX. Sur les terres de Daniel, parent d’Elchias, avec Simon, le membre du Sanhédrin.

632.40 - Elchias, le pharisien, est en train de discuter avec ses pareils pour savoir ce qu’il faut faire du synhédriste Simon qui, devenu fou le vendredi saint, parle et dit trop de choses. Les avis sont différents. Quelqu’un dit de l’isoler dans quelque endroit désert où ses cris ne pourraient être entendus que par un serviteur très fidèle et partageant leurs idées, un autre, plus bienveillant, a confiance qu’il s’agit d’un malaise passager et qu’il suffirait de le laisser où il est.

Elchias répond:

“Je l’ai amené ici, ne sachant où l’amener ailleurs. Mais vous savez que je doute beaucoup de mon parent Daniel…”

D’autres, plus mauvais encore que Elchias, disent:

“Il veut fuir, aller en mer. Pourquoi ne pas le satisfaire?”

“Parce qu’il n’est pas capable de faire des actes ordonnés. Seul en mer il périrait et aucun de nous n’est capable de conduire une barque.”

“Et même! S’il en était ainsi! Qu’arriverait-il au lieu du débarquement, avec ce qu’il dit? Laissez-lui choisir sa route… En présence de tous, et même de ton parent, fais en sorte que lui dise sa volonté, et qu’on fasse ce qu’il veut.”