525 – Les prophéties de Sabéa de Betléchi. Jésus se prononce sur elle

5 novembre 1946

Le mardi 5 novembre 1946.

525.1 - C’est une bien pauvre exploitation celle qui alimente le groupe hétérogène des amis de Zachée La communauté des réprouvés convertis, voir EMV 523. . Surtout maintenant que c’est l’hiver, elle ne réjouit certes pas le cœur. Mais pourtant eux l’aiment et la montrent à Jésus avec fierté: les trois champs à blé, labourés et bruns, le verger avec quelques arbres de bon rapport, et les autres encore jeunes pour espérer qu’ils donnent des fruits, quelques pauvres rangées de vignes, le potager… une petite étable avec une vache et un âne pour la noria, un réduit avec quelques poules et cinq couples de colombes, six brebis, un taudis avec une cuisine et trois chambres, un hangar qui sert de bûcher, de débarras et de grenier à foin, un puits à la bouche ébréchée, et une citerne à l’eau fangeuse. Rien de plus.

“Si la saison est favorable…”

“Si les bêtes ont des petits…”

“Si les petits arbres s’enracinent…”

Tout est au conditionnel… Des espoirs très précaires…

Mais quelqu’un se rappelle ce qu’il a entendu dire une des années précédentes: la prodigieuse récolte qu’avait eue Doras grâce à une bénédiction donnée par le Maître Cette bénédiction, qui produira une récolte exceptionnelle, est donnée pour soulager le travail pénible des paysans de Doras, maître dur (EMV 89.1). Doras en profitera pour reprocher à ses paysans de n'avoir pas eu de tels résultats les années passées et les frappera (EMV 109.8). pour que Doras fût humain avec ses serviteurs paysans, et il dit:

“Et si tu bénissais ce lieu… Doras aussi était pécheur…”

“Tu as raison. Ce que j’ai fait, sachant que je n’aurais pas changé ce cœur, je le ferai aussi pour vous dont le cœur est changé.”

Et il ouvre les bras pour bénir en disant:

“Je le fais tout de suite car je veux vous persuader que je vous aime.”

Puis ils poursuivent la route, vers le fleuve, en côtoyant des champs labourés avec leur grasse terre noire et des vergers que la saison a dépouillés.

525.2 - À un détour, voilà quelques pharisiens qui s’avancent:

“Paix à Toi, Maître. Nous t’avons attendu ici pour… te vénérer.”

“Non, Pour être sûrs que je ne triche pas. Vous avez bien fait. Soyez persuadés que je n’ai pas eu manière de voir la femme, ni aucun de ceux qui sont avec elle. Vous, toi et toi, étiez de garde à la maison de Zachée, et vous avez vu que personne de nous n’est sorti. Vous m’avez précédé sur le chemin, et vous avez vu que personne de nous n’est allé en avant. Vous avez sur le cœur de m’imposer des conditions, pour l’entrevue avec cette femme, et je vous dis que je les accepte avant même que vous ne les fassiez.”

“Mais… si tu ne les connais pas…”

“N’est-il pas vrai que vous voulez les faire?”

“C’est vrai.”

“De même donc que je connais vos intentions, que vous seuls connaissez, je sais aussi ce que vous allez me dire, et je vous dis que j’accepte ce que vous voulez me proposer, car cela servira à glorifier la Vérité. Parlez.”

“Sais-tu ce dont il s’agit?”

“Je sais que vous jugez possédée cette femme, et que pourtant aucun exorciste n’a pu chasser le démon. Et je sais que pourtant elle ne dit pas de paroles démoniaques. C’est ce que disent ceux qui l’ont entendue parler.”

“Peux-tu jurer que tu ne l’as jamais vue?”

“Le juste ne jure jamais, car il sait qu’il a le droit d’être cru sur parole. Je vous dis que je ne l’ai jamais vue et que je ne suis jamais passé par son village, et tout le village peut le confirmer.”