“On lit au huitième chapitre du second livre d’Esdras Dans la Bible hébraïque primitive, les Livres d'Esdras et de Néhémie n'en forment qu'un. Ils racontent tous les deux le retour du peuple juif de son exil à Babylone. Progressivement, la version grecque des Septante les a divisés en sections différentes comme elle l'avait fait avec les livres de Samuel, ceux des Rois et des Chroniques. L'unité de la Bible hébraïque a longtemps été reprise par la Vulgate ancêtre de nos Bibles et conservée, jusqu'au 15ème siècle. Puis la division instaurée par la Septante (LXX) a prévalu, devenant Livre d'Esdras puis Livre de Néhémie. Cette version des LXX, en usage au temps de Jésus semble être la référence usuelle dans les visions de Maria Valtorta (ce qui est cohérent). Ainsi, le "chapitre huit du second livre d'Esdras" évoqué par Jésus, correspond pour nous à Néhémie, chapitre 8. ce que maintenant je vous répète ici: “Au début du septième mois…” (Jésus me dit: “N’ajoute rien d’autre. Je répète intégralement les paroles du livre”).

Quand est-ce qu’un peuple est rapatrié? Quand il revient dans les terres de ses pères. Moi, je viens vous ramener dans les terres de votre Père, dans le Royaume du Père. Et je le puis parce que j’ai été envoyé pour cela. Je viens donc vous amener au Royaume de Dieu et par conséquent il est juste de vous comparer à ceux qui furent rapatriés avec Zorobabel à Jérusalem, la cité du Seigneur, et il est juste de faire avec vous comme le scribe Esdras fit avec le peuple rassemblé de nouveau dans les murs sacrés.

Car reconstruire une cité en la dédiant au Seigneur, mais ne pas reconstruire les âmes qui sont semblables à autant de petites cités de Dieu, c’est une sottise sans pareille.

Comment reconstruire ces petites cités spirituelles que tant de raisons ont démolies? Quels matériaux employer pour les faire solides, belles, durables?

Les matériaux sont dans les préceptes du Seigneur. Les dix commandements, et vous les connaissez parce que Philippe, votre fils et mon disciple, vous les a rappelés. Les deux saints parmi les saints préceptes: “Aime Dieu avec tout toi-même. Aime le prochain comme toi-même”. C’est l’abrégé de la Loi Cf. Matthieu 22, 36-40 | Marc 12, 29-21 | Luc 10, 27-28. et ce sont ceux-ci que je prêche parce que, avec eux, on est sûr de conquérir le Royaume de Dieu. Dans l’amour se trouve la force de se conserver saint ou de le devenir, la force de pardonner, la force de l’héroïsme dans la vertu. Tout se trouve dans l’amour.

295.5 - Ce n’est pas la peur qui sauve. La peur du jugement de Dieu, la peur des sanctions humaines, la peur des maladies. La peur n’est jamais constructive. Elle provoque l’éboulement, l’effritement, la dislocation, la ruine. La peur porte au désespoir, elle porte aux astuces pour cacher la mauvaise conduite, elle porte seulement à craindre quand la crainte est désormais inutile parce que le mal est désormais en nous. Qui pense, pendant qu’il est en bonne santé, à agir avec prudence par pitié pour son corps? Personne. Mais dès que le premier frisson de fièvre court dans les veines, ou qu’une tache fait penser à des maladies immondes, voici alors qu’arrive la peur, tourment qui s’ajoute à la maladie, force de désagrégation dans un corps que déjà la maladie désagrège.

L’amour au contraire est constructeur. Il construit, affermit, maintient compact, préserve. L’amour apporte l’espérance en Dieu. L’amour fait fuir le mal. L’amour porte à la prudence envers sa propre personne qui n’est pas le centre de l’univers, comme le croient et le font les égoïstes, les faux amoureux d’eux-mêmes car ils n’aiment qu’une partie d’eux-mêmes: la moins noble, au détriment de la partie immortelle et sainte; mais c’est un devoir, cependant, de toujours en prendre soin pour la conserver en bonne santé tant qu’il plaira à Dieu, pour être utile à soi-même, aux parents, à sa cité, à son pays tout entier.

Il est inévitable que surviennent les maladies. Il n’est pas dit que toute maladie soit la conséquence d’un vice ou d’une punition.

Il y a les saintes maladies envoyées par le Seigneur à ses justes pour que dans le monde, qui fait du plaisir son tout et qui lui fait tout servir, il y ait des saints qui sont comme des otages de guerre pour le salut des autres, et qui paient de leur personne pour que soit expiée par leurs souffrances la masse de fautes que le monde accumule journellement et qui finirait par s’écrouler sur l’Humanité en l’ensevelissant sous sa malédiction. Vous vous souvenez de Moïse devenu vieux et qui priait pendant que Josué combattait au nom du Seigneur Exode 17, 8-13. ? Vous devez savoir que celui qui souffre saintement livre la plus grande bataille au plus féroce guerrier qui existe dans le monde, caché sous les apparences des hommes et des peuples, à Satan, le Tortionnaire, l’Origine de tout mal, et qu’il se bat pour tous les autres hommes. Mais quelle différence entre ces maladies saintes que Dieu envoie et celles qui proviennent du vice par suite d’un amour coupable pour les plaisirs sensuels! Les premières, preuves de la volonté bienfaisante de Dieu: les secondes, preuves de la corruption satanique.

Il faut donc aimer pour être saints parce que l’amour crée, préserve, sanctifie.

295.6 - Moi aussi, en vous annonçant cette vérité, je vous parle comme Néhémie et Esdras: “Ce jour est consacré au Seigneur notre Dieu. Pas de deuil, pas de pleurs”.

Car tout deuil cesse quand on vit le jour du Seigneur. La mort perd sa dureté, car la perte d’un fils, d’un époux, d’un père, d’une mère ou d’un frère, devient une séparation momentanée et limitée. Momentanée parce qu’elle cesse avec notre propre mort. Limitée parce qu’elle se limite au corps, au sens. L’âme ne perd rien par la mort d’un parent qui s’est éteint. Mais au contraire, la liberté n’est limitée que d’un côté: celui du survivant dont l’âme est encore enserrée dans la chair,

alors que l’autre côté, celui qui est passé à une seconde vie, jouit de la liberté et de la possibilité de veiller sur nous et de nous obtenir davantage, bien davantage que quand il nous aimait dans la prison du corps.

Je vous dis comme Néhémie et Esdras: “Allez manger de la viande grasse et boire du vin doux, et envoyez-en des parts a ceux qui n’en ont pas, car c’est un jour saint pour le Seigneur et personne ne doit souffrir ce jour-là. Ne vous attristez pas, car la joie du Seigneur qui est parmi vous est la force de celui qui reçoit la grâce du Seigneur Très-Haut dans ses murs et dans son cœur”.

Vous ne pouvez plus faire les Tabernacles Fête des Tabernacles, autrement appelée fête des Tentes (Soukkot). On y bâtissait des huttes de branchages dans lesquelles on vivait le temps de la commémoration. . Le temps en est passé, mais élevez-en de spirituels dans vos cœurs. Gravissez la montagne, c’est-à-dire montez vers la Perfection. Cueillez des branches d’oliviers, de myrtes, de palmiers, de chênes, d’hysopes, de tous les arbres les plus beaux. Rameaux des vertus de paix, de pureté, d’héroïsme, de mortification, de force, d’espérance, de justice, de toutes, toutes les vertus. Ornez-vous l’esprit en célébrant la fête du Seigneur. Ses tabernacles vous attendent. Les siens. Et ils sont beaux, saints, éternels, ouverts à tous ceux qui vivent dans le Seigneur. Et avec Moi, aujourd’hui, proposez-vous de faire pénitence pour le passé et de commencer une vie nouvelle.

Ne craignez rien du Seigneur. Lui vous appelle parce qu’il vous aime. Ne craignez pas. Soyez ses fils comme tous ceux d’Israël. C’est aussi pour vous qu’Il a fait la Création et le Ciel, qu’il a suscité Abraham et Moïse, qu’il a ouvert la mer et créé la nuée qui indique la route, et qu’il est descendu du Ciel pour donner la Loi, qu’il a ouvert les nuées pour faire pleuvoir la manne, et qu’il a rendu le rocher fécond pour qu’il vous donne de l’eau. Et maintenant, oh! maintenant que pour vous aussi, il envoie le Pain vivant du Ciel pour votre faim, la vraie Vigne et la Source de la Vie éternelle pour votre soif. Et par ma bouche il vous dit: “Entrez pour posséder la Terre sur laquelle J’ai levé la main pour vous la donner”. Ma Terre spirituelle: le Royaume des Cieux.”

295.7 - La foule échange des paroles enthousiastes…

Puis voilà les malades. Si nombreux. Jésus les fait ranger sur deux files et, pendant que cela se fait, il demande à Philippe d’Arbel:

“Pourquoi ne les as-tu pas guéris?”

“Pour qu’ils aient ce que moi j’ai eu: la guérison par tes mains.”

Jésus passe en bénissant, un par un, les malades et c’est le prodige habituel qui se répète: des aveugles qui voient et des sourds qui entendent, des muets qui parlent, des bossus qui se redressent, des fièvres qui tombent, des faiblesses qui disparaissent.

295.8 - Les guérisons sont terminées. Puis, après le dernier malade, il y a les deux pharisiens qui étaient allés à Bozra Cf. EMV 293.2. et deux autres.

“La paix à Toi, Maître. Et à nous, tu ne dis rien?”

“J’ai parlé, pour tout le monde.”

“Mais nous n’avions pas besoin de ces paroles. Nous sommes les saints d’Israël.”