N’est-ce pas un peu différent de la manière désinvolte et presque burlesque dont beaucoup traitent ce qui est surnaturel… Ceci est un de mes commentaires et que je trouve juste, car cela ne me va pas que les gens aient avec des choses, qui sont au-dessus de nous, les manières que nous n’avons pas à l’égard de nos égaux, les hommes, quand ils sont tant soit peu au-dessus de nous… Mais!… Allons de l’avant…
Donc les disciples se sont répandus sur la rive du lac pour acheter du poisson pour le souper, et aussi du pain et ce qu’il faut. Jacques de Zébédée revient aussi et il appelle le Maître qui est assis sur la terrasse avec Jean accroupi à ses pieds dans un entretien plein de douceur et d’abandon… Jésus se lève et se penche au-dessus du parapet.
Jacques dit:
“Que de poissons, Maître! Mon père dit que ton arrivée a béni les filets. Regarde: ceci est pour nous.”
Et il montre un panier de poissons argentés.
“Que Dieu lui donne des grâces pour sa générosité. Préparez-le et après le souper nous irons sur la rive avec les disciples.”
Et ainsi font-ils. Le lac est noir dans la nuit, en attendant la lune qui se lève tard. On ne le voit pas, mais on entend son murmure, son clapotis contre les rochers du rivage. Seules les incroyables étoiles des nuits d’Orient se mirent dans ses eaux tranquilles. Ils s’assoient en cercle autour d’une petite barque renversée, sur laquelle est assis Jésus. Les petits fanaux des barques apportés ici, au milieu du cercle, éclairent à peine les visages les plus voisins. Le visage de Jésus est tout éclairé par en dessous par un falot placé à ses pieds, et tous, de cette façon, peuvent le voir quand il parle à l’un ou l’autre.
352.11 - Au début c’est une conversation sans façon, familière, mais ensuite elle prend le ton d’une instruction. Jésus le dit même ouvertement:
“Venez et écoutez. D’ici peu, nous nous séparerons et je veux vous instruire encore pour vous mieux former.
Aujourd’hui je vous ai entendu discuter et ce n’était pas toujours avec charité. Aux premiers d’entre vous, j’ai déjà donné l’instruction. Mais je veux vous la donner à vous aussi, et elle ne fera pas de mal à ceux qui sont les premiers s’ils l’entendent de nouveau. Maintenant le petit Benjamin n’est pas ici contre mes genoux. Il dort dans son lit et il fait ses rêves innocents. Mais peut-être son âme candide est-elle de même parmi nous. Mais supposez que lui, ou quelque autre enfant, soit ici pour vous servir d’exemple.
Vous, dans votre cœur, vous avez tous une idée fixe: être le premier dans le Royaume des Cieux, une curiosité: savoir qui sera ce premier; et enfin un danger: le désir encore humain de s’entendre répondre: “Tu es le premier dans le Royaume des Cieux” par des compagnons complaisants, ou par le Maître, surtout par le Maître, dont vous connaissez la véracité et la connaissance de l’avenir. N’est-ce pas ainsi? Les questions tremblent sur vos lèvres et vivent au fond de votre cœur.
Le Maître, pour votre bien, accepte cette curiosité bien qu’il ait horreur de céder aux curiosités humaines. Votre Maître n’est pas un charlatan que l’on interroge pour deux piécettes au milieu du vacarme d’un marché. Ce n’est pas quelqu’un possédé par l’esprit du Python qui se procure de l’argent en faisant le devin, pour répondre aux esprits étroits des hommes qui veulent connaître l’avenir pour savoir comment “se diriger”. L’homme ne peut se diriger par lui-même. C’est Dieu qui le dirige si l’homme a foi en Lui!
Et il ne sert à rien de connaître l’avenir, ou de croire qu’on le connaît, si ensuite on n’a pas le moyen de changer l’avenir prophétisé. Il n’y a qu’un moyen: prier le Père et Seigneur pour que sa miséricorde nous aide. En vérité je vous dis qu’une prière confiante peut changer un châtiment en bénédiction. Mais celui qui a recours aux hommes pour pouvoir, en tant qu’homme, et avec des moyens humains, changer l’avenir, ne sait pas du tout prier ou sait très mal prier. Moi, cette fois-ci, parce que cette curiosité peut vous donner un bon enseignement, j’y réponds, bien que j’aie horreur des questions curieuses et irrespectueuses.
352.12 - Vous vous demandez: “Qui parmi nous est le plus grand dans le Royaume des Cieux?”
Moi, je supprime la limite du “parmi nous” et j’élargis la question aux limites du monde entier, présent et futur, et je réponds: Le plus grand dans le Royaume des Cieux, c’est le plus petit parmi les hommes, c’est-à-dire celui que les hommes considèrent comme “le plus petit”.
Celui qui est simple, humble, confiant, ignorant, par conséquent l’enfant, ou celui qui sait se refaire une âme d’enfant. Ce n’est pas la science, ni la puissance, ni la richesse, ni l’activité, même si elle est bonne, qui vous rendront “le plus grand” dans le Royaume bienheureux. Mais d’être comme des tout petits par l’amour, l’humilité, la simplicité, la foi.
Observez comme m’aiment les enfants et imitez-les. Comme ils croient en Moi, et imitez-les. Comme ils se souviennent de ce que je dis, et imitez-les. Comme ils font ce que j’enseigne, et imitez-les. Comme ils ne s’enorgueillissent pas de ce qu’ils font, et imitez-les. Comme ils n’ont pas de jalousie pour Moi ni pour leurs compagnons, et imitez-les. En vérité je vous dis que, si vous ne changez pas votre manière de penser, d’agir et d’aimer, et si vous ne vous refaites pas sur le modèle des tout petits, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Eux savent ce que vous savez, ce qu’il y a d’essentiel dans ma doctrine. Mais avec quelle différence ils pratiquent ce que j’enseigne! Vous, vous dites pour toute bonne action que vous accomplissez: “J’ai fait”, L’enfant dit: “Jésus, je me suis souvenu de Toi aujourd’hui, et à cause de Toi j’ai obéi, j’ai aimé, j’ai contenu un désir de me battre… et je suis content parce que Toi, je le sais, tu sais quand je suis bon et tu en es content”. Et encore considérez les enfants quand ils agissent mal, Avec quelle humilité ils me l’avouent: ” Aujourd’hui j’ai été méchant. Et cela me déplaît parce que je t’ai donné de la douleur”. Ils ne cherchent pas d’excuses. Ils savent que je sais, ils croient, ils souffrent de ma douleur.
Ah! ils sont chers à mon cœur, les enfants, en qui il n’y a pas d’orgueil, pas de duplicité, pas de luxure! Moi, je vous le dis: devenez semblables à des petits, si vous voulez entrer dans mon Royaume. Aimez les petits comme l’exemple angélique que vous pouvez encore avoir. Vous devriez être comme des anges. Pour vous excuser, vous pourriez dire: “Nous ne voyons pas les anges”. Mais Dieu vous donne les enfants comme modèles et eux, vous les avez parmi vous. Et si vous voyez un enfant abandonné matériellement, ou abandonné moralement, et qui peut périr, accueillez-le en mon Nom, parce qu’eux sont très aimés de Dieu. Et quiconque accueille un enfant en mon Nom, m’accueille Moi-même, parce que je suis dans l’âme des enfants, qui est innocente. Et celui qui m’accueille, accueille Celui qui m’a envoyé, le Seigneur Très-Haut.
352.13 - Et gardez-vous de scandaliser un de ces petits dont l’œil voit Dieu. On ne doit jamais donner de scandale à personne. Mais malheur, trois fois malheur, à celui qui déflore la candeur ignorante des enfants! Laissez-les anges, le plus que vous pouvez. Trop répugnants sont le monde et la chair pour l’âme qui vient des Cieux! Et l’enfant, par son innocence, est encore tout âme. Respectez l’âme de l’enfant et son corps lui-même, comme vous respectez un lieu sacré. Sacré est aussi l’enfant car il a Dieu en lui, En tout corps se trouve le temple de l’Esprit, mais le temple de l’enfant est le plus sacré et le plus profond, et il est au-delà du double Voile. Ne remuez même pas les voiles de la sublime ignorance de la concupiscence par le vent de vos passions.
Je voudrais un enfant dans toute famille, au milieu de toute réunion de personnes, pour qu’il serve de frein aux passions des hommes. L’enfant sanctifie, restaure et rafraîchit par le seul rayonnement de ses yeux sans malice. Mais malheur à ceux qui enlèvent sa sainteté à l’enfant par leur scandaleuse manière d’agir! Malheur à ceux qui par leur conduite licencieuse transmettent leur malice aux enfants! Malheur à ceux qui par leurs propos et leur ironie blessent la foi que les enfants ont en Moi! Il vaudrait mieux qu’à tous ceux-là on attache à leur cou une meule de moulin, et qu’on les jette à la mer pour qu’ils s’y noient avec leurs scandales. Malheur au monde pour les scandales qu’il donne aux innocents! Car, s’il est inévitable qu’il arrive des scandales, malheur à l’homme qui les provoque par sa faute!
Personne n’a le droit de faire violence à son corps et à sa vie, car la vie et le corps viennent de Dieu, et Lui seul a le droit d’en prendre une partie ou le tout. Mais pourtant je vous dis que si votre main vous scandalise, il vaut mieux que vous la coupiez, que si votre pied vous porte à donner du scandale, il est bien que vous le coupiez. Il vaut mieux pour vous entrer manchots ou boiteux dans la Vie que d’être jetés au feu éternel avec les deux mains et les deux pieds. Et s’il ne suffit pas d’un pied ou d’une main coupés, faites couper aussi l’autre main ou l’autre pied, pour ne plus donner de scandale et pour avoir le temps de vous repentir avant d’être jetés là où le feu ne s’éteint pas et ronge comme un ver pour l’éternité. Et si c’est votre œil qui est pour vous occasion de scandale, arrachez-le. Il vaut mieux être borgne que d’être dans l’enfer avec les deux yeux Matthieu 5, 29-30 | Marc 9, 42-43. Avec un seul œil ou même sans aucun, arrivés au Ciel, vous verrez la Lumière, alors qu’avec les deux yeux scandaleux, vous verrez dans l’enfer les ténèbres et l’horreur. Et rien d’autre.
352.14 - Rappelez-vous tout cela. Ne méprisez pas les petits, ne les scandalisez pas, ne vous moquez pas d’eux. Ils sont plus que vous, car leurs anges ne cessent de voir Dieu qui leur dit les vérités qu’ils doivent révéler aux enfants et à ceux qui ont un cœur d’enfant.
Et vous, comme des enfants, aimez-vous entre vous, sans disputes, sans orgueil. Restez en paix entre vous. Ayez un esprit de paix pour tous. Vous êtes frères, au nom du Seigneur, et non pas ennemis. Il n’y a pas, il ne doit pas y avoir d’ennemis pour les disciples de Jésus. L’unique Ennemi, c’est Satan. Pour lui, soyez des ennemis implacables, entrez en lutte contre lui et contre les péchés qui amènent Satan dans les cœurs.
Soyez infatigables dans le combat contre le mal quel que soit la forme qu’il prenne. Et patients. Il n’y a pas de limite pour le travail de l’apôtre, car le travail du Mal ne connaît pas de limites.
Le démon ne dit jamais: “Assez. Maintenant je suis fatigué et je me repose”. Lui, il est inlassable: Il passe, agile comme la pensée, et plus encore, d’un homme à un autre. Il essaie, il attaque, il séduit, il tourmente, il n’accorde aucun répit. Il assaille traîtreusement et il abat, si l’on n’est pas plus que vigilant. Parfois il s’installe en conquérant à cause de la faiblesse de celui qu’il assaille. D’autres fois, il entre en ami, parce que la manière de vivre de la proie qu’il recherche est déjà telle qu’elle est une alliance avec l’Ennemi. Une autre fois, chassé par quelqu’un, il cherche et tombe sur une proie plus facile, pour se venger de l’échec que lui a fait subir Dieu ou un serviteur de Dieu. Mais vous, vous devez dire ce que lui dit: “Pour moi, pas de repos”. Lui ne se repose pas pour peupler l’enfer. Vous ne devez pas vous reposer afin de peupler le Paradis. Ne lui donnez pas de répit. Je vous prédis que plus vous le combattrez, plus il vous fera souffrir, mais vous ne devez pas en tenir compte. Lui peut parcourir la terre, mais il n’entre pas dans le Ciel. Là, il ne vous causera plus d’ennuis. Et là seront tous ceux qui l’auront combattu…”