“Mais moi, je t’ai donné tant de douleur…”

“La maladie aussi m’a donné de la douleur. Mais, par elle, j’espère avoir expié les fautes du vieux Lazare et d’être ressuscité, purifié pour être digne de Dieu. Toi et moi: tous deux ressuscités pour servir le Seigneur, et Marthe au milieu de nous, elle qui fut toujours la paix de la maison.”

“Tu l’entends, Marie? Lazare dit des paroles de sagesse et de vérité. Maintenant je me retire et vous laisse à votre joie…”

“Non, Seigneur, reste avec nous. Ici. Reste à Béthanie et dans ma maison. Ce sera beau…”

“Je resterai. Je veux te récompenser de tout ce que tu as souffert. Marthe, ne sois pas triste. Marthe pense m’avoir affligé. Mais ma peine n’est pas autant pour vous que pour ceux qui ne veulent pas se racheter. Eux haïssent de plus en plus. Ils ont le venin dans le cœur… Eh bien… pardonnons.”

“Pardonnons, Seigneur” dit Lazare avec son doux sourire… et sur cette parole tout prend fin.

Jésus dit: “On peut mettre ici la dictée du 23-3-44 pour le commentaire de la résurrection de Lazare.” Cette dictée, consignée dans "Les Cahiers de 1944" renvoie aux visions plus détaillées rapportées ici.

548.20 - En marge En marge… jusqu'à … accourus chez Lazare » a été écrit par Maria Valtorta sans indication de date, sur les deux faces d'un feuillet, glissé entre les pages manuscrites du cahier. de la résurrection de Lazare et en rapport avec une phrase de Saint Jean.

Jésus dit:

“Dans l’Évangile de Jean, comme on le lit désormais depuis des siècles, il est écrit: “Jésus n’était pas encore entré dans le village de Béthanie” (Jean 9,30). Pour prévenir toutes objections possibles C'est une des nombreuses prémonitions de Jésus. En effet, le 26 janvier 1949 (deux ans après cette dictée), Alberto Vaccari sj rendra, à la demande du Saint-Office, un avis à charge dans lequel il attaquera ce point qualifié d' "audacieuse prétention d'attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l'autorité suprême du divin Sauveur". Cependant, les deux points évoqués par Jésus sont non seulement des connaissances rares, mais donnent toute sa vraisemblance au récit évangélique. , je fais remarquer que entre cette phrase et celle de l’Œuvre, que je rencontrai Marthe à quelques pas du bassin dans le jardin de Lazare, il n’y a pas de contradictions de faits mais seulement de traduction et de description.

Béthanie appartenait pour les trois quarts à Lazare, de même que Jérusalem lui appartenait en grande partie. Mais parlons de Béthanie. Comme elle appartenait pour les trois quarts à Lazare, on pouvait dire: Béthanie de Lazare. Par conséquent le texte ne serait pas erroné même si j’avais, rencontré Marthe dans le village ou à la fontaine, comme certains veulent dire. Mais en réalité je n’étais pas entré dans le village pour éviter qu’accourent les béthanites Béthanites : betaniti, dans le manuscrit original. , tous hostiles aux gens du Sanhédrin. J’étais passé en arrière de Béthanie pour rejoindre la maison de Lazare, qui était à l’extrémité opposée pour qui entrait à Béthanie par Ensémès Cf. le schéma ci-joint généré par intelligence artificielle. .

Justement pour cela Jean dit que Jésus n’était pas encore entré dans le village. Et avec autant de justesse le petit Jean dit que je m’étais arrêté près du bassin (fontaine pour les hébreux) Une des formulations pédagogiques de Jésus pour faire comprendre dans notre langage actuel, la manière dont les Hébreux concevaient leurs points d'eau. Les bassins artificiels servaient à recueillir et stocker l'eau de pluie, notamment à Jérusalem (ex : le bassin de Siloé) Donc, pour un Hébreu, un bassin pouvait tenir lieu de fontaine, par fonction. déjà dans le jardin de Lazare, mais encore très loin de la maison.

Que l’on considère en outre que. durant le temps du deuil et de l’impureté (ce n’était pas encore le septième jour après la mort Il s'agit du rituel de la Shiv'ah. Pendant sept jours après l'inhumation, la famille proche devait rester au domicile. Lazare est mort depuis quatre jours et, dans le récit de Maria Valtorta, Marthe va au-devant de Jésus jusqu'à la limite de propriété. Il s'agit d'une des connaissances rares de Maria Valtorta. ), les sœurs ne sortaient pas de la maison. C’est donc dans l’enceinte de leur propriété qu’est arrivée la rencontre.

Noter que le petit Jean parle de la venue des béthanites dans le jardin seulement quand déjà j’ordonne d’enlever la pierre. Auparavant Béthanie ne savait pas que j’étais à Béthanie et c’est seulement quand le bruit s’en est répandu qu’ils sont accourus chez Lazare.”

548.21 - Jésus dit:

“On peut placer ici la dictée du 23 mars 1944 en guise de commentaire de la résurrection de Lazare.”

548.22 - Jésus dit:

“J’aurais pu intervenir à temps pour empêcher la mort de Lazare, mais je n’ai pas voulu le faire. Je savais que cette résurrection aurait été une arme à double tranchant car j’aurais converti les juifs dont la pensée était droite et rendu plus haineux ceux dont la pensée n’était pas droite. De ceux-ci, et après ce dernier coup de ma puissance, serait venue ma sentence de mort. Mais j’étais venu pour cela et désormais l’heure était mûre pour que cela s’accomplisse. J’aurais pu aussi accourir tout de suite, mais j’avais besoin de persuader par la résurrection d’une putréfaction déjà avancée les incrédules plus obstinés. Et mes apôtres aussi qui, destinés à porter ma Foi dans le monde, avaient besoin de posséder une foi soutenue par des miracles de première grandeur.

Chez les apôtres il y avait tant d’humanité, je l’ai déjà dit Le 13 février 1944, en EMV 106.12. . Ce n’était pas un obstacle insurmontable. C’était au contraire une conséquence logique de leur condition d’hommes appelés à m’appartenir à un âge déjà adulte. On ne change pas une mentalité, une tournure d’esprit du jour au lendemain. Et Moi, dans ma sagesse, je n’ai pas voulu choisir et éduquer des enfants et les faire grandir selon ma pensée pour en faire mes apôtres. J’aurais pu le faire, mais je n’ai pas voulu le faire pour que les âmes ne me reprochent pas d’avoir méprisé ceux qui ne sont pas innocents et qu’elles ne portent à leur décharge et à leur excuse que Moi aussi j’aurais signifié par.mon choix que ceux qui sont déjà formés ne peuvent changer.

Non. Tout peut se changer quand on le veut. Et Moi, en effet, avec des pusillanimes, des querelleurs, des usuriers, des sensuels, des incrédules, j’ai fait des martyrs et des saints, des évangélisateurs du monde. Seul celui qui ne voulut pas ne changea pas.

548.23 - J’ai aimé et j’aime les petitesses et les faiblesses — tu en es un exemple — pourvu que se trouve en elles la volonté de m’aimer et de me suivre, et de ces “riens ” je fais mes privilégiés, mes amis, mes ministres. Je m’en sers toujours, et c’est un miracle continuel que j’opère, pour amener les autres à croire en Moi, à ne pas tuer les possibilités de miracle. Comme elle est languissante, maintenant, cette possibilité! Comme une lampe à laquelle l’huile manque, elle agonise et meurt, tuée par le manque ou l’absence de foi dans le Dieu du miracle.

Il y a deux formes d’exigence dans la demande du miracle. À l’une Dieu se soumet avec amour. À l’autre, Il tourne le dos avec indignation. La première est celle qui demande, comme j’ai enseigné à demander Matthieu 7, 7 – Luc 11, 9. , sans défiance et sans découragement, et qui ne pense pas que Dieu ne puisse pas l’écouter parce que Dieu est bon, et que celui qui est bon exauce, parce que Dieu est puissant et peut tout. Cela c’est de l’amour et Dieu exauce celui qui aime. L’autre forme, c’est l’exigence des révoltés qui veulent que Dieu soit leur serviteur et se plie à leurs méchancetés et leur donne ce qu’eux ne Lui donnent pas: l’amour et l’obéissance. Cette forme est une offense que Dieu punit par le refus de ses grâces.

Vous vous plaignez que je n’accomplisse plus des miracles collectifs. Comment pourrais-je les accomplir? Où sont les collectivités qui croient en Moi? Où sont les vrais croyants? Combien y a-t-il de vrais croyants dans une collectivité? Comme des fleurs qui survivent dans un bois brûlé par un incendie, je vois de temps à autre un esprit croyant. Le reste, Satan l’a brûlé par ses doctrines, et il les brûlera de plus en plus.

548.24 - Je vous prie, pour vous conduire surnaturellement, de garder présente à vos esprits ma réponse à Thomas Ma réponse à Thomas, en EMV 547.6. . On ne peut être mes vrais disciples si on ne sait pas donner à la vie humaine le poids qu’elle mérite en tant que moyen pour conquérir la vraie Vie et non en tant que fin. Celui qui voudra sauver sa vie en ce monde perdra la vie éternelle Matthieu 16, 25 – Marc 8, 35 – Luc 9, 24. . Je l’ai dit et je le répète. Que sont les épreuves? La nuée qui passe. Le Ciel reste et vous attend au-delà de l’épreuve.

Moi, j’ai conquis le Ciel pour vous par mon héroïsme. Vous devez m’imiter. L’héroïsme n’est pas réservé seulement à ceux qui doivent connaître le martyre. La vie chrétienne est un perpétuel héroïsme car c’est une lutte perpétuelle contre le monde, le démon et la chair. Je ne vous force pas à me suivre, je vous laisse libres, mais je ne veux pas d’hypocrites. Ou bien avec Moi et comme Moi, ou bien contre Moi. Bien sûr vous ne pouvez me tromper. Moi, vous ne pouvez pas me tromper. Et Moi, je ne fais pas d’alliances avec l’Ennemi. Si vous le préférez à Moi, vous ne pouvez penser m’avoir en même temps pour ami. Ou lui ou Moi. Choisissez. (Dieu où l’Argent) Matthieu 6, 24. .

548.25 - La douleur de Marthe est différente de celle de Marie à cause de l’esprit différent des deux sœurs et de la conduite différente qu’elles ont eue. Heureux ceux qui se conduisent de manière à n’avoir pas le remords d’avoir affligé quelqu’un qui maintenant est mort, et qui ne peut plus se consoler des douleurs qu’on lui a données. Mais encore plus heureux celui qui n’a pas le remords d’avoir affligé son Dieu, Moi, Jésus, et qui ne craint pas de me rencontrer, mais au contraire soupire après ma rencontre comme le rêve anxieux de toute sa vie et enfin atteint.

Je suis pour vous Père, Frère, Ami. Pourquoi donc me blessez-vous si souvent? Savez-vous combien de temps il vous reste à vivre? À vivre pour réparer? Vous ne le savez pas. Et alors, heure par heure, jour après jour, conduisez-vous bien, toujours bien. Vous me rendrez toujours heureux. Et même si la douleur vient à vous, car la douleur c’est la sanctification, c’est la myrrhe qui préserve de la putréfaction de la chair, vous aurez toujours en vous la certitude que je vous aime, et que je vous aime même dans cette douleur, et la paix qui vient de mon amour. Toi, petit Jean, tu le sais si Moi je sais consoler même dans la douleur.

548.26 - Dans ma prière au Père se trouve répété ce que j’ai dit au début: il était nécessaire de secouer, par un miracle de première grandeur, l’opacité des juifs et du monde en général. La résurrection d’un homme enseveli depuis quatre jours et descendu au tombeau après une maladie bien connue, longue, chronique, répugnante, n’était pas une chose qui pût laisser indifférent ni non plus incertain. Si je l’avais guéri alors qu’il vivait, ou si je lui avais infusé le souffle sitôt qu’il avait expiré, l’âcreté des ennemis aurait pu créer des doutes sur la réalité du miracle. Mais la puanteur du cadavre, la pourriture des bandelettes, le long séjour au tombeau, ne laissaient pas de doute.

Et, miracle dans le miracle, j’ai voulu que Lazare fût dégagé et purifié en présence de tout le monde pour que l’on vît que non seulement la vie, mais l’intégrité des membres était revenue là où auparavant l’ulcération de la chair avait répandu dans le sang les germes de mort. Quand je fais grâce, je donne toujours plus que vous ne demandez.

548.27 - J’ai pleuré devant la tombe de Lazare et on a donné à ces pleurs tant de noms. Pourtant sachez que les grâces s’obtiennent par la douleur mêlée à une foi assurée dans l’Éternel. J’ai pleuré non pas tant à cause de la perte de l’ami et de la douleur de ses sœurs, que parce que, comme un fond qui se soulève, ont affleuré à cette heure, plus vives que jamais, trois idées qui, comme trois clous, m’avaient toujours enfoncé leur pointe dans le cœur.

La constatation de la ruine que Satan avait apportée à l’homme en l’amenant au Mal. Ruine dont la condamnation humaine était la douleur et la mort. La mort physique, emblème et image vivante de la mort spirituelle, que la faute donne à l’âme en la plongeant, elle reine destinée à vivre dans le royaume de la Lumière, dans les ténèbres infernales.

La conviction que même ce miracle, mis pour ainsi dire comme le corollaire sublime de trois années d’évangélisation, n’aurait pas convaincu le monde judaïque de la Vérité que je lui avais apportée, et qu’aucun miracle n’aurait fait du monde à venir un converti au Christ. Oh! douleur d’être près de mourir pour un si petit nombre!

La vision mentale de ma mort prochaine. J’étais Dieu, mais j’étais homme aussi. Et pour être Rédempteur je devais sentir le poids de l’expiation, donc aussi l’horreur de la mort et d’une telle mort. J’étais un homme vivant, en bonne santé qui se disait: “Bientôt, je serai mort, je serai dans un tombeau comme Lazare. Bientôt l’agonie la plus atroce sera ma compagne. Je dois mourir”. La bonté de Dieu vous épargne la connaissance de l’avenir, mais à Moi elle n’a pas été épargnée.

Oh! croyez-le, vous qui vous plaignez de votre sort. Aucun n’a été plus triste que le mien, de Moi qui ai eu la constante prescience de tout ce qui devait m’arriver, jointe à la pauvreté, aux privations, aux aigreurs qui m’ont accompagné de ma naissance à ma mort. Ne vous plaignez donc pas et espérez en Moi. Je vous donne ma paix.”