“En mettant en pratique tes enseignements, tes exemples, tes conseils, tes ordres, tout. En résistant aux tentations par amour pour toi, père béni qui nous as donné la vie et la sagesse”.

“C’est bien. Mettez-vous à ma droite et écoutez tous mon jugement et ma défense. J’ai donné à tous autant d’argent, de bons exemples et de sagesse. Mes enfants ont répondu de manières différentes. D’un père travailleur, honnête, de bonne conduite, sont sortis des fils qui lui ressemblent, puis des paresseux, des faibles succombant facilement à la tentation, et des cruels qui haïssent le père, les frères et le prochain sur lequel, je le sais même s’ils ne le disent pas, ils ont exercé l’usure et le crime. Et parmi les faibles et les paresseux, il y a ceux qui se sont repentis et les impénitents. Maintenant je juge. Les parfaits, déjà sont à ma droite, égaux à moi dans la gloire, comme dans les œuvres; ceux qui se sont repentis seront de nouveau, comme des enfants qu’il faut encore instruire, soumis à l’épreuve jusqu’à ce qu’ils aient atteint le degré de capacité qui les rende de nouveau adultes; les impénitents et les coupables qu’ils soient jetés hors de chez moi et poursuivis par la malédiction de celui qui n’est plus leur père, puisque leur haine pour moi anéantit entre nous les rapports de paternité et de filiation. Pourtant je rappelle à tous que chacun s’est fait son destin, car j’ai donné à tous les mêmes choses qui, en ceux qui les ont reçues; ont produit quatre destins différents, et je ne puis être accusé d’avoir voulu leur mal”.

425.9 – La parabole est finie, ô vous qui l’avez entendue. Et maintenant je vous dis ce qu’elle représente.

Le Père des Cieux est représenté par le père d’une nombreuse famille. Les deux pièces de monnaie données à tous les fils avant leur envoi dans le monde, ce sont le temps et la libre volonté que Dieu donne à tout homme pour qu’il en use comme il croit bon après avoir été instruit et formé par la Loi et les exemples des justes.

Pour tous des dons égaux. Mais chaque homme en use comme il le veut. Il y en a qui thésaurisent le temps, leurs moyens, l’éducation, la richesse, les biens, tout, pour le bien et qui se gardent sains et saints, riches d’une richesse qu’ils ont multipliée. Il en est d’autres qui commencent bien et puis se lassent et perdent tout. Il en est qui ne font rien et prétendent que c’est aux autres d’agir. Il en est qui accusent le Père de leurs erreurs; qui se repentent, disposés à réparer, qui ne se repentent pas et qui accusent et maudissent comme si leur ruine avait été imposée par d’autres.

Dieu donne aux justes une récompense immédiate, à ceux qui se sont repentis la miséricorde et le temps d’expier pour arriver à la récompense par leur repentir et leur expiation, et Il donne malédiction et châtiment à celui qui piétine l’amour avec l’impénitence qui suit le péché. À chacun Il donne ce qui lui appartient.

Ne dissipez donc pas les deux pièces de monnaie: le temps et le libre arbitre, mais usez-en avec justice pour être à la droite du Père, et si vous avez manqué, repentez-vous et ayez foi dans le Miséricordieux Amour.

Allez. La paix soit avec vous!”

Il les bénit et les regarde s’éloigner sous le soleil qui inonde la place et les rues.

425.10 – Mais les esclaves sont encore là…

“Encore ici, pauvres amis? Mais n’allez-vous pas être punis?”

“Non, Seigneur, si nous disons que nous t’avons écouté, Nos maîtresses te vénèrent. Où vas-tu aller maintenant, Seigneur? Elles te désirent depuis si longtemps…”

“Chez le cordier du port. Mais je pars ce soir, et vos maîtresses seront à la fête…”

“Nous le dirons quand même. Elles nous ont ordonné depuis des mois et des mois de signaler tous tes passages.”

“C’est bien. Allez. Et vous aussi faites bon usage du temps et de la pensée qui est toujours libre, même si l’homme est enchaîné.”

Les esclaves s’inclinent jusqu’à terre et s’en vont vers les quartiers romains. Jésus et les siens, par une ruelle modeste, se dirigent vers le port.