Jésus se retourne et dit:

“Qu’ils attendent où ils sont. Eux aussi seront consolés”

Et il s’en va rapidement derrière les feuillages là où sont, avec André et Jean, les trois personnes en peine.

“D’abord la femme. Viens avec Moi dans ces buissons. Parle sans crainte.”

“Seigneur, mon mari m’a abandonnée pour une prostituée. J’ai cinq enfants et le dernier a deux ans… Ma douleur est grande… et je pense à mes enfants… Je ne sais s’il les voudra ou s’il me les laissera. Les garçons, l’aîné au moins, il le voudra… Et moi qui l’ai mis au monde ne dois-je plus avoir la joie de le voir? Et que penseront-ils du père ou de moi? Ils doivent penser du mal de l’un de nous. Et moi, je ne voudrais pas qu’ils jugent leur père…”

“Ne pleure pas. Je suis le Maître de la vie et de la mort. Ton mari n’épousera pas cette femme. Va en paix et sois toujours bonne.”

“Mais… tu ne le tueras pas? Oh! Seigneur, je l’aime!”

Jésus sourit:

“Je ne tuerai personne. Mais il y aura quelqu’un qui fera son métier. Sache que le démon n’est pas au-dessus de Dieu. En retournant dans ta ville, tu sauras que la créature malfaisante a été tuée et de telle façon que ton mari comprendra ce qu’il allait faire et il t’aimera d’un amour renouvelé.” Cette femme viendra remercier Jésus à l'automne de la deuxième année, lors de son passage à Bozra. Cf. EMV 293.1.

La femme baise la main que Jésus lui avait mise sur la tête, et s’en va.

174.6 – Un des deux hommes vient:

“J’ai une fille, Seigneur. Malheureusement, elle est allée à Tibériade avec des amies et c’est comme si elle avait absorbé du poison. Elle m’est revenue comme ivre. Elle voulait s’en aller avec un grec… et puis… Mais pourquoi m’est-elle née? Sa mère est malade de chagrin et peut-être elle en mourra… Moi… il n’y a que tes paroles que j’ai entendues l’hiver dernier C'est donc probablement un des pèlerins de "La Belle Eau". qui me retiennent de la tuer. Mais, je te l’avoue, mon cœur l’a déjà maudite.”

“Non. Dieu qui est Père ne maudit que pour le péché accompli et obstiné. Que veux-tu de Moi?”

“Que tu la ramènes au repentir.”

“Je ne la connais pas, et elle certainement ne vient pas vers Moi.”

“Mais Toi, tu peux, même de loin, changer le cœur! Sais-tu qui m’envoie vers Toi? Jeanne de Kouza. Elle allait partir pour Jérusalem Lors de la visite de Jésus à Tibériade, Jeanne lui a effectivement annoncé son prochain départ (voir EMV 167.12). quand je suis allé à son palais lui demander si elle connaissait ce grec infâme. Je pensais qu’elle ne le connaissait pas parce qu’elle est bonne tout en vivant à Tibériade, mais puisque Kouza fréquente les gentils… Elle ne le connaît pas. Mais elle m’a dit: “Va trouver Jésus. Lui a rappelé mon esprit de si loin, et il m’a guérie de ma phtisie par ce rappel Cette guérison est décrite en EMV 102.7. . Il guérira aussi le cœur de ta fille. Je vais prier, et toi, aie foi”. J’ai foi. Tu le vois. Aie pitié, Maître.”

“Ta fille, d’ici ce soir, pleurera sur les genoux de sa mère en lui demandant pardon. Toi aussi, sois bon comme sa mère: pardonne. Le passé est mort.”

“Oui, Maître. Comme tu veux et que tu sois béni.”

Il se retourne pour s’en aller… puis revient sur ses pas:

“Pardon, Maître… mais j’ai si peur… La luxure, c’est un tel démon! Donne-moi un fil de ton vêtement. Je le mettrai au chevet de ma fille. Pendant son sommeil, le démon ne la tentera pas.”

Jésus sourit et secoue la tête… mais il contente l’homme en lui disant:

“Pour que tu sois plus tranquille. Mais crois bien que quand Dieu dit: “Je veux” le diable s’en va sans qu’il y ait besoin d’autre chose. Je veux que tu gardes cela en souvenir de Moi”

Et il lui donne une petite touffe de ses franges.

174.7 – Le troisième se présente:

“Maître, mon père est mort. Nous croyions qu’il avait beaucoup d’argent. Nous n’en avons pas trouvé. Et ce ne serait que demi-mal car entre frères nous ne manquons pas de pain. Mais, étant l’aîné, je vivais avec mon père. Mes deux frères m’accusent d’avoir fait disparaître l’argent et ils veulent me faire un procès pour vol. Tu vois mon cœur. Je n’ai pas volé la plus petite pièce de monnaie. Mon père gardait ses deniers dans un coffret, dans une cassette de fer. À sa mort nous avons ouvert le coffret et la cassette n’y était plus. Eux disent: “C’est toi qui l’as prise cette nuit pendant que nous dormions”. Ce n’est pas vrai. Aide-moi à rétablir la paix et l’estime entre nous.”