“Personne ne me l’avait dit, et moi je n’y pensais pas du tout, au point que pour rassurer Joseph je le laissai penser et vous aussi qu’il y avait encore du temps avant la naissance. Mais moi je savais, cela je le savais que ce serait en la fête des Lumières Hanoukka. Elle commence le 25 Kisleu ou Kislèv (correspondant approximativement à décembre) et dure huit jours ; elle célébrait à l'origine le solstice d'hiver, mais commémora plus tard la purification du temple par Juda Maccabée en 164 av. J.C. Le nom de Fête des Lumières lui vient de ses traits prédominants ; la présence de Jésus à cette fête est signalée en Jean 10,22. que la Lumière du monde naîtrait. ”
“Et toi, mère, pourquoi n’as-tu pas plutôt accompagné Marie? Et le père, pourquoi n’y a-t-il pas pensé? Vous deviez venir ici vous aussi. Pourquoi ne sommes-nous pas tous venus?” demande sévèrement Jude Thaddée.
“Ton père avait décidé de venir après les Encénies et il le dit à son frère, mais Joseph ne voulut pas attendre.”
“Mais toi, au moins…” réplique encore Thaddée.
“Ne lui fais pas de reproches, Jude. D’un commun accord nous avons trouvé juste de laisser tomber un voile sur le mystère de cette naissance.”
“Mais Joseph savait-il qu’elle serait survenue avec ces signes? Si toi tu ne le savais pas, pouvait-il le savoir, lui?”
“Nous ne savions rien, sauf que Lui devait naître.”
“Et alors?”
“Et alors, ce fut la Sagesse divine qui nous conduisit ainsi, comme c’était juste. La naissance de Jésus, sa présence dans le monde, devait apparaître privée de tout ce qui aurait été étonnant et qui aurait excité Satan… Et vous voyez que la rancœur actuelle de Bethléem à l’égard du Messie est une conséquence de la première manifestation du Christ. La haine du démon utilisa cette révélation pour faire répandre le sang et, par le sang répandu, répandre la haine.
207.9 – Es-tu content, Simon de Jonas, qui ne parles pas et sembles retenir ta respiration?”
“Tellement… tellement, qu’il me semble être hors du monde, dans un lieu encore plus saint que si j’étais au-delà du Velarium du Temple… Tellement que… que maintenant que je t’ai vue dans ce lieu, et avec la lumière d’alors, je crains de t’avoir traitée, avec respect, oui, mais comme une grande femme, une femme toujours.
Maintenant… maintenant je n’oserai plus te dire comme avant: “Marie”. Tu étais auparavant pour moi la Mère de mon Maître. Maintenant, maintenant je t’ai vue au sommet de ces flots célestes, je t’ai vue comme une Reine et moi, misérable, voici ce que je fais de cet esclave que je suis” et il se jette à terre, en baisant les pieds de Marie.
Jésus parle, maintenant: “Simon, lève-toi, viens ici, tout près de Moi.” Pierre va à la gauche de Jésus car Marie est à sa droite. “Que sommes-nous, maintenant?” demande Jésus.
“Nous? Mais il y a Jésus, Marie et Simon.”
“C’est bien, mais combien sommes-nous?”
“Trois, Maître.”
“Une trinité, alors. Un jour, au Ciel, dans la Divine Trinité il vint une pensée: “Il est temps que le Verbe aille sur la terre”, et avec une palpitation d’amour le Verbe vint sur la terre. Il se sépara donc du Père et de l’Esprit Saint. Il vint travailler sur la terre TRINITÉ CÉLESTE – "TRINITÉ TERRESTRE" : Afin d'établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l'explication doit recourir à l'expédient d'attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines. Il n'est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de nier l'union hypostatique (= union des deux natures, divine et humaine) par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n'a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l'Amour ; il n'a pas cessé d'être le Saint des saints, car il l'était par sa nature divine et il l'était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites. UNION HYPOSTATIQUE : La présente note, Accompagnée des textes d'EMV 207.11 |EMV 324.3 | EMV 567.17 | EMV 630.21 et EMV 634.11. Ainsi que des notes d'EMV 54.5 | EMV 68.1 | EMV 342.5 et EMV 346.5. Peuvent aussi servir à interpréter correctement les expressions que l'on trouve en EMV 62.2 (pour m'unir au Père) | EMV 62.4 (j'étais dans le Père) | EMV 123.5 (j'ai quitté le Ciel) | EMV 126.1 (non pas à moi, mais à Celui qui m'a envoyé) | EMV 126.10 | EMV 128.2 (pas moi. Dieu) | EMV 129.3 (Dieu est au Ciel. Lui, il adore et va vers Lui) | EMV 249.4 | EMV 254.3 (Il faudrait le demander à celui qui les a faits) | EMV 272.2 | EMV 287.6 (À Dieu, pas à son Serviteur) | EMV 298.6 (Non pas de moi, mais du Père) | EMV 317.5 | EMV 371.6 | EMV 399.4 (Il a quitté le Père) | EMV 452.11 | EMV 479.2 (Il retourne vers le Père) | EMV 487.9 | EMV 517.2 (Une part de l'union que j'ai laissée) | EMV 534.8 (La Sagesse a quitté les Cieux) |EMV 600.21 (J'ai quitté le Père) | EMV 618.5 (je ne suis plus séparé du Père) | EMV 632.34 (Il a quitté le Ciel) | EMV 637.6 (J'ai quitté le Ciel) | EMV 642.9, etc. Il faut enfin relever le concept exprimé par Maria Valtorta dans le texte de EMV 474.2/3 : la divinité, toujours unie hypostatiquement à Jésus Homme, n'était pas à tout instant sensible à l'Homme Rédempteur, qui devait aller jusqu'à faire l'expérience de cette douleur. . Au Ciel, les Deux qui étaient restés, contemplèrent les œuvres du Verbe restant plus unis que jamais pour répandre la Pensée et l’Amour pour aider la Parole qui œuvrait sur la terre.
Un jour viendra où du Ciel viendra un ordre: “C’est le moment de revenir, car tout est accompli” et alors le Verbe retournera au Ciel, ainsi… (et Jésus se retire, un pas en arrière en laissant Marie et Pierre où ils étaient) et du haut des Cieux, Il contemplera les œuvres des deux restés sur la terre. Eux, dans un mouvement saint, s’uniront plus que jamais pour fondre ensemble le pouvoir et l’amour et en faire le moyen pour accomplir le désir du Verbe: “La rédemption du monde par l’enseignement continu de son Église”. Et le Père, le Fils et l’Esprit Saint feront de leur rayonnement une chaîne pour resserrer, resserrer toujours plus les deux restés sur la terre: ma Mère, l’amour; toi, le pouvoir. Tu devras donc bien traiter Marie en reine, oui, mais sans être toi un esclave. Ne te semble-t-il pas?”
“Ce qui me semble, c’est tout ce que tu veux. Je suis anéanti! Moi, le pouvoir? Oh! si je dois être le pouvoir, alors, je dois, oui, m’appuyer sur Elle! Oh! Mère de mon Seigneur, ne m’abandonne jamais, jamais, jamais…”
“N’aie pas peur. Je te tiendrai toujours par la main, ainsi, comme je faisais à mon Bébé jusqu’à ce qu’il fût capable de marcher seul.”
“Et après?”
“Et après, je te soutiendrai par la prière. Allons, Simon, ne doute jamais de la puissance de Dieu. Je n’en ai pas douté, moi, ni Joseph. Toi non plus tu ne dois pas douter. Dieu nous donne son secours, heure après heure, si nous restons humbles et fidèles…
207.10 – Maintenant venez dehors près du ruisseau à l’ombre de ce bon arbre. Si l’été était plus avancé il vous donnerait ses pommes en plus de son ombre. Venez. Nous allons manger avant de partir… Où, mon Fils?”
“À Jala JALA : Beit Jala (la maison des herbages). Le nom de ce village ne semble figurer ni dans la bible, ni dans aucune source ancienne courante. On peut donc considérer cette mention comme une « connaissance rare de Maria Valtorta ! (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l'Évangile, d'après Maria Valtorta). . C’est tout près. Et demain nous irons à Bet-Çur (Bethsur).”
Ils s’assoient à l’ombre du pommier et Marie se met contre son tronc robuste. Barthélemy la regarde fixement, si jeune et encore célestement animée par l’évocation qu’elle a faite, recevoir de son Fils la nourriture qu’il a bénite et Lui sourire d’un regard d’amour, et il murmure: “À son ombre je me suis assise et sa nourriture est douce à mon palais ”