368.6 – Ils entrent dans le Temple; et alors que les femmes s’arrêtent à la partie inférieure, les hommes continuent vers le lieu qui leur est réservé.

Ils arrivent à l’endroit où sont présentés les enfants et purifiées les femmes. Un petit groupe de gens accompagnent une jeune mère et s’arrête pour observer les cérémonies rituelles.

“Un petit consacré au Seigneur, Maître!” dit André qui observe la scène.

“Si je ne me trompe, c’est la femme de Césarée de Philippe Dorca, la jeune mère. Cf. EMV 345 3/5. , celle du château. Elle est passée devant moi pendant que nous t’attendions à la Porte Dorée” dit Jacques d’Alphée.

“Oui. Il y a aussi sa belle-mère et l’intendant de Philippe. Ils ne nous ont pas vus, mais nous nous les avons vus” ajoute le Thaddée.

Et Mathieu ajoute:

“Nous deux, d’autre part, nous avons vu Marie de Simon avec un vieil homme. Mais Judas n’y était pas. La femme paraissait très triste. Elle regardait autour avec anxiété.”

“Nous la chercherons ensuite. Maintenant prions. Et toi, Simon, fais l’offrande au trésor Trésor, on appelait ainsi le lieu, à l'intérieur de l'enceinte du Temple, où les fidèles déposaient leurs offrandes en argent. Il est appelé gazophylacium en EMV 596.4. Ce mot d'origine gréco-persane désigne littéralement un contenant de richesses. C'est le nom donné au coffre ou au tronc où les hébreux déposaient leur offrande pour le Temple (Luc 21,1). On les déversait, par des bouches d'animaux sculptés sur un mur, dans le gazophylacium conservé dans une salle. Ce terme est employé dans la Vulgate "Recipiens autem, vidit eos qui mittebant munera sua in gazophylacium, divites" (Levant les yeux, il vit les riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor) Dans l'œuvre de Maria Valtorta, le trésor est mentionné, par exemple, en EMV 197.3 | EMV 523.8 EMV 596.4 | EMV 645.2. Ce pourrait être aussi la grande pièce bien décorée d'EMV 506.1. pour tout le monde.”

Ils prient longuement, très remarqués par les gens qui se montrent le Maître.

368.7 – Une brève altercation, où domine la note aiguë d’une voix féminine, fait tourner la tête à ceux qui prient avec moins de recueillement.

“Si je suis venue ici pour offrir un garçon à Dieu, je puis rester un peu pour l’offrir à Celui qui l’a sauvé au Seigneur” dit la voix aiguë.

Et des voix nasales d’hommes insistent:

“Il n’est pas permis à une femme de rester ici après la cérémonie rituelle. Va-t-en.”

“Je vais partir, mais derrière Lui.”

“Appelle-le alors et va-t-en avec Lui.”

“Doucement! Doucement! Laissez la femme parler et qu’elle dise comment elle peut dire que le Nazaréen a sauvé l’enfant pour Dieu” dit une voix traînante d’homme.

“Et en quoi cela t’intéresse-t-il, Jonathas d’Uriel?”

“Si cela m’intéresse?! Il y a certainement là un nouveau péché. Une nouvelle preuve. Écoute-moi, femme. Comment cet homme a-t-il sauvé ton fils? Veux-tu le dire à ceux qui cherchent avec ténacité la vérité?” demande d’un ton mielleux ce pharisien que j’ai déjà vu Déjà rencontré en EMV 207 2/4. .

“Oh! oui. C’est avec reconnaissance que j’en parle. J’étais désespérée parce que l’enfant était mort-né. Je suis veuve, et cette enfant est tout pour moi. Lui est venu et lui a donné la vie.”

“Quand? Où?”

“À Césarée de Philippe. Je suis au château de Césarée.”

“La vie! Sans doute une défaillance de l’enfant…”

“Non. Il était mort. Ma mère peut le dire. Et peut le dire l’intendant du château. Lui est venu et lui a soufflé dans la bouche, et le bébé a remué et il a vagi.”

“Et toi, où étais-tu?”

“Au lit. Seigneur. J’avais à peine enfanté.”