275.2 – Parleras-tu aujourd’hui? J’ai faim de ta parole.”

“J’ai déjà parlé, mais je parlerai encore beaucoup, à vous les disciples. Vos compagnons, les apôtres, ont déjà commencé la mission après une active préparation. Mais ils ne suffisent pas aux besoins du monde, Et il faut avoir tout fait, dans un temps précis. Je suis comme quelqu’un qui a une échéance et qui doit avoir tout fait dans un temps limité. Je vous demande, à tous, de l’aide et, au nom de Dieu, je vous promets, de l’aide et un avenir de gloire.”

L’œil perçant de Jésus découvre un homme tout enveloppé dans un manteau de lin:

“N’es-tu pas le prêtre Jean?”

“Si, Maître. Plus aride que le vallon maudit est le cœur des juifs. Je me suis enfui à ta recherche.”

“Et le sacerdoce?”

“La lèpre m’en avait banni la première fois, les hommes pour la seconde, parce que je t’aime. Ta Grâce m’attire à elle: à Toi. Elle aussi m’avait expulsé d’un lieu profané pour m’amener dans un lieu pur. Tu m’as purifié, Maître, en mon corps et en mon esprit. Et une chose pure ne peut pas, ne doit pas, s’approcher d’une chose impure. Ce serait une offense pour celui qui a purifié.”

“Tu as un jugement sévère, mais il n’est pas injuste.”

“Maître, les laideurs de famille sont connues de celui qui vit dans la famille et ne doivent être dites qu’à celui qui est un esprit droit. Tu l’es et, d’ailleurs, tu sais. Aux autres, je ne le dirais pas. Ici, il y a Toi, tes apôtres et deux qui sont au courant, comme Toi et comme moi. Par conséquent…”

“Cela va bien. Mais… oh! toi aussi?! La paix soit à toi! Tu es venu pour donner d’autre nourriture?”

“Non. Pour avoir, moi, ta nourriture.”

“Est-ce que tes récoltes sont perdues?”

“Oh! non. Jamais elles n’ont été si belles. Mais, mon Maître, je cherche un autre pain, une autre récolte: les tiens. Et, avec moi, j’ai le lépreux que tu as guéri sur mes terres. Il est revenu à son Maître. Mais lui et moi, avons maintenant un maître à suivre et à servir: Toi.”

“Venez. Un, deux, trois, quatre… Une bonne récolte! Mais avez-vous réfléchi à votre situation auprès du Temple? Vous savez, et Moi je sais… et je ne dis rien d’autre…”

“Je suis un homme libre et je vais avec qui je veux” dit le prêtre Jean.

“Et moi aussi” dit le nouveau venu, le scribe Jean, qui est l’homme qui a donné de la nourriture le sabbat au pied du Mont des Béatitudes. Cf. EMV 175.4/5.

“Et nous aussi” disent Hermas et Étienne.

Et Étienne ajoute:

“Parle-nous, Seigneur. Nous ignorons ce qu’est précisément notre mission. Donne-nous le minimum pour pouvoir te servir tout de suite. Le reste viendra en te suivant.”

“Oui. Sur la montagne, tu as parlé des béatitudes. Et c’était une instruction pour nous. Mais nous, auprès des autres, pour le second amour, celui du prochain, que devons-nous faire?” demande le scribe Jean.

275.3 – “Où est Jean d’En-Dor?” demande Jésus pour toute réponse.

“Là-bas, Maître, avec ceux qui ont été guéris.”

“Qu’il vienne ici”

Jean d’En-Dor accourt. Jésus lui met la main sur l’épaule en le saluant en particulier et il dit:

“Voilà, maintenant, je vais parler. Je veux vous avoir devant Moi, vous qui portez le nom saint. Toi, mon apôtre; toi, le prêtre; toi, le scribe; toi, Jean du Baptiste; et toi, enfin, pour fermer la couronne des grâces faites par Dieu. Et si je te nomme le dernier, tu sais que tu n’es pas le dernier dans mon cœur. Je te l’ai promis, un jour, ce discours, Tu vas l’avoir.”