Jésus de Nazareth est notre Frère, ô hommes, parce qu’il est né d’une femme, et semblable à nous dans son humanité. il est notre Maître car il est le Sage, il est la Parole même de Dieu, venue pour nous parler de Dieu, pour nous faire appartenir à Dieu. Et il est notre Dieu, étant un avec le Père et l’Esprit Saint, avec lesquels il est toujours en union d’amour, de puissance, et de nature.
Que cette vérité, qui par des preuves manifestes fut par grâce connue du Juste qui fut mon parent, soit en votre possession. Et à l’encontre du monde qui cherchera à vous arracher au Christ en disant: “C’est un homme quelconque”, répondez Répondez : en le tirant de Nombres 24, 17-19. : “Non. C’est le Fils de Dieu, c’est l’Étoile née de Jacob, c’est la Verge qui se lève ici, en Israël, c’est le Dominateur”. Ne vous laissez détourner par rien. Cela c’est la Foi.
324.4 – À toi, André.”
“Cela, c’est la Foi. Moi, je suis un pauvre pêcheur du lac de Galilée, et dans les silencieuses nuits de pêche, sous la lumière des astres, j’avais de muettes conversations avec moi-même. Je disais: “Quand viendra-t-Il? Serai-je encore vivant? Il manque encore plusieurs années, d’après la prophétie Prophétie qui se trouve en Daniel 9, 22-27. ”. Pour l’homme dont la vie est limitée, même quelques dizaines d’années sont des siècles… Je me demandais: “Comment viendra-t-Il? D’où? De qui?” Et mon humanité obtuse me faisait rêver à des splendeurs royales, à des demeures de roi, à des cortèges, à des sonneries retentissantes, à une puissance, à une majesté insoutenable… Et je disais: “Qui pourra regarder ce grand Roi?” Je pensais que ses manifestations inspiraient plus de terreur que Jéhovah Lui-même sur le Sinaï. Je me disais: “Les hébreux virent la montagne étinceler, mais ils ne furent pas réduits en cendres car l’Éternel était au-delà des nuées. Mais ici, Il nous regardera avec des yeux mortels et nous mourrons…”
J’étais disciple du Baptiste, et dans les pauses de la pêche, j’allais le trouver avec d’autres compagnons.
C’était un jour de cette lune Tébeth (15 décembre 26) voir le Baptême de Jésus au EMV 45. … Les rives du Jourdain étaient pleines d’une foule qui tremblait sous les paroles du Baptiste. J’avais remarqué un jeune homme beau et calme qui, en suivant un sentier, venait vers nous. Humble était son vêtement, plein de douceur son aspect. Il paraissait demander et donner l’amour. Son œil bleu se posa un moment sur moi et j’ai éprouvé une chose que je n’ai plus jamais éprouvée. Il me parut caresser mon âme, m’effleurer avec des ailes d’anges. Je me suis, pendant un moment, senti si loin de la terre, si différent, que j’ai dit: “Maintenant je vais mourir! C’est l’appel de Dieu à mon esprit”.
Mais je ne suis pas mort. Je suis resté fasciné dans la contemplation du jeune inconnu qui, à son tour, avait fixé son regard bleu sur le Baptiste. Et le Baptiste se retourna, courut à Lui, s’inclina. Ils se parlèrent. Et comme la voix de Jean était un continuel tonnerre, les mystérieuses paroles arrivèrent jusqu’à moi qui écoutais, tendu par le désir de savoir qui était le jeune inconnu.
Mon âme sentait qu’il était différent de tout le monde. Elles disaient: “C’est moi qui devrais être baptisé par Toi…” “Laisse faire maintenant, il convient d’accomplir toute justice”…
Jean avait déjà dit: “Il va venir Celui auquel je ne suis pas digne de dénouer les lacets des sandales”. Il avait déjà dit: “Parmi vous en Israël, se tient quelqu’un que vous ne connaissez pas. Il tient déjà le van en mains et il nettoiera son aire en brûlant les pailles par son feu inextinguible”.
J’avais devant moi un jeune homme du peuple, à l’aspect doux et humble, et pourtant j’ai senti que c’était Celui auquel le Saint d’Israël, le dernier Prophète, le Précurseur, n’était pas même digne de dénouer les sandales. J’ai senti que c’était Celui que nous ne connaissions pas. Mais, je n’en eus pas peur. Au contraire, quand Jean après le super-extasiant tonnerre de Dieu, après l’inconcevable splendeur de la Lumière en forme de colombe de paix, eut dit: “Voici l’Agneau de Dieu”, moi, par la voix de mon âme, dans la jubilation d’avoir pressenti le Roi Messie en ce jeune homme doux et humble d’aspect, j’ai crié avec la voix de l’esprit: “Je crois!” C’est par cette foi que je suis son serviteur Je suis son serviteur : l'évocation de l'apôtre André est complétée par l'explication qu'en donne Jésus en EMV 49.9. . Soyez-le vous aussi et vous aurez la paix.
324.5 – Matthieu, à toi de raconter les autres gloires du Seigneur.”
“Moi, je ne puis me servir des paroles sereines d’André. Lui était un juste, moi un pécheur. Aussi ma parole n’a pas l’accent joyeux d’un air de fête, mais pourtant elle a la paix confiante d’un psaume.
J’étais un pécheur, un grand pécheur. Je vivais dans l’erreur complète. J’étais endurci et je ne m’en sentais pas incommodé. Si quelquefois les pharisiens ou le chef de la synagogue me fouettaient de leurs insultes ou de leurs reproches, en me rappelant un Dieu qui était un Juge inexorable, j’avais un moment de terreur… et puis je me complaisais dans la sotte idée: “De toutes façons désormais je suis damné. Jouissons donc, ô mes sens, tant que c’est possible”. Et je sombrais plus que jamais dans le péché.
Il y a deux printemps, il vint à Capharnaüm un Inconnu. Pour moi aussi, c’était un inconnu. Il l’était pour tout le monde, parce que c’était le commencement de sa mission. Seuls quelques hommes le connaissaient pour ce qu’il était réellement. Ceux que vous voyez, et quelques autres encore. Je fus étonné par sa merveilleuse virilité, chaste plus qu’une vierge. Ce fut la première chose qui me frappa. Je le voyais austère et pourtant tout disposé à écouter les enfants qui venaient à Lui, comme les abeilles vont aux fleurs. Son unique distraction c’était leurs jeux innocents et leurs propos sans malice. Puis ce fut sa puissance qui m’étonna. Il faisait des miracles. Je me dis: “C’est un exorciste, un saint”. Mais je me sentais tellement affreux devant Lui, que je le fuyais.
Lui me cherchait, ou j’en avais l’impression. Il ne passait pas une fois devant mon comptoir sans me regarder de son œil doux et un peu triste. Et chaque fois c’était comme un sursaut de ma conscience engourdie, qui ne revenait plus au même niveau de torpeur.
Un jour - les gens exaltaient toujours sa parole - j’eus le désir de l’écouter. Et me cachant derrière une maison, je l’entendis parler à un petit groupe d’hommes. Il parlait familièrement sur la charité qui est comme une indulgence pour nos péchés… À partir de ce soir-là, moi, qui étais avide et qui avais le cœur dur, je voulus me faire pardonner par Dieu mes nombreux péchés. Je faisais les choses secrètement… Mais Lui savait que c’était moi, parce qu’il sait tout. Une autre fois, je l’entendis expliquer justement le chapitre 52 d’Isaïe: il disait que dans son Royaume, la Jérusalem céleste, il n’y aurait pas d’impurs ni de gens qui n’ont pas le cœur circoncis. Il promettait cette Cité céleste, de laquelle il disait les beautés, à ceux qui viendraient à Lui, et sa parole était si persuasive que j’en eus la nostalgie.
Et puis… et puis… Oh! ce jour ce ne fut pas un regard triste, mais un regard impérieux. Il me déchira le cœur, mit à nu mon âme, la cautérisa, la prit en main, cette pauvre âme malade, et la tortura par son amour exigeant… et j’eus une âme nouvelle. Je suis allé vers Lui avec repentir et désir. Il n’attendit, pas que je Lui dise: “Seigneur, pitié!” Il me dit, Lui: “Suis-moi!”
Le Doux avait vaincu Satan dans le cœur du pécheur. Que cela vous dise, si quelqu’un parmi vous est troublé par ses fautes, que Lui est le bon Sauveur et qu’il ne faut pas le fuir, mais plus on est pécheur plus il faut aller à Lui avec humilité et repentir pour être pardonné.
324.6 – Jacques de Zébédée, à toi de parler.”
“Vraiment, je ne sais que dire. Vous avez parlé et dit ce que j’aurais dit, car c’est cela la vérité et on n’y peut rien changer.
Moi aussi, j’étais avec André au Jourdain, mais je ne l’ai pas remarqué avant l’indication du Baptiste. Moi aussi, j’ai tout de suite cru. Quand Lui fut parti après son éclatante manifestation, je suis resté comme quelqu’un qui passe d’un sommet ensoleillé à une sombre prison. Je brûlais de retrouver le Soleil. Le monde était privé de toute lumière depuis que m’était apparue la Lumière de Dieu et puis qu’elle était disparue. Au milieu des hommes, j’étais seul. Pendant que je me rassasiais, j’avais faim. Pendant le sommeil, je veillais avec la meilleure partie de moi-même, et argent, métier, affections, tout s’était éloigné derrière ce désir ardent que j’avais de Lui, très loin, et n’exerçait plus sur moi aucune attirance. Comme un enfant qui a perdu sa mère, je gémissais: “Reviens, Agneau du Seigneur! Très-Haut, comme Tu as envoyé Raphaël Raphaël est l'ange qui se révèle à Tobie (Tobie 5, 4 ; Tobie 12, 15) dans le contexte du récit de Tobie 5-13, auquel l'œuvre se réfère à diverses reprises, d' EMV 5.2 à EMV 632.33. Une citation textuelle se trouve en EMV 229.3. pour conduire Tobie, envoie ton ange pour me conduire sur les chemins du Seigneur pour que je le trouve, que je le trouve, que je le trouve!”
Pourtant, après des dizaines de jours d’inutile attente Après des dizaines de jours (circonstance rappelée vers la fin du discours par les mots après l'absence) est une précision qui confirme l'explication donnée en EMV 47.10 sur le temps passé entre la manifestation au Jourdain et la rencontre des premiers disciples. , de recherches angoissées, qui par leur inutilité rendaient plus douloureuse la perte de notre Jean arrêté une première fois, quand il apparut, venant du désert, moi, je ne le reconnus pas tout de suite.
Et ici, frères dans le Seigneur, je veux vous enseigner une autre route pour aller à Lui et le reconnaître.
Simon de Jonas a dit qu’il faut la foi et l’humilité pour le reconnaître. Simon le Zélote a réaffirmé l’absolue nécessité de la Foi pour reconnaître en Jésus de Nazareth Celui qui est, au Ciel et sur la terre, comme il a été dit a été dit : en Exode 3, 14. . Et Simon le Zélote avait besoin d’une foi bien grande pour avoir aussi l’espérance pour son corps incurable. C’est Pour cela que Simon le Zélote dit que la Foi et l’Espérance sont les moyens pour avoir le Fils de Dieu. Jacques, frère du Seigneur, parle de la puissance de la Force pour conserver ce que l’on a trouvé.
La Force qui empêche les pièges du monde et de Satan d’ébranler notre Foi. André fait voir toute la nécessité d’unir à la Foi une sainte soif de la Justice, en cherchant à connaître et à garder la Vérité, quel que soit la bouche sainte qui l’annonce, non par orgueil humain d’être savant mais par désir de connaître Dieu. Celui qui s’instruit d’ans la Vérité trouve Dieu.