“Viens Sarah. Nous viendrons les dernières” dit Annalia.

583.10 – Toutes sortent lentement, sauf Marie Salomé qui reste indécise à la porte.

“Viens ici, Marie. Ferme et viens ici. Que crains-tu?” lui dit Jésus.

“C’est que moi… je suis toujours avec Toi. Tu as entendu Marie de Lazare?”

“J’ai entendu, mais viens ici. Tu es mère de mes premiers apôtres Mes premiers apôtres, dans l'Œuvre de Maria Valtorta, furent Jean et Jacques, fils de Zébédée, comme on le voit en EMV 47.8.10 et en EMV 600.6. . Que veux-tu me dire?”

La femme s’approche avec la lenteur de quelqu’un qui doit demander une chose importante et qui ne sait pas s’il peut le faire.

Jésus l’encourage d’un sourire et lui dit:

“Quoi? Veux-tu peut-être me demander une troisième place pour Zébédée? Mais lui est sage. Certainement il ne t’a pas envoyé me dire cela! Parle donc…”

“Ah! Seigneur! C’est justement de cette place que je voulais te parler. Toi… tu parles d’une façon… Comme si tu devais nous quitter, et je voudrais qu’avant que tu t’en ailles tu m’aies vraiment pardonnée. Je n’ai pas de paix à la pensée que je t’ai déplu.”

“Tu y penses encore? Ne te semble-t-il pas que je t’aime comme avant, plus qu’avant?”

“Oh! cela oui, Seigneur. Mais dis-moi-la vraiment la parole de pardon, pour que je puisse dire à mon époux combien tu as été bon avec moi.”

“Mais il n’est pas besoin, femme, que tu racontes une faute pardonnée!”

“Si que je la raconterai! Parce que, tu vois? Zébédée, voyant comme tu aimes ses fils, pourrait tomber dans le même péché que moi et… si tu nous quittes, qui pourrait nous absoudre? Je voudrais que nous tous entrions dans ton Royaume. Mon homme aussi. Je ne crois pas être hors de la justice en voulant cela. Je suis une pauvre femme, et je ne connais pas les livres. Mais quand ta Mère nous lit ou nous dit des passages de l’Écriture, à nous les femmes, elle parle souvent des femmes élues d’Israël et des endroits qui parlent de nous. Et dans les Proverbes qui me plaisent tellement, il est dit Il est dit, en Proverbes 31, 10‑11.26.28. que le cœur de l’époux se fie à sa femme courageuse. Moi, je pense qu’il est juste que cette confiance, la femme la donne à son propre époux, même pour ce qui est commerce céleste. Si je lui procure une place sûre dans le Ciel, en l’empêchant de pécher, je pense que je fais une chose bonne.”

“Oui, Salomé. Tu as vraiment maintenant ouvert ta bouche à la sagesse et tu as sur ta langue des principes de bonté. Va en paix. Tu as plus que mon pardon. Tes fils, selon le livre qui te plaît tant, te proclameront bienheureuse, et ton mari te louera dans la Patrie des justes. Va tranquille. Va en paix. Sois heureuse.”

Il la bénit et la congédie.

Salomé s’en va toute joyeuse.

583.11 – Entre la vieille Anne de la maison près du lac de Mérom, tenant par la main deux petits garçons et suivie par une fillette timide et pâlotte qui marche en baissant la tête, déjà un peu maman quand elle conduit un petit qui sait à peine marcher.

“Oh! Anne! Toi aussi tu veux donc me parler? Et ton mari?”

“Malade, Seigneur, malade, très malade. Peut-être je ne vais pas le retrouver vivant…”

Des larmes coulent à travers les rides du visage sénile.

“Et tu es ici?”

“Je suis ici. Lui m’a dit: “Moi, je ne peux pas. Toi, va pour la Pâque et fais attention que nos fils…”

Elle pleure plus fort et ne peut parler.

“Pourquoi pleures-tu ainsi, femme? Ton mari a bien dit: “Fais attention que nos fils ne soient pas contre le Christ pour leur éternelle paix”. Jude est un juste. Plus que de sa vie et du réconfort qu’elle aurait de tes soins, il se préoccupe du bien de ses fils. Les voiles se lèvent dans les heures qui précèdent la mort des justes et les yeux de l’esprit voient la Vérité. Mais tes fils ne t’écoutent pas, femme. Et Moi, que puis-je faire s’ils me repoussent?”

“Ne les hais pas, Seigneur!”