“Mais, pourtant, il ne s’était pas perverti pour avoir épousé la fille du Pharaon puisqu’il arrivait à juger sagement qu’elle ne devait pas rester dans la maison sanctifiée.”
“La bonté de Dieu n’a pas de commune mesure avec la nôtre. L’homme, après une faute, ne pardonne pas, même si lui est toujours coupable. Dieu n’est pas inexorable après une première faute, mais cependant Il ne permet pas que l’homme s’endurcisse impunément dans le même péché. C’est pourquoi Il ne punit pas à la première chute, Il parle alors au cœur. Mais Il punit quand sa bonté ne sert pas à convertir et quand 1’homme la prend pour de la faiblesse. Alors descend la punition, car on ne se moque pas de Dieu. Os de son os et chair de sa chair, la fille du Pharaon avait déposé les premiers germes de corruption dans le cœur du Sage, et vous savez qu’une maladie éclate non pas quand il y a un seul germe dans le sang mais quand le sang est corrompu par de nombreux germes qui se sont multipliés à partir du premier. La chute de l’homme dans les bas-fonds commence toujours par une légèreté apparemment inoffensive. Puis la complaisance pour le mal grandit. On s’habitue aux compromissions, à la négligence des devoirs et à la désobéissance envers Dieu, et graduellement on arrive à de grands péchés, chez Salomon jusqu’à l’idolâtrie, en provoquant le schisme dont les conséquences persistent encore maintenant.”
245.4 – “Alors tu dis qu’il faut apporter la plus grande attention et le plus grand respect aux choses sacrées?”
“Sans aucun doute.”
“Maintenant, explique-moi encore ceci. Tu te dis le Verbe de Dieu. Est-ce vrai?”
“Je le suis. C’est Lui qui m’a envoyé pour apporter la bonne nouvelle à tous les hommes et pour les racheter de tous leurs péchés.”
“Toi donc, si tu l’es, tu es plus que l’arche. Parce que Dieu ne serait pas sur la gloire qui domine l’arche, mais en Toi-même.”
“Tu le dis, et c’est la vérité.”
“Et alors, pourquoi te profanes-tu?”
“Et c’est pour me dire cela que tu m’as amené ici? Mais j’ai pitié de toi, de toi et de celui qui t’a poussé à parler. Je ne devrais pas me justifier parce que toute justification est inutile, brisée qu’elle est par votre rancœur. Mais à vous qui me reprochez mon manque d’amour à votre égard et de profaner ma personne, je vais vous donner, Moi, ma justification.
245.5 – Écoutez. Je sais à quoi vous faites allusion. Mais je vous réponds: “Vous êtes dans l’erreur”. De même que j’ouvre les bras aux mourants pour les ramener à la vie et que j’appelle les morts pour les rendre à la vie, j’ouvre les bras à ceux qui sont davantage moribonds et j’appelle ceux qui sont les plus réellement morts: les pécheurs, pour les ramener à la Vie éternelle et les ressusciter s’ils sont déjà décomposés, pour qu’ils ne meurent plus.
Mais je vais vous dire une parabole. Un homme, par l’effet de ses nombreux vices, devint lépreux. Les hommes l’éloignèrent de leur société et l’homme, dans une solitude atroce, réfléchit sur son état et le péché qui 1’y a réduit. De longues années passent ainsi, et au moment où il s’y attend le moins, le lépreux guérit. Le Seigneur a usé envers lui de miséricorde à cause de ses nombreuses prières et de ses larmes. Que fait alors l’homme? Peut-il retourner chez lui parce que Dieu a usé de miséricorde envers lui? Non. Il doit se montrer au prêtre. Celui-ci, après l’avoir quelque temps examiné avec attention, le fait purifier après un premier sacrifice de deux passereaux. Et après, non pas une, mais deux lessives de ses vêtements, l’homme guéri revient trouver le prêtre avec les agneaux sans tache, l’agnelle et la farine et l’huile prescrits. Le prêtre le conduit alors à la porte du Tabernacle. Voilà alors que l’homme est religieusement admis de nouveau dans le peuple d’Israël. Mais vous, dites-moi: quand l’homme va pour la première fois vers le prêtre, pourquoi y va-t-il?”
“Pour être purifié une première fois, de manière à pouvoir accomplir la plus grande purification qui le réintroduit dans le peuple saint!”
“Vous avez bien dit. Mais alors, il n’est pas tout à fait purifié?”
“Oh! non. Il lui manque encore beaucoup pour l’être matériellement et spirituellement.”
“Comment alors ose-t-il s’approcher du prêtre une première fois alors qu’il est tout à fait immonde, et une seconde fois s’approcher même du Tabernacle?”
“Parce que le prêtre est le moyen nécessaire pour pouvoir être réadmis parmi les vivants.”
“Et le Tabernacle?”
“Parce que Dieu seul peut annuler les fautes et c’est avoir foi que de croire qu’au-delà du saint Voile, Dieu repose dans sa gloire dispensant de là son pardon.”
“Mais alors le lépreux guéri n’est pas encore sans faute quand il s’approche du prêtre et du Tabernacle?”
“Non. Certainement pas!”
“Hommes à la pensée retorse et au cœur sans limpidité, pourquoi alors m’accusez-vous si Moi, Prêtre et Tabernacle, je me laisse approcher par ceux qui sont spirituellement lépreux? Pourquoi, pour juger, avez-vous deux mesures? Oui, la femme qui était perdue, comme Lévi le publicain, ici présente maintenant avec sa nouvelle âme et sa nouvelle fonction, et avec eux d’autres hommes et d’autres femmes déjà venus avant eux, sont maintenant à mes côtés. Ils peuvent y être parce qu’ils sont maintenant réadmis dans le peuple du Seigneur. Ils ont été ramenés auprès de Moi par la volonté de Dieu qui m’a remis le pouvoir de juger et d’absoudre, de guérir et de ressusciter. Il y aurait profanation si en eux demeurait leur idolâtrie comme elle demeurait dans la fille du Pharaon. Mais il n’y a pas de profanation puisqu’ils ont embrassé la doctrine que j’ai apportée sur la terre et que par elle ils sont ressuscités à la Grâce du Seigneur.
245.6 – Hommes de Nazareth, qui me tendez des pièges parce qu’il ne vous paraît pas possible que réside en Moi la vraie Sagesse et la Justice du Verbe du Père, Moi, je vous dis: “Imitez les pécheurs”.
En vérité ils vous sont supérieurs quand il s’agit de venir à la Vérité. Et je vous dis aussi: “Ne recourez pas à des manœuvres déshonorantes pour pouvoir vous opposer à Moi”. Ne le faites pas. Demandez et Moi, je vous donnerai la Parole de vie, comme je la donne à tous ceux qui viennent à Moi. Accueillez-moi comme un fils de cette terre qui est la nôtre. Moi, je ne vous garde pas rancune. Mes mains sont pleines de caresses, et mon cœur du désir de vous instruire et de vous rendre heureux. Je le suis tellement que, si vous voulez, je passerai le sabbat parmi vous pour vous enseigner la Loi Nouvelle.”
Les gens ne sont pas d’accord entre eux. Mais la curiosité prévaut ou bien l’amour, et un grand nombre crient:
“Oui, oui. Demain viens ici. Nous t’écouterons.”
“Je prierai pour que tombe, cette nuit, le crépi qui vous durcit le cœur, pour que tombent tous les préjugés et pour qu’en étant délivrés, vous puissiez comprendre la Voix de Dieu, venue apporter l’Évangile à toute la terre, mais avec le désir que la première région capable de l’accueillir soit la cité où j’ai grandi. La paix à vous tous.”