“Il n’y a pas, il n’y a plus de soulagement pour moi! J’avais un fils. Il devint possédé. Une bête sauvage dans les tombeaux. Rien ne le retenait, rien ne le guérissait. Il te vit. Il t’adora par la bouche du démon, et tu l’as guéri. Il voulait venir avec Toi. Tu as pensé à sa mère et tu me l’as envoyé pour me rendre la vie et la raison qui vacillaient à cause de la douleur que me donnait un fils possédé. Et tu l’as envoyé pour qu’il te prêchât puisqu’il voulait t’aimer. Moi… Oh! être mère de nouveau et d’un fils saint! Qui serait ton serviteur! Mais dis-moi, dis-moi! Quand tu l’as renvoyé, savais-tu que lui était… qu’il serait un démon de nouveau? Parce que c’est un démon, qui te quitte après avoir tant reçu de Toi, après t’avoir connu, après avoir été choisi pour le Ciel… Dis-le-moi! Le savais- tu? Mais moi, je divague! Je parle et je ne te dis pas pourquoi c’est un démon… Il est devenu comme fou depuis quelque temps, oh! depuis quelques jours, mais plus pénibles pour moi que les longues années où il était possédé…

Et alors je croyais que je n’aurais jamais eu de douleur plus grande que celle-là… Il est venu… et il a démoli la foi que Gerasa cultivait pour Toi, grâce à Toi et à lui Cf. EMV 288. , en disant des infamies sur ton compte. Et il te précède vers le gué de Jéricho, en te faisant tort, en te faisant tort!”

La femme, qui n’avait pas enlevé son Voile derrière lequel elle sanglotait, l’âme déchirée, se jette aux pieds de Jésus en le suppliant: “Va-t-en! va-t-en! Ne te fais pas insulter! Je suis partie d’accord avec mon mari malade, en priant Dieu de te trouver. Il m’a exaucée! Oh! qu’Il en soit béni! Je ne veux pas, moi je ne veux pas permettre que Toi, le Sauveur, tu sois maltraité à cause de mon fils! Oh! pourquoi l’ai-je mis au monde? Il t’a trahi, Seigneur! Il défigure tes paroles. Le démon l’a repris. Et… oh! Très-Haut et Très Saint! Aie pitié d’une mère! Il sera damné, Mon fils, mon fils! Auparavant ce n’était pas sa faute s’il était plein de démons. C’était un malheur qui lui était arrivé. Mais maintenant! Maintenant que tu lui avais accordé ta grâce, maintenant qu’il avait connu Dieu, maintenant que tu l’avais instruit! Maintenant lui a voulu être un démon et aucune force ne le délivrera plus! Oh! Oh!”

La femme s’est jetée au sol, tas de vêtements et de chair qu’agitent des sanglots: Et elle gémit:

“Dis-moi, dis-moi que dois-je faire pour Toi, pour mon fils? Pour réparer! Pour sauver! Non. Réparer! Tu vois que ma douleur est réparation. Mais sauver! Je ne puis sauver celui qui a renié Dieu. Il est damné… Et qu’est-ce pour moi, israélite? un tourment.”

358.8 – Jésus se penche, Il lui met la main sur l’épaule.

“Lève-toi, calme-toi! Tu m’es chère. Écoute, pauvre mère.”

“Tu ne me maudis pas pour l’avoir engendré?!”

“Oh! non! Tu n’es pas responsable de son erreur et, sache-le pour ton réconfort, tu peux au contraire être cause de son salut.

Les ruines des fils peuvent être réparées par les mères. Et toi, tu le feras. Ta douleur, parce qu’elle est bonne, n’est pas stérile mais féconde. Par ta souffrance sera sauvée l’âme que tu aimes. Tu expies pour lui, et tu expies avec une intention si droite que tu vaux l’indulgence à ton fils. Il reviendra à Dieu. Ne pleure pas.”

“Mais quand? Quand donc?”

“Quand tes larmes se seront mêlées à mon Sang.”

“Ton Sang? Mais alors c’est vrai ce qu’il dit? Que tu seras tué parce que tu mérites la mort?…Blasphème horrible!”

“C’est vrai pour la première partie. Je serai tué pour vous rendre dignes de la Vie. Je suis le Sauveur, femme. Et le salut se donne par la parole, par la miséricorde et par l’holocauste. Pour ton fils, il faut cela et je le donnerai. Mais aide-moi. Donne-moi ta douleur. Va avec ma bénédiction. Conserve-la en toi pour pouvoir être miséricordieuse et patiente auprès de ton fils, et ainsi lui rappeler qu’Unautre a été miséricordieux avec lui. Va, va en paix.”

“Mais Toi, ne parle pas à Pella! Ne parle pas en Pérée! Il les a tournées contre Toi. Et il n’est pas le seul. Mais moi, je ne vois et je ne parle que de lui…”

“Je parlerai par une action. Et elle suffira pour anéantir le travail des autres. Va en paix chez toi.”

“Seigneur, maintenant que tu m’as absoute de l’avoir engendré, regarde mon visage pour savoir ce qu’est le visage d’une mère quand elle est déchirée”

Et elle découvre son visage en disant:

“Voici le visage de la mère de Marc de Josias Marc, fils de Josias, l'un des deux possédés géraséniens guéris (en EMV 186 5/8), devenu disciple (en EMV 296.1 et EMV 338.2). Après le discours sur le Pain du Ciel il fait partie des disciples qui abandonnent Jésus (en EMV 354.15). De nouveau possédé, il l'est si totalement qu'il semble irrécupérable (en EMV 368.12 et EMV 369.4). Néanmoins, les paroles de Jésus à sa mère lui permettent de comprendre que, même si sa déchéance est complète, elle ne sera pas définitive. L'œuvre de Maria Valtorta affirme que Judas Iscariote lui-même aurait pu être sauvé s'il s'était repenti après avoir trahi. qui a renié le Messie et torturé celle qui lui a donné la vie”

Puis elle baisse ensuite son voile fin sur son visage ravagé par les larmes en gémissant:

“Aucune mère d’Israël ne me sera égale pour la douleur!”

358.9 – Ils descendent de l’endroit hospitalier et reprennent la route. Ils entrent à Pella et se réunissent, la femme avec ses serviteurs, et Jésus avec ses apôtres.

Mais la femme le suit comme fascinée alors que Jésus suit le garçon qui se dirige vers sa cabane, située dans un sous-sol d’une construction adossée au flanc de la montagne, caractéristique de cette ville qui s’élève par terrasses, de sorte que le premier étage du côté ouest est le second étage du côté est, mais en réalité c’est un terrain là aussi parce qu’on peut y accéder par la rue située au-dessus, qui est au niveau du second étage. Je ne sais pas si je réussis à bien m’expliquer.

Le garçon appelle fort:

“Mère! Mère!”