“Ne pas assister à ta mort… En EMV 509.5, Annalia rappelle à Jésus cette promesse. Je ne pourrais voir mourir Celui qui est ma Vie.”
Jésus sourit doucement et de sa main il essuie deux ruisseaux de larmes qui descendent le long du visage brun. “Ne pleure pas. Les lis ne sont jamais en deuil. Tu riras avec toutes les perles de ta couronne angélique, quand tu verras le Roi couronné entrer dans son Royaume. Va. Que l’Esprit du Seigneur te dirige entre l’une et l’autre de mes venues. Je te bénis par les flammes de l’éternel Amour.”
Jésus s’avance dans le jardin et appelle:
“Mère! Voici une petite fille toute entière pour toi. Maintenant, elle est heureuse. Mais toi, immerge-la dans ta blancheur, maintenant et chaque fois que nous irons à la Cité Sainte, pour qu’elle soit une neige de pétales célestes répandus sur le trône de l’Agneau.” Et Jésus revient vers les siens, pendant que Marie caresse la jeune fille en restant avec elle.
156.7 – Pierre, André et Jean le regardent, interrogateurs, et le visage resplendissant de Jésus leur dit qu’il est heureux. Pierre n’y tient plus et demande: “Avec qui as-tu tant parlé, mon Maître? Et qu’as-tu entendu pour que la joie t’illumine ainsi?”
“Avec une femme à l’aube de la vie, avec celle qui sera l’aube de tant d’autres qui viendront.”
“Qui?”
“Les vierges.”
André murmure doucement, pour lui-même:
“Ce n’est pas elle…” André espérait la venue d'Aglaé qu'il avait pris en pitié (EMV 121 et EMV 133) et pour le salut de laquelle il prie depuis le départ de la Belle Eau (EMV 137).
“Non, ce n’est pas elle mais ne te lasse pas de prier avec patience et bonté. Chaque mot de ta prière est comme un rappel, une lumière dans la nuit, qui la soutient et la guide.”
“Mais qui est-ce qu’il attend, mon frère?”
“Une âme, Pierre, une grande misère qu’il veut transformer en une grande richesse.”
“Et où l’a-t-il trouvée, André, qui ne bouge jamais, ne parle jamais, ne prend jamais d’initiatives?”
“Sur mon sentier. Viens avec Moi, André. Allons chez Alphée le bénir au milieu de ses nombreux petits-enfants. Vous, attendez- moi dans la maison de Jacques et Jude. Ma Mère a besoin qu’on la laisse seule, tout ce jour.”
Ils vont ainsi, les uns d’un côté, les autres de l’autre, et le secret entoure la joie de la première qui, pour l’amour du Christ, s’est vouée à la virginité.