Je suis entre les bras du divin Fiat qui

  • m’entoure de sa lumière.
  • rappelle sur ma pauvre existence l’acte continuel de sa Volonté,

Cet acte

  • qui me donne la vie,
  • qui m’aime et
  • sans lequel je ne pourrais pas vivre ni trouver Celui qui m’aime vraiment.

C’est pourquoi il me veut tout attentive à recevoir cet Acte de Vie de sa Volonté afin de ne pas L’empêcher

  • de faire ce qu’Il veut faire, et
  • que je Lui fasse obstacle.

Car la Volonté de Dieu et l’Amour rivalisent entre eux L’un ne peut être sans l’autre. Je me trouvais sous cet acte du Fiat lorsque mon bien-aimé Jésus, avec une bonté indescriptible, me serra contre son divin Cœur et me dit avec tendresse :

Ma bienheureuse fille, ma Volonté est tout pour la créature et sans elle tu n’aurais même pas la vie. Tu dois savoir que chaque créature possède depuis le début de son existence un acte voulu et décidé par ma Volonté.

Ma Volonté porte en elle-même un Acte d’Amour intense

  • envers celui ou celle qui commence à vivre. Tu vois par conséquent comment la création de la créature commence
  • sous la loi d’un Acte d’Amour et de Divine Volonté, voulu avec toute la plénitude de connaissance.

Si bien que ces deux Actes, Amour et Divine Volonté, sont pourvus

  • de toutes les Grâces,
  • de Pouvoir, de Sagesse, de Sainteté et
  • de Beauté avec lesquels la créature vivra et accomplira sa vie.

Ma Volonté ayant formé son premier Acte,

  • Elle ne se sépare pas de la créature. Elle la crée, la forme, l’élève, développe son acte

  • afin de la reconfirmer dans son acte voulu.

De sorte que ma Volonté et mon Amour

  • courent en chaque acte humain et
  • forment la vie, le soutien, la défense et le refuge de la créature, et
  • l’entourant de leur pouvoir,
  • ils la nourrissent de sa Vie.

Mon Amour l’embrasse et la tient pressée contre sur son Sein. Ma Volonté l’entoure de tous côtés afin de maintenir

  • l’Acte voulu que mon Fiat a prononcé pour l’amener à l’existence.

Cet Acte voulu par notre Fiat est

  • le plus grand et le plus puissant, et
  • celui qui glorifie le plus notre Être divin, un acte que même le ciel ne peut contenir ni comprendre.

Il te semble à toi peu de chose que notre Volonté

  • coure en chaque acte de la créature
  • et ne dise pas avec des mots, mais avec des faits : Je suis à toi, Je suis à ta disposition.

Oh ! reconnais-Moi. Je suis la vie, ton acte. Si tu Me reconnais, tu Me donneras ton petit retour d’Amour Si petit soit-il, Je le veux, Je le réclame afin de Me rassurer

  • dans mon Œuvre continuelle et dans la vie que Je mets en toi.

Et mon Amour, afin de ne pas rester derrière mon Fiat, ressent le besoin irrésistible

  • de courir et d’aimer chacun des actes de la créature et
  • de dire en chacun d’eux, « Je t’aime et tu M’aimes ».

De plus, si la créature vient à reconnaître cet Acte voulu de mon Fiat, Il fait alors d’elle des Prodiges inouïs de Sainteté et de Beauté qui formeront

  • les plus magnifiques ornements de la Patrie céleste, et
  • les vies les plus resplendissantes à la Ressemblance de leur Créateur.

Parce que notre Volonté ne sait pas faire des êtres

  • qui ne Nous ressemblent pas. La première chose que crée notre Fiat est notre Ressemblance.

Parce qu’Il veut se retrouver dans l’acte qui se développe dans la créature.

Sinon Il pourrait dire : « Tu ne Nous ressembles pas, et par conséquent tu ne M’appartiens pas. » S’Il n’est pas reconnu et aimé, Il forme alors une Souffrance pour ma Volonté.

Même si elle court dans chaque acte de la créature

  • qui n’aurait pas la vie sans Elle.

Dans sa douleur, ma Volonté sent

  • sa Vie divine rejetée,
  • la Sainteté qu’elle veut développer repoussée et sent enfermées dans son Acte voulu
  • les mers de Grâces dont elle voudrait inonder la créature, et
  • la Beauté dont elle devrait la recouvrir.

Par conséquent, ma Volonté peut dire : « Il n’y a pas de douleur comparable à ma Douleur. Car

  • il n’y a pas de bien que Je ne voulais lui donner,
  • il n’y a pas d’acte où je n’avais mis le Mien.

Par conséquent, ma fille, sois attentive.

Pense qu’en chacun de tes actes se trouve une Volonté Divine

  • qui le forme et
  • lui donne la vie, parce qu’Elle t’aime.

Ma Volonté veut que tu connaisses la Vie qu’Elle te donne, et cela en confirmation de Ses Actes en toi. Par conséquent, choisis

  • plutôt de mourir
  • plutôt que d’empêcher cet Acte voulu de ma Volonté depuis le commencement de ton existence.

Comme il est beau de pouvoir dire : « Je suis la Volonté de Dieu. Car Il a fait toutes choses en moi. Il m’a créée. Il m’a formée. Il m’emportera dans ses bras de Lumière jusque dans les célestes Régions

  • comme une victoire et un triomphe de son Fiat omnipotent et de son Amour. »

Après quoi mon esprit continua à nager dans la Mer du Fiat.

Oh ! comme il était beau de Le voir si attentif à investir de son Souffle divin et de son Cœur divin mon souffle et mon amour

  • pour former sur mon petit amour sa Mer d’Amour. Il était tellement ravi qu’Il attendait avec impatience mes petits actes humains afin de former son Œuvre divine.

Et mon bien-aimé Jésus célébrait le triomphe de l’Œuvre du Fiat dans ma petite âme. Toute bonté, Il me dit :

« Fille de mon Vouloir, comme Je suis heureux de voir que ma Divine Volonté agit dans l’acte de la créature. Cet acte est petit. Ainsi ma Volonté prend plaisir

  • à le perdre dans son grand acte qui n’a pas de limites, et
  • à s’exclamer triomphante : « J’ai vaincu. La victoire M’appartient. A chaque Acte de ma Volonté en elle, Je fais la fête. «

Tu dois savoir que la gratification de notre Être suprême est si grande

  • en voyant le petit acte humain perdu, identifié à notre Acte, comme s’il avait perdu la vie afin de donner Vie au Nôtre,
  • que Nous élevons cet acte,
  • que Nous l’appelons notre Acte dans la hauteur de notre Acte éternel.

L’Éternité entoure cet acte et tout ce qui a été fait et sera fait autour d’elle sera identifié avec cet Acte De sorte que toute l’Éternité appartient à cet Acte. Cet Acte vit dans le sein de l’Éternel Il forme une fête de plus pour notre Être suprême,

  • par conséquent une fête de plus pour le Ciel tout entier et
  • une aide, une force et une défense pour toute la terre.

La créature qui fait notre Volonté La laisse vivre en elle. C’est la satisfaction unique que Nous connaissons. C’est le véritable échange que Nous recevons pour avoir fait la Création. C’est la rivalité d’Amour entre le Créateur et la créature. C’’est notre mise en mouvement

  • pour donner de nouvelles surprises de grâces, et pour la créature de les recevoir.

Par conséquent, si la créature court dans notre Fiat

  • afin de Lui laisser le champ libre pour agir, dans l’enthousiasme de notre amour, Nous disons :

« La créature Nous paye en retour pour tout ce que Nous avons fait. » Après tout, n’avons-Nous pas fait toutes choses et la créature elle-même afin qu’elle puisse faire notre Volonté en toutes choses ?

C’est ce qu’elle fait, et cela Nous suffit. Même si elle ne fait rien d’autre. Si cela est suffisant pour Nous, à plus forte raison

  • ce devrait l’être aussi pour elle de vivre toujours dans notre Volonté.

Ainsi, elle est à Nous et Nous sommes à elle. Il te semble peu de chose de pouvoir dire : « Dieu est à moi, tout à moi et Il ne peut pas m’échapper parce que son Fiat omnipotent Le maintient lié en moi. »