590 – Le dimanche des rameaux. Jésus pleure sur Jérusalem. Son entrée triomphale dans la Cité sainte. Mort d’Annalia
30 mars 1947 / 31 Juillet 1944 / 30 Juillet 1944 / 4 mars 1945
Le dimanche 30 mars 1947 (dimanche des Rameaux)
590.1 – Jésus passe son bras autour des épaules de sa Mère qui s’est levée quand Jean et Jacques d’Alphée l’ont rejointe pour lui dire: “Ton Fils arrive”, et puis ils sont revenus en arrière pour se réunir à leurs compagnons qui avancent lentement en parlant, alors que Thomas et André ont couru vers Bethphagé pour chercher l’ânesse et l’ânon et les amener à Jésus.
Jésus, pendant ce temps, parle aux femmes: “Nous voici près de la ville. Je vous conseille d’y aller et d’y aller en toute sûreté. Entrez dans la ville avant Moi. Près d’En Rogel, se trouvent les bergers et les disciples les plus fidèles. Ils ont l’ordre de vous accompagner et de vous protéger.”
“C’est que… Nous avons parlé avec Aser de Nazareth et Abel de Bethléem de Galilée et aussi avec Salomon. Ils étaient venus jusqu’ici pour guetter ton arrivée. La foule prépare une grande fête. Et on voulait voir… Tu vois comme remue le haut des oliviers? Ce n’est pas le vent qui les agite ainsi. Mais ce sont des gens qui coupent des branches pour en joncher le chemin et t’abriter du soleil. Et là-bas?! Regarde, ils sont en train de dépouiller les palmiers de leurs éventails. On dirait des grappes et ce sont des hommes grimpés sur les fûts qui n’en finissent pas de cueillir… Et sur les pentes tu vois des enfants qui se baissent pour cueillir des fleurs.
Et certainement les femmes dépouillent les jardins des fleurs et des plantes odorantes pour en joncher le chemin. Nous voulions voir… et imiter le geste de Marie de Lazare qui recueillit toutes les fleurs foulées par ton pied quand tu es entré dans le jardin de Lazare” demande Marie de Cléophas au nom de toutes.
Jésus caresse sur la joue sa vieille parente qui semble une enfant désireuse de voir un spectacle, et il lui dit: “Dans la grande foule, tu ne verrais rien. Allez en avant, à la maison de Lazare, celle qui a Matthias comme gardien. Je passerai par là, et vous me verrez d’en haut.”
“Mon Fils… et tu vas seul? Je ne puis rester près de Toi?” dit Marie en levant son visage si triste et en fixant ses yeux de ciel sur son doux Fils.
“Je voudrais te prier de rester cachée. Comme la colombe dans le creux du rocher. Plus que ta présence, ta prière m’est nécessaire, Maman aimée!”
“Si c’est ainsi, mon Fils, nous prierons, toutes, pour Toi.”
“Oui. Après l’avoir vu passer, vous viendrez avec nous dans mon palais de Sion. Et j’enverrai des serviteurs au Temple et toujours à la suite du Maître pour qu’ils nous apportent ses ordres et ses nouvelles” décide Marie de Lazare toujours rapide pour saisir ce qu’il y a de mieux à faire et pour le faire sans retard.
“Tu as raison, ma sœur. Bien qu’il me peine de ne pas le suivre, je comprends le bien fondé de cet ordre. Et du reste Lazare nous a dit de ne contredire le Maître en rien, et de Lui obéir même dans les plus petits détails. Et nous le ferons.”
“Et alors, allez. Vous voyez? Les routes s’animent. Les apôtres vont me rejoindre. Allez. La paix soit avec vous. Je vous ferai venir aux heures que je jugerai bonnes. Maman, adieu. Sois en paix. Dieu est avec nous.”
Il l’embrasse et la congédie. Et les disciples obéissantes s’en vont sans tarder.
590.2 – Les dix apôtres rejoignent Jésus:
“Tu les as envoyées en avant?”
“Oui. Elles verront mon entrée d’une maison.”
“De quelle maison?” demande Judas de Kériot.
“Eh! elles sont désormais si nombreuses les maisons amies!” dit Philippe.
“Pas chez Annalia?” insiste l’Iscariote.
Jésus répond négativement et se met en chemin vers Bethphagé qui est peu éloignée.
Il en est tout proche quand reviennent les deux qu’il a envoyés prendre l’ânesse et l’ânon. Ils crient:
“Nous avons trouvé comme tu l’as dit, et nous t’aurions amené les animaux. Mais leur maître a voulu les étriller et les orner des meilleurs harnachements pour te faire honneur. Et les disciples, unis à ceux qui ont passé la nuit dans les rues de Béthanie pour t’honorer, veulent avoir l’honneur de te les conduire, et nous avons consenti. Il nous a paru que leur amour méritait une récompense.”
“Vous avez bien fait. Avançons, en attendant.”