250 – La parabole de la boue qui devient flamme racontée aux disciples venus avec Isaac. Le sacrifice de Jean d’En-Dor

11 août 1945

Vision du samedi 11 août 1945.

250.1 – C’est justement sur les rives du torrent profond que Jésus trouve Isaac avec de nombreux disciples, connus et inconnus. Parmi ceux qui sont connus, il y a Timon, le chef de la synagogue de “La Belle Eau”; Joseph d’Emmaüs qu’on avait accusé d’inceste; le jeune homme qui abandonna l’ensevelissement de son père pour suivre Jésus Cf. EMV 178. ; Étienne; le lépreux Abel purifié l’année précédente près de Chorazeïn avec son ami Samuel; il y a Salomon, le passeur de Jéricho, et d’autres, d’autres, d’autres que je reconnais mais dont je ne me rappelle absolument pas l’endroit où je les ai vus ni leurs noms. Visages connus, et désormais il y en a tant, tous connus comme visages de disciples. Et puis d’autres, conquis par Isaac ou par les disciples eux-mêmes que je viens de nommer, qui suivent le groupe principal en espérant trouver Jésus.

La rencontre est affectueuse, joyeuse et respectueuse. Isaac rayonne de joie de voir le Maître et de Lui montrer son nouveau troupeau et, comme récompense, il demande une parole de Jésus pour la foule qu’il a avec lui.

“Connais-tu un endroit tranquille où l’on peut se réunir?”

“À l’extrémité du golfe, il y a une plage déserte où se trouvent des cabanes de pêcheurs, vides en cette saison parce que malsaines, et parce que la saison de la pêche des poissons pour la salaison est terminée, et ils vont en Syro-Phénicie pour pêcher la pourpre. Beaucoup d’entre eux croient déjà en Toi pour t’avoir entendu parler dans les villes maritimes ou pour avoir trouvé les disciples, et ils m’ont cédé leurs cabanes pour nous y reposer. Nous y revenons après une mission. Car il y a beaucoup à faire sur cette côte. Elle est totalement corrompue par tant de choses. Je voudrais arriver jusqu’à la Syro-Phénicie et ce serait possible par la mer car la côte est trop brûlée par le soleil pour la faire à pied C'est la fin-juin (lune de Tammouz). . Mais je suis berger pas marin, et parmi ceux-ci il n’y en a pas un qui sache diriger un bateau à voile.”

Jésus écoute attentivement avec un léger sourire. Il est un peu penché, Lui si grand, devant le petit berger qui, comme un soldat, rapporte tout à son général.

Jésus répond:

“Dieu t’aide à cause de ton humilité. Si je suis connu ici, mon disciple, c’est par toi, pas par les autres.

250.2 – Maintenant nous allons demander à ceux du lac s’ils se sentent capables d’aller à la voile sur la mer, et nous irons, si nous pouvons, en Syro-Phénicie.”

Et il se retourne pour chercher Pierre, André, Jacques et Jean qui ont une conversation animée avec quelques disciples, pendant que Judas Iscariote est en arrière, occupé à faire des compliments à Etienne, et le Zélote, Barthélemy et Philippe sont à côté des femmes. Les quatre autres sont près de Jésus.

Les quatre pêcheurs viennent tout de suite:

“Est-ce que vous vous sentez à même d’aller en barque sur la mer?” demande Jésus.

Les quatre se regardent, perplexes. Pierre, tout en réfléchissant, se passe la main dans les cheveux, puis il demande:

“Mais où? Au grand large? Nous, nous sommes des poissons d’eau douce…”

“Non, le long de la côte jusqu’à Sidon.”

“Hum! Je crois que c’est possible. Qu’en dites-vous?”

“Moi aussi, je le crois. Mer ou lac, ce sera toujours la même chose: de l’eau” dit Jacques.

“Et même ce sera plus beau et plus facile” dit Jean.

“Mais cela je ne sais pas d’après quoi tu le juges” lui répond son frère.

“C’est à cause de son amour pour la mer. Celui qui aime quelque chose y voit toutes les perfections. Si tu aimais ainsi une femme, tu serais un parfait époux” plaisante Pierre en secouant Jean amicalement.

“Non. Je le dis parce qu’à Ascalon j’ai vu que les manœuvres sont les mêmes et la navigation est tellement agréable” répond Jean.

“Alors, allons-y! s’exclame Pierre. Il vaudrait pourtant toujours mieux avoir quelqu’un du pays. Nous ne connaissons pas cette mer, ni ses hauts fonds” observe Jacques.

“Oh! Je n’y pense même pas! Nous avons Jésus avec nous! Autrefois je n’étais pas tranquille, mais depuis qu’il a apaisé le lac! Allons, allons avec le Maître à Sidon. Peut-être il y a du bien à faire” dit André.