“Justice. Il ne connaîtra pas la faim car ses greniers sont garnis pour longtemps encore, mais la disette, car la semence ne donnera pas de grain et les oliviers et les pommiers n’auront que des feuilles. Ces innocents ont eu, non pas de Moi, mais du Père, du pain et un toit. Car mon Père est aussi le Père des orphelins, Lui qui donne, un nid et de la nourriture aux oiseaux des bois. Eux pourront dire, et tous les malheureux avec eux, les malheureux qui savent rester pour Lui “des fils innocents et affectueux”, que dans leur petite main Dieu a mis la nourriture et qu’avec un soin paternel Il les con- duit à un toit hospitalier.”

La vision se termine et il m’en reste une grande paix.

298.7 - Jésus dit:

“Ceci est spécialement pour toi, âme qui pleure en regardant les croix du passé et les nuages de l’avenir. Le Père aura toujours un pain à mettre dans ta main et un nid pour recueillir sa tourterelle en pleurs.

C’est pour tous l’enseignement que je sais être le “Seigneur” avec Justice. Mais on ne me trompe et on ne me flatte pas par un, respect mensonger.

Celui qui ferme son cœur à son frère, ferme son cœur à Dieu et Dieu à lui.

C’est le premier commandement, ô hommes. Amour et amour. Celui qui n’aime pas ment quand il se donne pour chrétien 1 Jean 4, 20 - "Si quelqu'un dit : "J'aime Dieu" et qu'il déteste son frère, c'est un menteur : celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne saurait aimer le Dieu qu'il ne voit pas". .

Inutile la fréquentation des sacrements et des offices, inutile la prière s’il manque la charité 1 Corinthiens 13, 13 "Trois choses demeurent : la foi, l'espérance et l'amour, mais la plus grande d'entre elles, c'est l'amour". . Cela devient des formules et même des sacrilèges. Comment pouvez-vous venir au Pain éternel et vous rassasier quand vous avez refusé un pain à un affamé? Est-ce que votre pain est plus précieux que le mien? Plus saint? O hypocrites! Moi, je ne mets pas de limite en me donnant à votre misère et vous, vous qui êtes misère,

vous n’avez pas pitié des misères qui, aux yeux de Dieu, ne sont pas odieuses comme les vôtres, car ce sont des malheurs, et les vôtres ce sont des péchés. Trop souvent vous dites: “Seigneur, Seigneur” pour que je sois bienveillant à l’égard de vos intérêts. Mais vous ne le dites pas par amour pour le prochain. Mais vous ne faites rien au nom du Seigneur pour le prochain.

Regardez: dans les collectivités et chez les individus, que vous a donné votre religion mensongère et votre vrai manque de charité? L’abandon de Dieu. Et le Seigneur reviendra quand vous saurez aimer comme je l’ai enseigné. Mais pour vous, petit troupeau de ceux qui souffrent en étant bons, je dis: “Vous n’êtes jamais orphelins. Vous n’êtes jamais abandonnés.

Dieu n’existerait pas si la Providence manquait à ses fils. Tendez la main: le Père vous donne tout en “père”, c’est-à-dire avec un amour qui n’avilit pas. Essuyez vos larmes. Je vous prend et je vous porte parce que j’ai pitié de votre langueur”. La plus aimée des créatures c’est l’homme. Voudrez-vous douter que le Père aura plus de pitié pour l’oiseau que pour l’homme fidèle Cf. Matthieu 6, 26. ? À l’homme fidèle, Lui qui a de la longanimité même pour le pécheur et lui donne le temps et la possibilité de venir à Lui? Oh! Si le monde comprenait ce qu’est Dieu!

Va en paix, Maria. Tu m’es chère comme les deux orphelins que tu as vus, et plus encore. Va en paix. Je suis avec toi.”

Les textes suivants ne figurent pas dans la nouvelle édition Ils sont maintenant insérés dans Les Cahiers de 1944 aux dates respectives (20 et 21 août). Matthieu 4, 23. Matthieu 11, 5 - Luc 7, 22. Matthieu 11, 21-23. Marc 3, 7-8. Luc 8, 1-2. Jean 6, 1-2. Jean 21, 24-25. 1 Corinthiens 12, 21-24. Matthieu 10, 39 | Marc 8, 35 | Luc 17, 33 | Jean 12, 25.

298.8 - Marie dit:

“Maria (Valtorta), c’est la Mère qui parle. Mon Jésus t’a parlé de l’enfance de l’esprit, nécessairement requise pour conquérir le Royaume. Hier il t’a montré une page de sa vie de Maître. Tu as vu des enfants, de pauvres enfants. N’y aurait-il rien d’autre à dire? Si, et c’est moi qui le dis. À toi que je veux rendre toujours plus chère à Jésus. C’est une nuance dans le tableau qui a parlé à ton esprit pour l’esprit d’un grand nombre de gens. Mais ce sont les nuances qui font la beauté du tableau, ce sont elles qui révèlent les talents du peintre et la sagesse de l’observateur. Je veux te faire remarquer l’humilité de mon Jésus. Cette pauvre fillette, dans la simplicité de son ignorance, ne traite pas autrement le pécheur au cœur de pierre que mon Fils. Elle ne sait rien du Rabbi ni du Messie. Un peu moins qu’une petite sauvagesse, ayant vécu dans les champs, dans une maison où l’on méprisait le Maître, car le pharisien Ismaël méprisait mon Jésus, elle n’a jamais entendu parler de Lui et ne l’a jamais vu.

Le père et la mère, brisés par un travail épuisant qu’exigeait le maître cruel, n’avaient pas le temps et la possibilité de lever la tête de la terre qu’ils défrichaient. Peut-être avaient-ils entendu, pendant qu’ils fauchaient les moissons, ou pendant la cueillette des fruits et des grappes, ou pendant qu’ils écrasaient les olives à la dure meule, une clameur d’hosannas et peut-être avaient-ils levé un moment leur tête fatiguée. Mais la peur et la fatigue avaient tout de suite rabaissé leur tête sous le joug. Et ils étaient morts, en pensant que le monde n’était que haine et souffrance, alors qu’au contraire le monde était amour et bien, depuis le moment où mon Jésus le foulait sous ses très saints pieds. Esclaves d’un maître sans pitié, ils sont morts sans avoir rencontré une seule fois le regard et le sourire de mon Jésus,

ni entendu sa parole qui donnait à l’esprit une richesse grâce à laquelle les indigents se sentaient riches, les affamés rassasiés, les malades en bonne santé, ceux qui souffraient consolés.

Eh bien, Jésus ne dit pas: “Moi, qui suis le Seigneur, je te dis: fais cela”. Il garde son anonymat.

Et la petite, ignorante au point de ne pas comprendre même devant le miracle du pommier dépouillé même de ses feuilles qui charge une de ses branches de fruits pour apaiser leur faim, continue de l’appeler: “Seigneur” comme elle appelait Ismaël son maître et le cruel Jacob. Elle se sent attirée vers le bon Seigneur parce que la bonté attire toujours. Mais rien de plus. Elle le suit avec confiance. Elle l’aime tout de suite, par instinct, pauvre petit être perdu dans le monde et dans l’ignorance voulue par le monde, “par le grand monde des puissants et des jouisseurs” qui veulent tenir dans l’ignorance les inférieurs pour pouvoir les torturer plus à leur aise et les exploiter plus odieusement.

298.9 - Elle saura ensuite qui était ce “Seigneur” qui, pauvre comme elle, sans maison ni nourriture, sans mère, parce qu’il avait tout quitté pour l’amour de l’homme, même pour ce petit bout d’homme qu’elle était, pauvre créature de fillette, ce Seigneur qui lui avait donné les fruits miraculeux en voulant enlever de ses lèvres et de son cœur l’amertume de la méchanceté humaine qui crée la haine des malheureux contre les puissants, avec un fruit du Père, pas avec un quignon de pain offert tardivement et qui pour elle aurait toujours eu le goût de la dureté et des pleurs.

Vraiment ces pommes rappelaient les fruits du Paradis Terrestre. Fruit venu sur la branche pour le Bien et pour le Mal, il aurait marqué la rédemption de toutes les misères, d’abord celle de l’ignorance de Dieu, pour les deux orphelins, et marqué le châtiment pour celui qui, connaissait déjà la Parole, avait agi comme s’il ne la connaissait pas. Elle saura ensuite, par la femme de bien Jeanne de Kouza. qui l’accueillit au nom de Jésus, qui était Jésus. Pour elle plusieurs fois Sauveur. De la faim, des intempéries, des périls du monde, de la faute d’origine.

Mais pour elle, elle a toujours vu Jésus dans la lumière de ce jour et il est toujours apparu comme le Seigneur bon, d’une bonté de conte de fée, le Seigneur qui donnait des caresses et des cadeaux, le Seigneur qui lui avait fait oublier qu’elle était sans père ni mère, sans toit et sans vêtements, parce qu’il avait été bon comme le père et doux comme la mère et qu’il avait donné un nid à leur fatigue et une couverture à leur nudité avec sa poitrine et son manteau et celui des autres gens de bien qui étaient avec Lui.

Une lumière paternelle et suave qui n’a pas péri sous le flot de ses larmes même lorsqu’elle a su qu’il était mort tourmenté sur une croix, ni, non plus lorsque, petite fidèle de la première Église, elle a vu ce qu’était devenu le visage de son “Seigneur” sous les coups et les épines et après avoir réfléchi comment il est maintenant, au Ciel, à la droite du Père. Une lumière qui lui a souri à sa dernière heure sur la terre, l’amenant sans crainte vers son Sauveur, une lumière qui lui a souri encore, si ineffablement douce, dans la splendeur du Paradis.

298.10 - Jésus te regarde aussi comme cela. Vois-le toujours comme ta lointaine homonyme Marie, devenue fille adoptive de Kouza. et sois heureuse de l’amour qu’il a pour toi. Sois simple, humble et fidèle comme la pauvre petite Marie que tu as connue. Vois où elle est arrivée, bien que pauvre petite ignorante d’Israël: sur le Cœur de Dieu. L’Amour s’est révélé à elle comme à toi, et elle est devenue docte de la véritable Sagesse.

Aie foi, reste en paix. Il n’y a pas de misère que mon Fils ne puisse changer en richesse et il n’y a pas de solitude que Lui ne puisse combler, comme il n’y a pas de manquement que Lui ne puisse effacer.

Le passé n’existe plus, lorsque l’amour l’annule. Même pas un passé redoutable. Veux-tu craindre, toi, alors que le larron Dismas n’a pas craint Voir EMV 609.11/14. ? Aime, aime et n’aie peur de rien.

La Mère te quitte avec sa bénédiction.”