“Un enfant? Alors ce n’est pas Lui!… Comment a-t-il dit qu’il s’appelait? Ne le lui as-tu pas demandé? Ne mens pas!”
“Il m’a dit qu’il s’appelait Pitié.”
“Tu es un imbécile! Ce n’est pas un nom, cela!” L’homme hausse les épaules et s’en va.
Les autres disent: “C’était sûrement Lui. Les scribes Ania et Zachée l’ont vu au Temple.”
“Mais Lui n’a pas d’enfants!”
“Et pourtant c’est Lui. Il était avec ses disciples.”
“Mais Judas n’y était pas. C’est celui que nous connaissons bien. Les autres… peuvent être des gens quelconques.”
“Non, c’étaient eux.”
Et la discussion continue alors que les portiques se remplissent de malades…
225.5 – Jésus rentre dans le Temple par un autre côté, du côté ouest qui est celui qui est davantage en face de la ville. Les apôtres le suivent. Jésus regarde tout autour et finalement voit ce qu’il cherche: Jonathas qui, de son côté, le cherche.
“Il va mieux, Maître. La fièvre tombe. Ta Mère dit aussi qu’elle espère pouvoir venir d’ici le prochain sabbat.”
“Merci, Jonathas, tu as été ponctuel.”
“Pas très. J’ai été retenu par Maximin de Lazare. Il te cherche. Il est allé au portique de Salomon.”
“Je vais le rejoindre. La paix soit avec toi, et porte ma paix à ma Mère et aux femmes disciples, en plus de Judas.”
Et Jésus s’en va vivement vers le portique de Salomon où en effet il trouve Maximin.
“Lazare a su que tu étais ici. Il veut te voir pour te dire une chose importante. Viendras-tu?”
“Sans aucun doute et sans tarder. Tu peux lui dire qu’il m’attende dans le courant de la semaine.”
Maximin s’en va lui aussi après quelques autres paroles.
“Allons prier encore, puisque nous sommes revenus jusqu’ici” dit Jésus et il va vers l’atrium des hébreux.
Mais, tout près de là, il rencontre le paralytique guéri qui est venu remercier le Seigneur. Le miraculé le voit au milieu de la foule, il le salue joyeusement et Lui raconte ce qui est arrivé à la piscine après son départ. Et il termine:
“Quelqu’un qui s’est étonné de me voir ici en bonne santé m’a dit qui tu es. Tu es le Messie. Est-ce vrai?”
“Je le suis. Mais même si tu avais été guéri par l’eau ou par une autre puissance, tu aurais toujours le même devoir envers Dieu, celui d’user de ta santé pour bien agir. Tu es guéri. Va donc, avec de bonnes intentions, reprendre les activités de la vie, et ne pèche jamais plus. Que Dieu n’ait pas à te punir davantage encore. Adieu. Va en paix.”
“Je suis âgé… je ne sais rien… Mais je voudrais te suivre pour te servir et pour savoir. Veux-tu de moi?”
“Je ne repousse personne. Réfléchis cependant avant de venir, et si tu te décides, viens.”
“Où? Je ne sais pas où tu vas…”