298 – Le secours apporté aux orphelins Marie et Matthias, et les enseignements qui en découlent
8 octobre 1945 / 20 Août 1944 / 20 août 1944 / 20 août 1944 / 21 août 1944
Cet épisode regroupe plusieurs chapitres de l’ancienne édition.
Le lundi 8 octobre 1945.
298.1 - Je revois le lac de Mérom en un sombre jour pluvieux… Boue et nuages. Silence et brouillard. L’horizon disparaît dans les nuages. Les chaînes de l’Hermon sont ensevelies sous des couches de nuages bas. Mais de cet endroit - un plateau surélevé situé près du petit lac tout gris et jaunâtre à cause de la boue des mille ruisseaux gonflés, et à cause du ciel nuageux de novembre - on découvre bien ce petit miroir d’eau alimenté par le Jourdain supérieur, qui en débouche ensuite pour alimenter l’autre lac plus grand de Génésareth.
Le soir descend, de plus en plus triste et pluvieux, pendant que Jésus s’achemine par la route qui coupe le Jourdain après le lac de Mérom, pour prendre un sentier qui mène directement à une maison…
(Jésus dit: “Ici vous mettrez la vision des orphelins Matthias et Marie, donnée le 20 Août 1944.”) Maria Valtorta ne reçoit pas ses visions quotidiennes dans un ordre chronologique, mais dans un ordre qui semble suivre l'opportunité du moment. Ces visions sont reconstituées dans leur ordre chronologique sur indications de Jésus, comme ici. L'ensemble restitue un ordre parfaitement cohérent, sans contradictions.
Le dimanche 20 août 1944.
298.2 - Une autre douce vision de Jésus et de deux enfants.
Je vois Jésus qui passe par un petit chemin à travers champs. Ils doivent être ensemencés depuis peu, car la terre est encore fine et foncée comme après un récent ensemencement. Jésus s’arrête pour caresser deux enfants: un garçon de pas plus de quatre ans et une fillette qui peut en avoir huit ou neuf. Ce doit être des enfants très pauvres car ils ont deux pauvres petits vêtements déteints et même déchirés, et une petite figure triste et souffrante.
Jésus ne demande rien. Il les regarde seulement fixement pendant qu’il les caresse. Puis il se hâte vers une maison qui est au bout du petit chemin. Une maison de campagne, mais bien tenue, avec un escalier extérieur qui monte du sol sur la terrasse, sur laquelle se trouve une tonnelle de vigne, maintenant dépouillée des grappes et des feuilles. Seules quelques dernières feuilles déjà jaunies pendent et remuent par l’effet du vent humide d’une maussade journée d’automne. Sur le parapet de la maison, des colombes roucoulent en attendant l’eau que le ciel gris et nuageux annonce.
Jésus, suivi des siens, pousse la grille rustique du petit mur en pierres sèches qui entoure la maison, et entre dans la cour, nous dirions l’aire, où se trouve un puits et dans un coin le four. Je suppose que c’est cela ce débarras aux murs plus sombres à cause de la fumée qui en sort maintenant et que le vent pousse vers la terre.
Au bruit des pas une femme se présente sur le seuil du débarras et, après avoir vu Jésus, le salue joyeusement et court vers la maison pour avertir.
Voici qu’un homme vieillot et gras se présente sur la porte de la maison et se hâte vers Jésus.
“Grand honneur, Maître, de te voir!” dit-il en guise de salutation.
Jésus dit son salut:
“La paix soit avec toi. Et il ajoute: La nuit arrive et la pluie va venir. Je te demande un abri et un pain pour Moi et mes disciples.”
“Entre, Maître. Ma maison est à Toi. La servante va défourner le pain. Je suis bien aise de te l’offrir avec du fromage de mes brebis et des fruits de ma propriété. Entre, entre, le vent est humide et froid…”
Et avec empressement il tient ouverte la porte en s’inclinant au passage de Jésus.
298.3 - Mais ensuite il change subitement de ton en s’adressant à quelqu’un qu’il voit et il dit en colère:
“Encore toi, ici? Va-t-en. Il n’y a rien pour toi. Va-t-en. Tu as compris? Ici, il n’y a pas de place pour les vagabonds…”
Et il murmure entre ses dents:
“…et peut-être aussi de voleurs comme toi.”
Une petite voix plaintive répond:
“Pitié, seigneur. Un pain au moins pour mon petit frère. Nous avons faim…”