“Viens ici, homme. Mets-toi à genoux près de ton épouse. Maintenant, je vous bénis et sanctifie votre union. Écoutez:

“Seigneur, Dieu de nos pères, qui avec de la boue as fait Adam Genèse 2,7. et lui as donné Ève pour compagne, pour qu’ils peuplent pour Toi la terre d’hommes Genèse 2,22. , les élevant dans ta sainte crainte. Descends avec ta bénédiction et ta miséricorde, ouvre et féconde les viscères que l’Ennemi maintenait fermées pour les porter à un double péché d’adultère et de désespoir. Aie pitié de ces deux fils, Père Saint, Créateur Suprême. Rends-les heureux et saints. Elle, féconde comme une vigne, lui son protecteur, comme le tuteur qui la soutient.

Descends, ô Vie, pour donner la vie. Descends, ô Feu, pour réchauffer. Descends, Puissant, pour opérer. Descends! Fais que pour la fête de louange des moissons fécondes de l’année qui vient, ils t’offrent leur vivante gerbe, leur premier-né, fils consacré à Toi l’Éternel, qui bénis ceux qui espèrent en Toi” Jésus a prié d’une voix de tonnerre, les mains posées sur les deux têtes qui s’inclinent.

104.5 – Les gens ne se retiennent plus et l’entourent, Pierre en première ligne.

“Relevez-vous. Ayez foi et soyez saints.”

“Oh! Reste, Maître.” demandent les deux réconciliés.

“Je ne peux pas. Je reviendrai. Plusieurs, plusieurs fois.”

“Reste, reste, parle-nous!” crie la foule.

Mais Jésus bénit sans s’arrêter. Il promet seulement de revenir bientôt. Et, suivi d’une petite foule, il se rend à la maison qui lui donne l’hospitalité.

“Homme curieux, que devrais-je te faire?” demande-t-il en chemin à Pierre.

“Ce que tu veux, mais en attendant j’ai assisté…”

Ils entrent dans la maison, congédient le peuple, qui commente les paroles qu’il a entendues, et se mettent à table.

Pierre est encore curieux.

“Maître, mais ils auront vraiment un fils?”

“M’as-tu jamais vu promettre des choses qui n’arriveront pas? Te semble-t-il que je puisse me permettre de me servir de la confidence dans le Père pour mentir et décevoir?”

“Non… mais… à tous les époux tu pourrais en faire autant?”

“Je le pourrais, mais je ne le fais que là où je vois qu’un fils pourrait pousser à se sanctifier. Où il serait un obstacle, je ne le fais pas.”

Pierre passe la main dans ses cheveux grisonnants et se tait.

104.6 – Mais voilà le berger Joseph. Il est tout couvert de Poussière comme après une longue marche.

“Toi? Comment donc?” demande Jésus après l’avoir baisé pour le saluer.

“J’ai des lettres pour Toi. Ta Mère me les a données. Une est à Elle. Les voilà.”

Et Joseph présente trois petits rouleaux d’une espèce de fin parchemin, attachés par un ruban. Le plus volumineux a aussi un sceau pour le fermer. Un autre est seulement noué. Le troisième a un sceau brisé.

“Celui-ci est celui de ta Mère.” dit Joseph en indiquant celui qui a un nœud.

Jésus le déroule et le lit, doucement d’abord, puis à haute voix:

“À mon Fils aimé, paix et bénédiction, Il m’est arrivé, à la première heure des calendes de la lune d’Ellul Fin août , un messager de Béthanie. C’était le berger Isaac auquel j’ai donné le baiser de paix et réconfort en ton nom et en ma reconnaissance. Il m’a apporté ces deux lettres que je t’envoie, me disant verbalement que l’ami Lazare de Béthanie te prie de condescendre à sa prière. Jésus bien aimé, mon Fils béni et mon Seigneur, je voudrais te demander instamment deux choses: la première de te rappeler que tu m’as promis d’appeler ta pauvre Maman pour l’instruire en ta Parole; la seconde de ne pas venir à Nazareth sans m’en avoir d’abord parlé”.