162 – Les conversions humaines d’Éli le pharisien et de Simon, fils d’Alphée

13 mai 1945

Vision du dimanche 13 mai 1945

162.1 - Par un jardin potager dont tous les sillons commencent à verdir, Jésus entre dans une grande cuisine où les deux Marie les plus âgées (Marie de Cléophas La nouvelle traduction écrit «la femme de Cléophas», mais le texte original parle de «Maria Cleofe». Selon Maria Valtorta, cette Marie est bien l'épouse d'Alphée, oncle de Jésus. Il faut entendre ici «Marie (fille) de Cléophas ». En effet, à Nazareth, plusieurs Marie d'Alphée coexistaient et il fallait bien les distinguer. Quelques lignes plus loin, on parle bien de la «tante» Marie. et Marie Salomé) préparent le dîner.

«Paix à vous!

– Oh, Jésus! Maître!»

Les deux femmes se retournent et le saluent, l’une tenant un beau poisson qu’elle est en train d’ouvrir, l’autre le chaudron plein de légumes qu’elle fait bouillir et qu’elle avait retiré de son crochet C'est la première mention d'un chaudron dans l'œuvre. L'usage de chaudrons en bronze suspendus à une crémaillère durant l'antiquité romaine est attesté par les découvertes archéologiques. pour voir où en était la cuisson. Leurs bons visages un peu flétris, rougis par la flamme et le travail, sourient de joie; sous l’effet du bonheur, ils semblent rajeunir et embellir.

«C’est prêt dans un instant, Jésus. Tu es fatigué? Tu dois avoir faim, dit sa tante Marie, qui a la familiarité d’une parente et qui, je crois, aime Jésus plus que ses propres enfants.

– Pas plus que d’habitude. Mais je mangerai certainement avec plaisir les bons plats que Marie et toi m’avez préparés. Et les autres de même. Les voilà qui arrivent.

– Ta Mère est dans la chambre du haut. Tu sais? Simon est venu… Oh, je suis vraiment contente, ce soir! Non: pas complètement, parce que… Tu le sais, toi, quand je serai vraiment contente…

– Oui, je le sais.»

Jésus attire à lui sa tante, l’embrasse sur le front puis dit:

«Je connais ton désir et je sais que tu envies Salomé, sans qu’il y ait de péché. Mais un jour viendra où, comme elle, tu pourras dire: “Tous mes enfants appartiennent à Jésus Cette promesse de Jésus se réalise un peu avant la dernière Pâque. L'Histoire confirme même que Simon succéda à son frère Jacques comme évêque de Jérusalem (Eusèbe de Césarée, "Histoire ecclésiastique" III,11). .”

162.2 - Je vais trouver Maman.»

Il sort, monte le petit escalier extérieur qui mène à la terrasse qui, pour une bonne moitié, recouvre la maison; l’autre partie est occupée par une vaste pièce d’où sortent de grosses voix d’hommes et, de temps à autre, la douce voix de Marie, cette voix claire et virginale de jeune fille que les années n’ont pas altérée, cette même voix qui a dit “Je suis la servante du Seigneur” et qui chantait des berceuses à son bébé La berceuse de Marie, en EMV 33.1. Elle a été récemment mise en musique sous le titre : "Dors et ne pleure plus". .

Jésus s’approche sans bruit, tout en souriant parce qu’il entend sa Mère dire:

«Ma demeure, c’est mon Fils. Et je n’éprouve aucune douleur d’être loin de Nazareth sauf lorsqu’il est parti. Mais s’il est auprès de moi… ah, plus rien ne me manque! Et puis, je ne crains rien pour ma maison: vous y êtes, vous…

– Oh! regarde, voilà Jésus!» crie Alphée, fils de Sarah, qui, ayant le visage tourné vers la porte, est le premier à y voir apparaître Jésus.

«Je suis là, oui. Que la paix soit avec vous tous. Maman!»

Il embrasse sa Mère sur le front et reçoit son baiser. Puis il se tourne vers ces hôtes inattendus que sont son cousin Simon, Alphée, fils de Sarah, le berger Isaac et ce Joseph que Jésus avait recueilli à Emmaüs Joseph d'Emmaüs, rencontré en décembre 27 (EMV 140.3 à 5) a effectivement été confié à Isaac. après le verdict du Sanhédrin À Emmaüs : voir l'épisode EMV 140.4 à 6. .

«Nous étions allés à Nazareth C'est effectivement ce qui avait été convenu en EMV 141.4. , mais Alphée nous a avertis qu’il fallait venir ici, et nous sommes venus. Et Alphée a voulu nous accompagner, ainsi que Simon, explique Isaac.

– Cela me semblait trop beau de venir, dit Alphée.

– Moi aussi, je voulais te saluer, rester un peu avec toi et avec Marie, achève Simon.

– Et moi, je suis très heureux d’être parmi vous. J’ai bien fait de ne pas rester sur l’autre rive, comme le désiraient les habitants de Qédesh, où j’étais arrivé en allant de Guerguesa à Mérom, pour revenir ensuite par l’autre rive.

– Tu viens de là-bas?!