567 – Parabole de la pièce de tissu déchirée et miracle sur une femme en couches. Long discours à Judas, surpris à voler
15 février 1947
Le samedi 15 février 1947.
567.1 – Jésus se trouve avec les femmes disciples et les deux apôtres sur une des premières ondulations des montagnes en arrière d’Éphraïm. Jeanne n’a pas avec elle les enfants ni Esther. Je pense qu’ils ont déjà été envoyés à Jérusalem, avec Jonathas. Il y a seulement en plus de la Mère de Jésus, Marie de Cléophas, Marie Salomé, Jeanne, Élise, Nikê et Suzanne. Les deux sœurs de Lazare ne sont pas encore là.
Élise et Nikê sont en train de plier des vêtements qui ont certainement été lavés à un ruisseau qui brille tout en bas ou apportés ici du torrent sur le plateau ensoleillé et Nikê, après en avoir regardé un, le porte à Marie de Cléophas en disant:
“À celui-là aussi ton fils a décousu l’ourlet.”
Marie d’Alphée prend le vêtement et le met près des autres qu’elle a près d’elle sur l’herbe.
Toutes les disciples sont occupées à coudre, à réparer les déchirures qui se sont produites pendant les nombreux mois où les apôtres étaient seuls.
Élise, qui s’approche avec d’autres vêtements secs, dit:
“On voit bien que depuis trois mois vous n’avez pas eu avec vous une femme au courant! Il n’y a pas un vêtement en ordre, sauf celui du Maître qui en compensation n’en a que deux. Celui qu’il porte et celui lavé aujourd’hui.”
“Il les a donnés tous. Il semblait pris par la frénésie de ne plus rien avoir. Il a des vêtements de lin depuis déjà plusieurs jours” dit Judas.
“Heureusement que ta Mère a pensé à en apporter des neufs. Celui qui est teint en pourpre est vraiment très beau. Il te fallait cela, Jésus, bien que tu sois si bien ainsi vêtu de lin. Tu ressembles vraiment à un lys!” dit Marie d’Alphée.
“Un lys très grand, Marie!” satirise Judas.
“Mais pur comme certainement tu ne l’es pas, ni non plus comme l’est Jean. Toi aussi, tu es vêtu de lin mais, crois-le, tu ne sembles pas un lys!” réplique franchement Marie d’Alphée.
“Moi, je suis brun de cheveux et de teint. Pour cela je suis différent.”
“Non. Ce n’est pas dû à cela. C’est que toi, la candeur, tu l’as sur toi, et Lui l’a à l’intérieur. Elle transpire de son regard, de son sourire, de sa parole. C’est cela. Ah! comme on est bien ici avec mon Jésus.” Et la bonne Marie pose l’une de ses mains flétries de vieille femme et de travailleuse sur le genou de Jésus qui caresse cette main honnête.
567.2 – Marie Salomé, qui est en train de regarder un vêtement, s’écrie:
“Ceci est pire qu’une déchirure! Oh! mon fils! Qui a bouché le trou de cette façon?”
Et scandalisée, elle montre à ses compagnes une sorte de… nombril tout froncé de sorte qu’il fait un anneau qui ressort sur l’étoffe et que tiennent ensemble certains points capables d’horrifier une femme. L’étrange réparation est l’épicentre d’une série de plis en éventail qui s’élargissent sur l’épaule du vêtement. Tout le monde rit, à commencer par Jean, l’auteur de la reprise, qui explique:
“Je ne pouvais rester avec la déchirure et alors… je l’ai bouchée!”
“Je le vois, pauvre de moi! Je le vois! Mais ne pouvais-tu pas le faire coudre par Marie de Jacob?”
“Elle est presque aveugle, la pauvre femme! Et puis… le malheur c’est que ce n’était pas une déchirure! C’était un vrai trou. Le vêtement est resté attaché au fagot que je portais sur l’épaule et, en enlevant le fagot de sur mon épaule, le morceau de vêtement est venu avec. Alors j’ai réparé ainsi!”
“Tu l’as abîmé ainsi, mon fils. Il me faudrait… ”
Elle examine le vêtement, mais secoue la tête et dit:
“J’espérais pouvoir enlever l’ourlet, mais il n’y en a plus…”