“Et toi, tu restes ici, homme? Tu dois être un bel aspic, si tu restes seul!” observe Barthélemy.
“Je suis le plus grand et je l’aide…”
“À gagner le Paradis, pauvre femme! Quel âge as-tu?” demande Pierre.
“Dans trois ans, je suis fils de la loi” dit fièrement le gamin.
“Sais-tu lire?” demande Thaddée.
“Oui… mais je vais doucement parce que… parce que le maître me met à la porte presque tous les jours…”
“Je l’avais dit!” dit Barthélemy.
“Mais j’agis ainsi parce que le maître est vieux et laid et il dit toujours les mêmes choses qui font dormir! S’il était comme Lui (et il montre Jésus) je serai attentif. Est-ce que tu frappes, Toi, celui qui dort ou qui joue?”
“Je ne frappe personne, mais je dis à mes élèves: “Soyez attentifs, pour votre bien et par amour pour Moi” répond Jésus.
“Oui, comme ça! Par amour, oui. Non par peur.”
“Si tu deviens bon, le maître t’aimera.”
“Tu n’aimes que celui qui est bon? Il y a un moment, tu as dit que tu as été patient avec celui qui n’était pas bon…”
La logique enfantine est rigoureuse.
“Je suis bon avec tous. Mais j’aime beaucoup, beaucoup celui qui devient bon et avec lui je suis tellement, tellement bon.”
L’enfant réfléchit, puis il lève la tête et demande à Matthieu:
“Toi, comment as-tu fait pour devenir bon?”
“Je l’ai aimé.”
184.7 – L’enfant réfléchit encore, puis il regarde les douze et dit à Jésus:
“Sont-ils tous bons, eux?”
“Certainement qu’ils le sont.”
“En es-tu sûr? Parfois, je suis sage, mais c’est quand je veux faire… de plus grosses sottises.”
Tout le monde rit bruyamment. Il rit aussi le petit homme en veine de franchise. Même Jésus rit aussi et le serre sur son cœur et lui donne un baiser.
L’enfant qui désormais est bien avec tout le monde veut jouer et dit:
“Maintenant je vais te dire qui est bon”
Et il commence son choix. Il les observe tous et il va directement vers Jean et André qui sont voisins et dit: