Dictée du lundi 21 août 1944
Jésus dit:
“Et je vous répondrai par les paroles de l’apôtre Paul: “Les membres qui semblent les plus faibles sont les plus nécessaires; ceux que nous estimons les moins nobles dans le corps; nous les revêtons avec le plus d’ornement; et ceux qui sont moins décents nous les traitons avec le plus de respect, alors que les parties honnêtes n’ont pas besoin d’attentions. Maintenant Dieu a disposé le corps de manière à donner un plus grand honneur aux membres qui n’en avaient pas 1 Corinthiens 12, 21-24. ”.
Cette “petite voix”, vous croyez peut-être qu’elle se considère comme quelque chose de grand? Si vous l’interrogiez, elle vous répondrait: “Je suis le membre le plus faible et le moins noble du Corps du Christ”. C’est cela qu’elle vous répondrait avec une sincérité réelle. Mais vous, vous ne la croiriez pas, car chacun applique aux autres sa mesure. Et vous, qui n’avez pas d’humilité ni de sincérité et qui dites: “Je suis mauvais” pour vous entendre dire: “Mais non, vous êtes si bon”, et pensez cela de vous superlativement; et si quelqu’un qui est sincère et qui ne vous attribue que peu ou pas du tout de bonté, se tait par charité, mais ne vous loue pas par sincérité, vous vous mettez en colère contre lui et le haïssez parce qu’il ne vous a pas loué; mais vous ne pouvez croire qu’elle soit sincère. Mais Moi, Moi qui lis dans sa pensée, et qui vois l’intérieur de son cœur, Moi je sais si elle a, ou si elle n’a pas, cette pensée sur elle-même. Les entretiens de cette âme et de son Dieu, combien de fois ils ont résonné des paroles rassurantes de son Dieu, parce qu’elle dit: “Mais comment peux-Tu m’avoir prise, Seigneur, moi qui ne vaux rien, qui t’ai tant manqué, qui te manque tant encore?” Et elle semble douter de Moi parce qu’il lui semble impossible que je l’aie choisie pour cette mission.
Elle se croit faible, très faible. Et si on la compare à la Perfection, elle est plus faible qu’un cheveu de nouveau-né. Elle se croit ignoble. Et si nous la comparons à Dieu, elle est moins qu’un ver né de la terre. Mais elle a une seule force: un amour total. Quand elle donne ou se donne, elle ne pense jamais à elle-même ou au bénéfice qui peut lui venir des autres. Elle pense à me plaire à Moi seul, à être utile à Moi seul, même en devenant odieuse au monde pour ce motif. Elle en est venue à se haïr comme chair, de cette haine sainte que j’ai enseignée en disant: “Celui qui voudra sauver sa vie (terrestre), la perdra (même en tant qu’éternelle) et celui qui pour mon amour la perdra, la trouvera Matthieu 10, 39 | Marc 8, 35 | Luc 17, 33 | Jean 12, 25. ”. Sainte haine de celui qui a compris la Parole!
C’est pour cet amour qui surmonte les faiblesses que je l’ai choisie. Un jour j’ai pris un enfant et l’ai placé au milieu de mes apôtres en le leur donnant en exemple. Parce que l’enfant aime avec toutes ses forces et n’a pas de pensées d’orgueil. Le petit enfant, le tout petit, parce que la semence de Satan donne comme premier épi l’orgueil et il fleurit quand la semence a à peine sorti sa tige du sein maternel, et ensuite sort le second épi de la sensualité; le troisième celui de la puissance soit du pouvoir, soit de l’argent. Mais le premier épi est toujours l’orgueil, et il sort des lèvres qui ont à peine oublié la douceur du lait maternel.
C’est comme des tout petits, comme des tout petits que je veux mes disciples pour leur donner les paroles de vie. Comme il était beau de les voir venir à Moi, avec leurs petites mains pleines de fleurs et me dire: “Tiens” et s’échapper en riant pour venir de nouveau avec d’autres fleurettes par un jeu d’amour, confiants, sincères, affectueux… Les tout petits, je les veux dans le monde pour sanctifier le monde. Et puisque l’innocence qui passe et vit au milieu de vous n’a pas le pouvoir de vous rendre meilleurs - elle le devrait car l’innocent est un être du Ciel, un être qui exhale la pureté et la paix, qui parle, sans parler, du Dieu qui l’a fait, qui impose, sans parler, le respect pour ce qui appartient à Dieu, qui implore la pitié et l’amour pour sa jeunesse qui ne doit pas être contaminée, pour sa faiblesse qu’il faut aimer, fleur de votre prochain comme est une fleur le malade et celui qui souffre, peur candide le premier, rouge et violette les deux autres fleurs que vous devriez aimer d’un amour de préférence au milieu de tout le prochain qui a droit à notre amour - puisque donc l’innocence de ceux qui sont innocents par leur âge ne suffit pas, Moi je crée les enfants spirituels, ceux-ci ont une Science infuse que vous n’avez pas, et sont humbles, simples, confiants et francs, comme des enfants qui font en souriant leurs premiers pas et qui savent, cela ils le savent, que sans la mère ils tomberaient et ne la lâchent jamais.
Aussi eux, aussi elle ne me lâche jamais. Voilà pourquoi à elle, et à ceux qui sont comme elle, membres faibles - tels ils vous paraissent - membres ignobles - tels ils vous paraissent - se trouve donné ce qui n’est pas donné à vous.
Dans le Corps mystique ce sont justement ces membres, méprisés par le monde des orgueilleux, qui agissent le plus. Un doigt n’est pas le cerveau. Mais sans doigts, que feriez-vous? Vous ne pourriez même pas accomplir les actes les plus ordinaires et les plus humbles, vous seriez comme le nouveau-né dans les langes qui ne peut pas même prendre la tétine et en recevoir la nourriture si la mère ne la lui met pas entre les lèvres. Même si vous étiez très instruits et très intelligents vous seriez incapables de fixer sur le papier la pensée de votre cerveau.
Il en est ainsi d’elle. C’est un doigt… Mais à ce petit membre, j’ai donné la mission de vous indiquer la Lumière et de vous rappeler à la Lumière. La Lumière qui veut vous rallumer, ô lampes que font fumer les vapeurs du rationalisme, ou éteintes pour de multiples causes qui vont du manque d’amour à l’argent, de l’argent à la sensualité, de la sensualité à l’anticharité. Allons, à genoux. Non pas devant la “petite voix”, mais devant la Parole qui parle. La “petite voix” répète ses paroles. Instrument de son Dieu. Adorez le Seigneur qui parle. Le Seigneur. La “petite voix” est anonyme. Je veux qu’elle soit cachée au monde. Plus tard elle sera connue. Maintenant elle n’est qu’une “voix”. C’est celle qui porte ma Voix. Son honneur est son martyre, car toute élection de Dieu est crucifixion de l’être.
Je ne vous demande même pas de l’aimer. À cela je suffis et elle ne demande rien d’autre. Mais je veux que vous la laissiez en paix, avec le respect que vous devez avoir pour une chose dont Dieu se sert”.
298.8 - Marie dit:
“Maria (Valtorta), c’est la Mère qui parle. Mon Jésus t’a parlé de l’enfance de l’esprit, nécessairement requise pour conquérir le Royaume. Hier il t’a montré une page de sa vie de Maître. Tu as vu des enfants, de pauvres enfants. N’y aurait-il rien d’autre à dire? Si, et c’est moi qui le dis. À toi que je veux rendre toujours plus chère à Jésus. C’est une nuance dans le tableau qui a parlé à ton esprit pour l’esprit d’un grand nombre de gens. Mais ce sont les nuances qui font la beauté du tableau, ce sont elles qui révèlent les talents du peintre et la sagesse de l’observateur. Je veux te faire remarquer l’humilité de mon Jésus. Cette pauvre fillette, dans la simplicité de son ignorance, ne traite pas autrement le pécheur au cœur de pierre que mon Fils. Elle ne sait rien du Rabbi ni du Messie. Un peu moins qu’une petite sauvagesse, ayant vécu dans les champs, dans une maison où l’on méprisait le Maître, car le pharisien Ismaël méprisait mon Jésus, elle n’a jamais entendu parler de Lui et ne l’a jamais vu.
Le père et la mère, brisés par un travail épuisant qu’exigeait le maître cruel, n’avaient pas le temps et la possibilité de lever la tête de la terre qu’ils défrichaient. Peut-être avaient-ils entendu, pendant qu’ils fauchaient les moissons, ou pendant la cueillette des fruits et des grappes, ou pendant qu’ils écrasaient les olives à la dure meule, une clameur d’hosannas et peut-être avaient-ils levé un moment leur tête fatiguée. Mais la peur et la fatigue avaient tout de suite rabaissé leur tête sous le joug. Et ils étaient morts, en pensant que le monde n’était que haine et souffrance, alors qu’au contraire le monde était amour et bien, depuis le moment où mon Jésus le foulait sous ses très saints pieds. Esclaves d’un maître sans pitié, ils sont morts sans avoir rencontré une seule fois le regard et le sourire de mon Jésus,
ni entendu sa parole qui donnait à l’esprit une richesse grâce à laquelle les indigents se sentaient riches, les affamés rassasiés, les malades en bonne santé, ceux qui souffraient consolés.
Eh bien, Jésus ne dit pas: “Moi, qui suis le Seigneur, je te dis: fais cela”. Il garde son anonymat.
Et la petite, ignorante au point de ne pas comprendre même devant le miracle du pommier dépouillé même de ses feuilles qui charge une de ses branches de fruits pour apaiser leur faim, continue de l’appeler: “Seigneur” comme elle appelait Ismaël son maître et le cruel Jacob. Elle se sent attirée vers le bon Seigneur parce que la bonté attire toujours. Mais rien de plus. Elle le suit avec confiance. Elle l’aime tout de suite, par instinct, pauvre petit être perdu dans le monde et dans l’ignorance voulue par le monde, “par le grand monde des puissants et des jouisseurs” qui veulent tenir dans l’ignorance les inférieurs pour pouvoir les torturer plus à leur aise et les exploiter plus odieusement.
298.9 - Elle saura ensuite qui était ce “Seigneur” qui, pauvre comme elle, sans maison ni nourriture, sans mère, parce qu’il avait tout quitté pour l’amour de l’homme, même pour ce petit bout d’homme qu’elle était, pauvre créature de fillette, ce Seigneur qui lui avait donné les fruits miraculeux en voulant enlever de ses lèvres et de son cœur l’amertume de la méchanceté humaine qui crée la haine des malheureux contre les puissants, avec un fruit du Père, pas avec un quignon de pain offert tardivement et qui pour elle aurait toujours eu le goût de la dureté et des pleurs.
Vraiment ces pommes rappelaient les fruits du Paradis Terrestre. Fruit venu sur la branche pour le Bien et pour le Mal, il aurait marqué la rédemption de toutes les misères, d’abord celle de l’ignorance de Dieu, pour les deux orphelins, et marqué le châtiment pour celui qui, connaissait déjà la Parole, avait agi comme s’il ne la connaissait pas. Elle saura ensuite, par la femme de bien Jeanne de Kouza. qui l’accueillit au nom de Jésus, qui était Jésus. Pour elle plusieurs fois Sauveur. De la faim, des intempéries, des périls du monde, de la faute d’origine.
Mais pour elle, elle a toujours vu Jésus dans la lumière de ce jour et il est toujours apparu comme le Seigneur bon, d’une bonté de conte de fée, le Seigneur qui donnait des caresses et des cadeaux, le Seigneur qui lui avait fait oublier qu’elle était sans père ni mère, sans toit et sans vêtements, parce qu’il avait été bon comme le père et doux comme la mère et qu’il avait donné un nid à leur fatigue et une couverture à leur nudité avec sa poitrine et son manteau et celui des autres gens de bien qui étaient avec Lui.
Une lumière paternelle et suave qui n’a pas péri sous le flot de ses larmes même lorsqu’elle a su qu’il était mort tourmenté sur une croix, ni, non plus lorsque, petite fidèle de la première Église, elle a vu ce qu’était devenu le visage de son “Seigneur” sous les coups et les épines et après avoir réfléchi comment il est maintenant, au Ciel, à la droite du Père. Une lumière qui lui a souri à sa dernière heure sur la terre, l’amenant sans crainte vers son Sauveur, une lumière qui lui a souri encore, si ineffablement douce, dans la splendeur du Paradis.
298.10 - Jésus te regarde aussi comme cela. Vois-le toujours comme ta lointaine homonyme Marie, devenue fille adoptive de Kouza. et sois heureuse de l’amour qu’il a pour toi. Sois simple, humble et fidèle comme la pauvre petite Marie que tu as connue. Vois où elle est arrivée, bien que pauvre petite ignorante d’Israël: sur le Cœur de Dieu. L’Amour s’est révélé à elle comme à toi, et elle est devenue docte de la véritable Sagesse.
Aie foi, reste en paix. Il n’y a pas de misère que mon Fils ne puisse changer en richesse et il n’y a pas de solitude que Lui ne puisse combler, comme il n’y a pas de manquement que Lui ne puisse effacer.
Le passé n’existe plus, lorsque l’amour l’annule. Même pas un passé redoutable. Veux-tu craindre, toi, alors que le larron Dismas n’a pas craint Voir EMV 609.11/14. ? Aime, aime et n’aie peur de rien.
La Mère te quitte avec sa bénédiction.”