“Bien, nous le faisons tout de suite.”

On entend marcher sur le toit de la pièce qui ne faisant pas vraiment partie de la maison n’a pas de terrasse de ciment, mais une sorte de couverture de fascines sur lesquelles il y a quelque chose qui ressemble à des ardoises. Je ne sais quelle pierre ce peut être. On pratique une ouverture et avec des cordes on descend le grabat sur lequel se trouve l’infirme. il arrive juste devant Jésus. La foule se presse plus encore, pour mieux voir.

“Tu as eu une grande foi comme aussi tes porteurs.”

“Oh! Seigneur! Comment ne pas l’avoir pour Toi?”

“C’est bien, Moi, je te dis: fils (l’homme est jeune) tous tes péchés te sont remis.”

L’homme le regarde en pleurant… Peut-être reste-t-il un peu insatisfait parce qu’il espérait une guérison corporelle. Les pharisiens et les docteurs chuchotent entre eux Cantique des cantiques 6, 2. . Du nez, du front et de la bouche, ils font une grimace dédaigneuse.

“Pourquoi ces murmures, dans vos cœurs, plus encore que sur vos lèvres? D’après vous est-il plus facile de dire au paralytique: “Tes péchés te sont remis”, ou bien: “Lève-toi, prends ton grabat et marche”? Vous pensez que Dieu seul peut remettre les péchés. Mais vous ne savez pas dire quelle est la plus grande chose, car cet homme, qui a perdu l’usage de ses facultés corporelles, a dépensé toutes ses ressources sans qu’on puisse le guérir. Il n’y a en effet que Dieu qui ait ce pouvoir. Or, pour que vous sachiez que je peux tout, pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a pouvoir sur la chair et sur l’âme, sur la terre et au Ciel, je dis à cet homme: “Lève-toi, prends ton lit et marche. Va à ta maison et sois saint”

L’homme se secoue, pousse un cri, se dresse debout, se jette aux pieds de Jésus, les embrasse et les caresse, pleure et rit à la fois et avec lui ses parents et la foule qui ensuite se range pour qu’il passe en triomphe et le suit en lui faisant fête. La foule, mais pas les cinq orgueilleux qui s’en vont hautains et raides comme des pieux.

64.6 – De cette façon, la mère peut entrer avec son petit encore au sein, mais absolument squelettique. Elle le tend à Jésus en lui disant seulement:

“Jésus, tu les aimes, ces petits. Tu l’as dit. Au nom de ton amour, et de ta Mère!… ” et elle pleure.

Jésus prend le poupon vraiment moribond, l’applique contre son cœur. Il le garde un moment contre sa bouche, avec son petit visage de cire, ses lèvres violacées, les paupières déjà closes. Un moment, il le garde ainsi… et quand il le détache de sa barbe blonde, le petit visage est rose, la petite bouche esquisse un sourire enfantin. Ses yeux regardent tout autour de lui, vivants et curieux. Ses mains, d’abord contractées, jouent dans la chevelure et la barbe de Jésus, qui rit.

“Oh! mon fils!” crie la maman bienheureuse.

“Prends-le, femme, sois heureuse et bonne.”

Et la femme prend le bébé revenu à la vie, le serre sur son sein et le petit fait valoir tout de suite ses droits à la nourriture. fouille, ouvre et tette, avide et heureux.

Jésus bénit et passe. Il va sur le seuil, où se trouve le malade qui a une forte fièvre.

“Maître, sois bon!”

“Et toi aussi. Consacre à la justice les forces retrouvées.”

Il le caresse et sort.

64.7 – Il retourne sur le rivage, suivi, précédé, béni de nombreuses gens qui le supplient:

“Nous, nous ne t’avons pas entendu. Nous ne pouvions pas entrer. Parle à nous aussi.”

Jésus fait signe que oui et comme la foule le serre à l’étouffe il monte sur la barque de Pierre. Cela ne suffit pas. On le suit jusqu’au banc de la barque. “Mets la barque à la mer et écarte toi un peu.”

C’est la fin de la vision.