275 – Quatre nouveaux disciples. Discours sur les œuvres de miséricorde physique et intellectuelle
8 septembre 1945
Vision du samedi 8 septembre 1945 (Nativité de la Vierge Marie)
[…] Le même jour Maria Valtorta lut exceptionnellement, sur l'insistance d'un voisin, le Phédon, un ouvrage de Socrate. Jésus vient lui commenter le livre et lui expliqué en quoi il se faisait écho de sa doctrine éternelle (Les Cahiers de 1945 à 1950, 8 septembre 1945).
275.1 – Jésus se trouve dans les plaines de Chorazeïn (Corozaïn), le long de la vallée du haut Jourdain, entre le lac de Génésareth et le lac de Mérom. Une campagne pleine de vignobles où déjà commencent les vendanges. Il doit y être depuis déjà quelques jours parce que, ce matin, sont avec Lui les disciples qui étaient à Sicaminon et parmi eux, de nouveau Étienne et Hermas. Isaac s’excuse de n’avoir pu être là plus tôt, c’est que, dit-il, il se demandait s’il était bien d’amener ou non avec lui les nouveaux venus et ces réflexions l’avaient retardé.
“Mais” dit-il encore “j’ai pensé que le chemin du Ciel est ouvert à tous ceux de bonne volonté et il me semble que ceux-ci, bien que disciples de Gamaliel, sont tels”
“Tu as bien dit et bien fait. Amène-les-moi ici.”
Isaac s’en va et revient avec les deux.
“La paix à vous. Est-ce que la parole des apôtres vous a semblé si vraie que vous voulez vous y unir?”
“Oui, et la tienne davantage. Ne nous repousse pas, Maître.”
“Pourquoi le devrais-je?”
“Parce que nous appartenons à Gamaliel.”
“Et avec cela? Moi, j’honore le grand Gamaliel et je le voudrais avec Moi car il est digne d’y être. Il ne lui manque que cela pour faire de sa sagesse une perfection. Que vous a-t-il dit quand vous l’avez quitté? Parce que, certainement, vous l’avez salué.”
“Oui. Il nous a dit: “Heureux êtes-vous de pouvoir croire. Priez pour que moi j’oublie pour pouvoir me souvenir”
Les apôtres qui, curieux se serrent autour de Jésus, se regardent l’un l’autre et se demandent à voix basse: “Qu’est-ce qu’il a voulu dire? Que veut-il? Oublier pour se souvenir?”
Jésus entend ce chuchotement et explique: “Il veut oublier sa sagesse pour prendre la mienne. Il veut oublier qu’il est le rabbi Gamaliel pour se rappeler qu’il est un fils d’Israël qui attend le Christ. Il veut s’oublier lui-même pour se rappeler la Vérité.”
“Ce n’est pas un menteur, Gamaliel, Maître” dit Hermas pour l’excuser.
“Non. Mais c’est le fatras des pauvres mots humains qui est mensonge. Les paroles qui remplacent la Parole, il faut les oublier, s’en dépouiller, venir nu et vierge à la Vérité pour être revêtu et fécondé. Cela requiert l’humilité. L’écueil…”
“Alors, nous aussi, nous devons oublier?”
“Sans aucun doute. Oublier tout ce qui est chose humaine. Se rappeler tout ce qui est chose de Dieu. Venez, vous pouvez le faire.”
“Nous voulons le faire” assure Hermas.
“Avez-vous déjà vécu la vie des disciples?”
“Oui, du jour où nous avons appris le meurtre du Baptiste. La nouvelle arriva très vite à Jérusalem, apportée par des courtisans et des officiers d’Hérode. Sa mort nous a tirés de notre torpeur” répond Étienne.
“Le sang des martyrs est toujours vie pour ceux qui sont dans la torpeur. Rappelle-le-toi, Étienne.”
“Oui, Maître.