169 – Premier sermon sur la Montagne : la mission des apôtres et des disciples

22 mai 1945

Début du Sermon sur la Montagne.

Vision du mardi 22 mai 1945.

(édition de 1985).

169.1 – Jésus va seul et à grands pas sur une route principale Venant de Dalmanoutha, Jésus rejoint la route de Tibériade à Cana au bout de 3 ou 4 km. (Le même parcours emprunté il y a sept jours, (EMV 164), et le matin même pour aller à Tibériade (EMV 165). . Il se dirige vers une montagne Venant du lac, les Cornes d'Hattin présentent effectivement l'aspect d'une montagne. (La "montagne" de Matthieu 5,1). . Il me faut expliquer ce à quoi elle ressemble, car je crois bien que je n’y parviendrais pas par le dessin que voici:

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](https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-029Image.jpg) Dessin de Maria Valtorta sur lequel on peut lire, en plus des quatre points cardinaux, village sur la première élévation du mont et grand-route au pied du mont. Les mentions lac de Génésareth et Tibériade sur la rive du lac, au début de la grand-route, sont peu lisibles. Le signe en forme de croix, au nord-est, pourrait indiquer la position du mont Hermon.

Donc ce mont se dresse près de la route principale qui, partant du lac, se dirige vers l’ouest. Après quelque temps elle s’engage sur un terrain en pente douce qui s’étend sur un long espace, formant un plateau Puis en obliquant vers le nord-ouest, l'aspect devient celui d'un vaste plateau. (Le "plateau" de Luc 6,17). d’où l’on voit tout le lac avec la cité de Tibériade vers le sud et les autres cités moins belles qui remontent vers le nord Effectivement, la vue depuis ce site permettait de d'apercevoir Dalmanoutha, Magdala, Génésareth, Tabgha, et au loin Capharnaüm à travers la vallée d'Arbel. . Puis la montagne s’élève plus rapidement jusqu’à un pic et elle s’abaisse, puis remonte encore pour former un second pic semblable au premier, l’ensemble des deux formant une sorte de selle Aujourd'hui encore, malgré 2000 ans d'érosion et l'exploitation d'une carrière, la forme d'une selle est bien visible. .

Jésus entreprend la montée vers le plateau par un chemin muletier encore suffisamment beau et il rejoint un petit pays Il s'agit du village d'Arbel, évoqué par Flavius Josèphe, et dont les ruines, au témoignage de Victor Guérin étaient encore visibles en 1883 "sur le haut plateau" (Victor Guérin - Description géographique, historique et archéologique de la Palestine – Volume 3, Galilée, 1868-80), dont les habitants cultivent ce plateau surélevé où le blé commence à former des épis. Il traverse le pays et s’avance au travers des champs et des prés tout parsemés de fleurs ou tout bruissants de moissons.

Le jour est serein et met en valeur toute la beauté de la nature environnante. au-delà de la petite montagne solitaire vers laquelle se dirige Jésus, on voit au nord la cime imposante de l’Hermon dont le sommet semble être une perle gigantesque reposant sur une base d’émeraude tant est blanche la cime toute enneigée contrastant avec la teinte verte des pentes couvertes de bosquets. Au-delà du lac, mais entre celui-ci et l’Hermon, la plaine verdoyante où se trouve le lac de Méron que l’on n’aperçoit pourtant pas de cet endroit, et puis d’autres montagnes qui vont vers le lac de Tibériade du côté nord-ouest et, au-delà du lac, des montagnes encore dans le lointain qui l’adoucissent, et d’autres plaines. Au sud, au-delà de la route principale, les collines qui, je crois, cachent Nazareth. Plus l’on monte et plus l’horizon s’élargit. Je ne vois pas ce qu’il y a à l’ouest parce que la montagne cache la vue.

169.2 – Jésus rencontre en premier l’apôtre Philippe qui semble mis en sentinelle à cette place.

“Comment, Maître? Toi ici? Nous t’attendions sur la route Venant de Tibériade, Jésus aurait dû prendre la via Maris qui passe au pied du mont. Mais il est revenu en barque à Dalmanoutha, ce qui lui a fait gagner quelques kilomètres de marche. . Moi j’attends les compagnons qui sont allés chercher du lait auprès des bergers qui font paître leurs troupeaux sur les cimes. En bas, sur la route, il y a Simon et Judas de Simon et avec eux il y a Isaac et… Oh! voilà. Venez! Venez! Le Maître est ici!”

Les apôtres qui descendent avec des gourdes se mettent à courir et naturellement les plus jeunes arrivent les premiers. Ils font fête au Maître, c’est émouvant. Enfin ils sont réunis et pendant que Jésus sourit, ils veulent tous parler, raconter…

“Mais, nous t’attendions sur la grand-route!”

“Nous avions pensé que même aujourd’hui tu ne serais pas venu.”

“Il y a tant de gens, sais-tu?”

“Oh! nous étions gênés, car il y avait des scribes et même des disciples de Gamaliel… Allusion à Étienne et Hermas, rencontrés quelques heures plus tôt (EMV 166).

“Mais oui, Seigneur! Tu nous as quittés vraiment au bon moment! Je n’ai jamais eu aussi peur qu’à ce moment-là. Ne me joue plus un tour comme celui-ci!”

Pierre se lamente et Jésus sourit et demande:

“Mais vous est-il arrivé malheur?”

“Oh! non! Au contraire… Oh! mon Maître! Mais tu ne sais pas que Jean a parlé?…Il semblait que c’était Toi qui parlais en lui On a pu noter pendant le discours de Jean qu'il semblait s'inspirer des enseignements de Jésus. Par exemple : (EMV 166, par exemple). . Moi… nous étions abasourdis… Ce garçon qui, il y a un an, était seulement capable de jeter le filet… Effectivement, en février 27, Jésus n'avait pas encore rencontré Pierre ou Jean. oh!”

Pierre est encore sous le coup de l’admiration et il secoue Jean tout riant qui se tait.

“Regardez s’il semble possible que cet enfant, avec sa bouche rieuse, ait dit ces paroles-là! On aurait dit Salomon.”