La mer du divin Vouloir continue de murmurer dans mon âme. Oh ! que son murmure est doux, pénétrant et bouleversant. Il me transporte tellement que Je murmure avec lui comme si cette mer divine était mienne. Fusionnée en Elle, je ne sais plus comment faire autre chose que ce que fait la Volonté suprême. Je murmurais : « Amour, Adoration, Joies, Bonheur et Beauté », évoquant les inspirations qui entraient en moi Alors mon doux Jésus visita sa petite fille et Il lui dit :
Ma bienheureuse fille, ta petitesse dans l’interminable mer de notre Vouloir est notre plus grande joie. Tu dois savoir que celle qui vit dans notre Volonté émet trois actes qui sont : coopérer, aider et recevoir.
- Dans le premier, elle collabore aux actes de son Créateur, étant donné que la Volonté de l’un est la Volonté de l’autre. Il n’est rien dans ce que fait cette Divine Volonté en quoi elle ne place la créature pour collaborer à son opération. C’est pourquoi mon Vouloir n’est plus seul. Il sent l’inséparabilité de celle qui vit en lui. Il sent dans ses actes une volonté finie dans l’infini qui aime et collabore dans la multiplicité à l’incessante opération de nos œuvres. Ainsi, quiconque vit dans notre Volonté brise notre solitude Nous sentons sa participation dans notre mer divine.
Par un continuel épanchement de sa petitesse en nous, elle acquiert les droits de notre Vouloir afin de faire ce qu’il fait. Oh ! tu ne peux pas comprendre notre bonheur, notre joie, de sentir que la créature collabore afin de ne rien faire d’autre que ce que nous faisons.
L’acte de coopération donne naissance à l’acte d’assistance L’âme coopère et aide. Nous ne faisons rien sans qu’elle le sache et y collabore. Comment cacher quelque chose à celle
- qui est déjà avec nous,
- qui collabore et
- a sa place dans notre Vouloir ?
Mais ne fera-t-elle que collaborer et aider ? Oh ! non. Un autre acte se lève. C’est celui de recevoir comme sien et comme nôtre l’infini de notre Amour et de nos œuvres,
- si bien que sa petitesse ne sait où mettre un si grand amour et de si grandes œuvres.
Et elle reste par conséquent dans notre Vouloir avec tout le dépôt des biens qu’elle a reçus, et cela de droit, parce que dans ce Vouloir, il y a ce qui est à elle.
Tu dois savoir que tout ce qui est fait dans notre Volonté est si grand que la créature est incapable de le posséder et de le restreindre à elle-même.
Par conséquent, il lui faut faire usage de cette même Volonté dans laquelle elle a travaillé afin de le conserver en dépôt. De plus, tout ce que la créature fait dans notre Vouloir avec la puissance de notre Volonté – les petites offrandes de ses actions,
- sa petitesse et même le petit « Je t’aime » sont autant d’espaces qu’elle prend dans notre Volonté.
Plus elle occupe des espaces, plus elle acquiert des droits, et elle ressent en elle les droits divins et la force divine qui continuellement la ravissent et lui donnent son envol de sorte que sa vie devient totalement formée dans la Divine Volonté. Et comme ce mode de vie devait être celui de toutes les créatures, telle était la raison de notre Création. Mais c’est avec une immense amertume que nous voyons qu’elles vivent presque toutes dans la bassesse de leur volonté humaine.