“Oh! horreur!”
“Ah! anathème.”
“Impur!”
“Sacrilège!”
“Vous voyez si j’avais raison de l’interroger?”
“Tu es sage, Jonathas d’Uriel! Comment as-tu deviné?”
“Je connais l’homme. Je l’ai vu violer le sabbat sur mes terres de la plaine pour rassasier sa faim Cf. EMV 217. .”
“Chassons-le d’ici!”
“Rapportons la chose aux Princes des prêtres.”
“Non. Demandons-lui s’il s’est purifié. Nous ne pouvons l’accuser sans savoir…”
“Tais-toi, Eléazar. Ne te souille pas par une sotte défense.”
Au milieu de cette scène, la jeune Dorca, cause de cette bagarre, éclate en sanglots et crie:
368.8 – “Oh! Ne Lui faites pas de mal à cause de moi!”
Mais quelques forcenés ont rejoint le Seigneur et Lui disent d’un ton autoritaire:
“Viens ici et réponds.”
Les apôtres et les disciples s’agitent par colère et par crainte. Jésus, calme et solennel, suit celui qui l’appelle.
“Reconnais-tu cette femme?” crient-ils en le poussant au milieu du cercle qui s’est formé autour de Dorca qu’ils montrent du doigt comme si elle était lépreuse.
“Oui, c’est une jeune mère qui est veuve, de Césarée de Philippe. Cette femme est sa belle-mère, et cet homme est l’intendant du château. Eh bien?”
“Elle t’accuse d’être entré chez elle pendant qu’elle enfantait.”
“Ce n’est pas vrai, Seigneur! Je ne l’ai pas dit. J’ai dit que tu as ranimé mon fils. Rien d’autre! Je voulais te faire honneur et je te fais du mal. Oh! Pardon, pardon!”
L’intendant de Philippe vient à son secours et il dit:
“Ce n’est pas vrai. Vous mentez. La femme n’a pas dit cela et j’en suis témoin. Je suis prêt à le jurer et aussi que le Rabbi n’est pas entré dans la pièce mais que c’est du seuil qu’il a opéré le miracle.”
“Tais-toi, serviteur.”
“Non. Je ne me tairai pas. Et je le dirai à Philippe qui vénère le Rabbi plus que vous, faux dévots du Dieu Très-Haut.”
L’altercation glisse de la femme au terrain religieux et politique. Jésus se tait. Dorca pleure.