“Oh! non! Il ne m’a pas dérangé. Il m’a consolé! Les enfants ne donnent jamais de douleur à Jésus.”
Les hommes s’approchent et les autres femmes. Le chef de famille dit:
“Entre pour te restaurer. Et pardonne-nous si nous ne t’avons pas fait le maître de la maison du moment où nous t’avons vu…”
“Je n’ai rien à pardonner. Je me suis trouvé bien ici. Ton respect me donne tout honneur. Nous avions de la nourriture et ton puits est frais, le foin est moelleux. C’est plus qu’il n’en faut pour le Fils de l’Homme. Je ne suis pas un satrape syrien.”
Et Jésus, suivi des siens, entre dans la vaste cuisine pour prendre la nourriture, pendant que sur l’aire les hommes s’arrangent pour qu’il y ait de la place pour ceux qui déjà viennent de tous côtés afin d’entendre le Maître, et d’autres se hâtent de préparer des boissons, des vivres et à dépouiller un agnelet pour donner une provision de voyage aux évangélisateurs, et les femmes apportent des œufs et du beurre. Le beurre provoque les protestations de Pierre qui a raison de dire qu’on ne peut porter dans les besaces un aliment qui fond si facilement par ces chaleurs. Mais ce n’est pas pour rien qu’il y a des cruches… Et elles en emplissent une de beurre, la ferment et la descendent dans le puits pour la refroidir le plus possible.
Jésus remercie et voudrait limiter ces offrandes. Mais oui! C’est peine perdue. D’autres dons arrivent de tous côtés et tous s’excusent de donner peu de chose…
Pierre murmure:
“On voit bien qu’ici il y a eu les bergers. C’est une terre amendée… une bonne terre.”
L’aire est pleine de gens, impassibles, bien que la fraîcheur ne soit pas encore venue et qu’un dernier rayon de soleil effleure encore l’aire.
405.6 – Jésus commence à parler:
“La paix soit avec vous! Je ne suis pas ici, où je vois que déjà est connue la doctrine du Maître d’Israël par les soins des bons disciples, pour répéter ce que vous savez déjà. Je laisse aux bons disciples la gloire et le soin de vous avoir instruits et de le faire de plus en plus jusqu’à vous donner la parfaite assurance que je suis le Promis de Dieu et que ma Parole est de Dieu.”
“Et tes miracles sont de Dieu, Béni que tu es!” crie une voix de femme du milieu de la foule.
Beaucoup se retournent pour regarder dans cette direction. La femme élève en l’air un enfant rieur à la mine florissante et elle crie:
“Maître, c’est le petit Jean que tu as guéri à “La Belle Eau” Cf. EMV 125.5. . L’enfant, aux hanches brisées qu’aucun médecin ne pouvait guérir, que je t’ai apporté avec foi et que tu as guéri, en le tenant assis sur ton sein.”
“Je m’en souviens, femme. Ta foi a mérité le miracle.”
“Elle a grandi, Maître. Toute ma parenté croit en Toi. Va, fils, remercier le Sauveur. Laissez-le aller à Lui…” prie la femme.
Et la foule s’écarte pour laisser passer l’enfant qui s’en va vivement vers Jésus en Lui tendant les bras pour pouvoir l’embrasser. Ce qui se produit au milieu des hosannas et des commentaires des gens de la ville ou des environs, car ceux de la campagne connaissent déjà le fait et n’en sont pas surpris.
Jésus reprend la parole en tenant l’enfant par la main.
“Et voici confirmée par une mère reconnaissante ma Nature, et confirmé le pouvoir de la foi sur le cœur de Dieu qui ne déçoit jamais les confiantes et justes demandes de ses fils.
405.7 – Je vous invite à vous rappeler Judas Maccabée, quand il se présenta sur cette plaine Judas Maccabée dans l'épisode de la bataille d'Emmaüs, relatée en 1 Maccabée (Livre des martyrs d'Israël) 4, 1-25. pour étudier le formidable campement de Gorgias, fort de cinq mille fantassins et de mille cavaliers exercés à la bataille, bien pourvus de cuirasses, d’armes et de tours de guerre. Judas regardait avec ses trois mille fantassins, sans boucliers ni épées, et il sentait la crainte s’insinuer dans le cœur de ses soldats.
Alors il parla, fort de son bon droit que Dieu approuvait parce qu’il ne visait pas l’injustice, mais la défense de la patrie envahie et profanée. Et il dit: “Que leur nombre ne vous effraie pas, n’ayez pas peur de leur attaque. Rappelez-vous comment nos pères furent sauvés dans la Mer Rouge, quand le Pharaon les poursuivait avec sa grande armée”. Et ayant ranimé la foi dans la puissance de Dieu qui est toujours avec les justes, il apprit aux siens le moyen d’obtenir de l’aide. Il dit: “Élevons donc la voix vers le Ciel et le Seigneur aura pitié de nous, et se rappelant de l’alliance faite avec nos pères, aujourd’hui Il détruira devant nous cette armée, et toutes les nations sauront qu’il y a un Sauveur qui délivre Israël”
Voilà: je vous indique deux éléments capitaux pour avoir Dieu avec soi pour nous aider dans les justes entreprises.
Le premier: pour posséder l’alliance, avoir l’âme juste de nos pères Rappelez-vous la sainteté, la promptitude des patriarches dans l’obéissance au Seigneur, que la chose demandée fût de faible ou de très grande importance. Rappelez-vous avec quelle fidélité ils restèrent fidèles au Seigneur. Nous nous lamentons beaucoup en Israël de ne plus avoir le Seigneur avec nous, bienveillant comme il l’était autrefois. Mais Israël a-t-il encore l’âme de ses pères? Qui a rompu et ne cesse de rompre l’alliance avec le Père?
Seconde chose capitale pour avoir Dieu avec soi: l’humilité. Judas Maccabée était un grand Israélite et un grand soldat, mais il ne dit pas: “Aujourd’hui je vais détruire cette armée et les nations auront que je suis le sauveur d’Israël”. Non. Il dit: “Et le Seigneur détruira cette armée devant nous, qui sommes incapables de le faire, faibles comme nous sommes”. Car Dieu est Père et Il a soin de ses petits et, pour les empêcher de périr, Il envoie ses puissants bataillons combattre avec des armes surhumaines les ennemis de ses enfants. Quand Dieu est avec nous, qui peut nous vaincre? Ne cessez pas de vous dire cela maintenant et davantage dans l’avenir quand on voudra vous vaincre et non plus pour une chose d’importance relative comme une lutte nationale, mais pour une chose d’importance beaucoup plus grande dans le temps et dans ses conséquences comme elle l’est pour votre âme. Ne vous laissez pas dominer par la frayeur ou l’orgueil. Les deux sont dommageables.
Dieu sera avec vous si vous êtes persécutés à cause de mon Nom et Il vous donnera la force dans les persécutions. Dieu sera avec vous si vous êtes humbles, si vous reconnaissez que vous par vous-mêmes. n’êtes capables de rien. mais que vous pouvez tout si vous êtes unis au Père.