Ne l’oubliez jamais! Ne fermez pas vos yeux, vos oreilles, n’étranglez pas votre conscience pour ne pas l’entendre, cette parole. Elle n’en existe pas moins. Le moment vient où sur le mur de la salle du festin, ou sur les flots déchaînés de la mer, sur les lèvres rieuses de l’enfant ou sur la pâleur du vieillard qui va mourir, sur la rose parfumée ou dans le tombeau fétide, elle arrive, écrite par le doigt de feu de Dieu Allusion au festin de Balthazar. Il festoyait dans la vaisselle d'or prise au Temple de Jérusalem quand une main écrivit sur le mur sa condamnation Daniel chapitre 5. . Il vient un moment où, dans l’ivresse du vin et des plaisirs, dans le tourbillon des affaires, dans le repos de la nuit, dans une promenade solitaire, elle élève la voix et dit: “Je suis le Seigneur ton Dieu” et cette chair que tu baises avidement, cette nourriture que tu avales goulûment, et cet or que ton avarice accumule, et ce lit où tu restes paresseusement, et le silence, et la solitude et le sommeil, rien ne peut la faire taire.
“Je suis le Seigneur ton Dieu”, le Compagnon qui ne t’abandonne pas, l’Hôte que tu ne peux chasser. Es-tu bon? Voici que l’hôte et compagnon est le bon Ami. Es-tu pervers et coupable? Voilà que l’hôte et compagnon devient le Roi irrité et ne donne pas la paix. Mais Il ne quitte pas, ne quitte pas, ne quitte pas.
Il n’est permis qu’aux damnés de se séparer de Dieu. Mais la séparation est le tourment inapaisable et éternel.
119.6 - “Je suis le Seigneur ton Dieu” et j’ajoute “qui t’a tiré de la terre d’Égypte, de la maison de l’esclavage Exode 20,2 - Deutéronome 5,6. ”. Oh! combien en vérité maintenant, je le dit avec justesse! De quelle Égypte, de quelle Égypte te tire-t-Il pour t’amener à la terre promise qui n’est pas ce lieu-ci, mais le Ciel! L’éternel Royaume du Seigneur où il n’y aura plus de faim ni de soif, de froid ni de mort, mais où tout ruissellera de joie et de paix, et où tout esprit sera rassasié de paix et de joie.
C’est à la vraie servitude que maintenant Il vous arrache. Voici le Libérateur. C’est Moi. Je viens briser vos chaînes. Tout dominateur humain peut connaître la mort, et par sa mort les peuples esclaves recouvrer leur liberté. Mais Satan ne meurt pas. Il est éternel. C’est le dominateur qui vous a mis dans les fers pour vous traîner où il le veut. Le péché est en vous et le péché est la chaîne par laquelle Satan vous tient. Je viens briser la chaîne. C’est au nom du Père que je viens et c’est aussi mon désir. C’est pour que s’accomplisse la promesse qui n’a pas été comprise: “Je t’ai tiré de l’Égypte et de l’esclavage”.
C’est maintenant qu’elle a son accomplissement spirituel. Le Seigneur votre Dieu vous enlève à la terre de l’idole qui séduisit les Premiers Parents, Il vous arrache à l’esclavage de la faute, Il vous revêt de la Grâce, Il vous admet à son Royaume. En vérité je vous dis que ceux qui viendront à Moi pourront, dans la douceur de la voix paternelle, entendre le Très-Haut dire en leur cœur bienheureux: “Je suis le Seigneur ton Dieu qui t’attire à Moi libre et heureux”.
Venez, Tournez vers le Seigneur votre cœur et votre visage, votre prière et votre volonté. L’heure de la Grâce est venue.”
119.7 - Jésus a terminé. Il passe en bénissant et en caressant une petite vieille et une enfant toute brune et toute rieuse.
“Guéris-moi, Maître. J’ai si mal!” dit le malade qui a la gangrène.
“L’âme d’abord. L’âme d’abord. Fais pénitence…”
“Donne-moi le baptême comme Jean. Je ne puis aller à lui. Je suis malade.”
“Viens.”
Jésus descend vers le fleuve qui est au-delà de deux prés très grands et d’un bois qui le cache. Il se déchausse, et de même l’homme qui s’est traîné là avec ses béquilles. Ils descendent à la rive et Jésus, faisant une coupe de ses deux mains réunies, répand l’eau sur la tête de l’homme qui est dans l’eau jusqu’à mi-jambe.
“Maintenant, enlève les bandes” commande Jésus pendant qu’il remonte sur le sentier.
L’homme obéit. La jambe est guérie. La foule crie de stupeur.
“Moi aussi!”
“Moi aussi.”
“Moi aussi, le baptême de tes mains!” crient-ils, nombreux.
Jésus, qui est déjà à mi-chemin, se retourne:
“Demain. Maintenant partez et soyez bons. La paix soit avec vous.”
Tout se termine et Jésus revient à la maison dans la cuisine déjà sombre bien que ce ne soient encore que les premières heures de l’après-midi.
119.8 - Les disciples s’empressent autour de Lui. Et Pierre demande:
“Cet homme que tu as emmené derrière la maison, qu’est-ce qu’il avait?”
“Besoin de purification.”
“Il n’est pourtant pas revenu et n’a pas demandé le baptême.”