Mon petit esprit se sentait rempli des douces leçons de mon aimable Jésus. Inquiet, il voulait provoquer des doutes et des craintes.
Je sais que lorsque Jésus le veut, il permet à l’âme
- d’arriver là où il veut et
- comme il veut.
Il n’y a pas de lois pour lui et personne n’est là pour lui en dicter. Il ne prête pas attention aux manières humaines de voir les choses. Il fait d’ailleurs toujours quelque chose de nouveau pour les confondre.
Aucune âme ne dépasse la Puissance de son amour. Peu importe le nombre de doutes et de craintes qu’elles rapportent. Il s’en moque et les laisse à leur bavardage pendant qu’il agit dans l’âme qu’il a choisie.
Et bien que je sache tout cela, ma fragilité se rappelait mon douloureux sort.
Je me sentais secouée et je dis : « Qui sait combien de doutes il y aura concernant tout ce discours de Jésus ! » Je me sentais très malheureuse et affligée. Mais Jésus veillait sur ma pauvre âme et, répétant sa petite visite, toute bonté, il me dit : Bienheureuse fille, ne t’inquiète pas. Ma Volonté a la vertu :
- de faire mourir tout ce qui ne lui appartient pas et
- de changer en lumière les faiblesses et les misères mêmes de la créature.
Tout ce que je te dis :
- n’est pas vertu de la créature,
- mais vertu et puissance de ma Volonté qui peut tout.
Ma Volonté est symbolisée par le soleil qui, à son lever, chasse et fait et mourir les ténèbres. Et lorsqu’il revêt la terre, il donne à toute chose sa vie de lumière.
Ainsi en est-il de mon Vouloir. Et lorsque la créature se laisse revêtir par la puissance de sa lumière :
- les ténèbres la quittent et
- ses maux meurent pour être convertis en vie de lumière.
Celui qui ne comprend pas montre qu’il est illettré. Par conséquent ne peut pas comprendre ce qu’est ma Volonté et ce qu’elle peut faire. Il ne peut pas non plus comprendre ce à quoi peut parvenir
- celui qui vit dans ma Volonté et
- peut être investi de sa lumière. Par conséquent, laisse-les parler. Je vais agir et ils continueront à parler. S’ils n’ont pas étudié en profondeur ma Volonté, que veux-tu qu’ils comprennent ?
Ils sont peut-être de savants docteurs en d’autres choses, mais sur ma Volonté, ils seront toujours de petits ignorants. Par conséquent, laisse-les de côté et pensons à agir en actes et non en paroles. Tu dois savoir que pour quiconque travaille dans ma Divine Volonté :
- ses œuvres,
- ses actes et
- son adoration pour Dieu sont accomplis et formés dans l’éternité parce que ma Divine Volonté est éternelle.
Et tout ce qui peut être fait en elle ne sort pas de l’éternité et reste confirmé comme des œuvres, des adorations et de l’amour divins et éternels. On peut dire que ce sont des œuvres de la créature transfusées en Dieu et dans lesquelles Dieu lui-même a opéré.
Ce qui est humain ne rentre pas dans le divin Vouloir ou dans l’éternité. Pour entrer, ce qui est humain doit perdre sa vie afin de réacquérir la vie des œuvres de Dieu lui-même.
Par conséquent, celui qui vit dans notre Vouloir en vient à être vu par nous :
- non dans le temps,
- mais dans l’éternité. Pour notre cortège et notre honneur :
- ses actes doivent être nos actes,
- son amour notre amour. Nous sentons que la créature vient dans notre Vouloir nous donner une occasion :
- de nous permettre d’agir et
- de lui donner notre amour afin que nous soyons aimés avec notre propre amour. Tout doit être nôtre. Tout ce que fait la créature doit être imprégné de l’image de son Créateur.
Par contre, celle qui œuvre en dehors de ma Divine Volonté opère dans le temps. Tout ce qui est fait dans le temps, ce sont des œuvres :
- sans confirmation, ou plutôt
- qui doivent attendre le jugement pour être
- confirmées ou
- condamnées,
- ou purifiées par le feu du Purgatoire. Elles sont considérées comme des œuvres de la créature où pourrait manquer la plénitude :
- de la sainteté,
- de l’amour, et
- de la valeur infinie.
C’est tout le contraire pour qui œuvre dans notre Volonté. Comme ce sont nos actes, tous possèdent la plénitude :
- de sainteté,
- d’amour,
- de beauté,
- de grâce,
- de lumière et
- de valeur infinie.
Il y a une telle distance entre les uns et les autres que si tous le comprenaient, oh ! combien ils seraient attentifs à vivre dans notre Vouloir afin de
- rester exempts de tout acte humain et
- remplis de l’acte opérant d’une Divine Volonté.
Par conséquent, sois attentive et ne fais rien qui ne soit imprégné et vidé par la lumière de ma Volonté.
Tu me rendras immensément heureux
- en me permettant d’agir en Dieu que Je suis.
Ainsi je t’attends dans ma Divine Volonté afin de :
- toujours aller vers toi,
- d’étendre mes bras vers toi pour agir en toi, et
- de pouvoir parler et rester avec toi pour entretenir de douces conversations et
- te manifester les secrets mystères de mon Fiat suprême.
Après quoi je pensais à tout ce que Jésus, mon immense bien, m’avait dit. Et c’est comme si des doutes et des difficultés voulaient se lever en moi. Et lui, avec une inexprimable maîtrise, me dit :
Ma bonne fille, ne sois pas étonnée de tout ce que je te dis. Tout est possible à ma Volonté. L’impossible n’existe pas.
Si la créature se laisse conduire par ma Volonté, tout est fait.
Tu dois savoir que tout ce que je te dis sert à former, ordonner et harmoniser le Royaume de la Divine Volonté. Je refais ce que j’ai fait dans la Création : j’ai prononcé le Fiat, puis il y eut un silence.
Et bien qu’ils parlent de jours, en ces temps les jours n’existaient pas.
Par conséquent, on peut aussi parler d’époques au cours desquelles j’ai formé la grande machine de l’univers. Je parlais et je travaillais, et j’étais si satisfait de l’œuvre produite par ma parole que mon Fiat me disposait, ravi, à prononcer un autre Fiat, puis un autre encore. Et mon Fiat ne s’arrêta que lorsque je vis
- que rien ne manquait à mon œuvre,
- que tout était somptuosité, beauté, ordre, harmonie, et
- que pour jouir de mes œuvres, j’y demeurais comme vie.
Mon Fiat est resté comme gardien, ce même Fiat qui avec sa puissance
- me liait à mes œuvres et
- m’en rendait inséparable.
Tout est dans l’énonciation de mon premier Fiat. En donnant mes premières leçons, J’ai déposé dans l’âme la Puissance et l’œuvre de mon Fiat
Lorsque Je commence, Je peux dire que Je n’arrête pas avant d’avoir achevé mon œuvre.
Que dirait-on si la Création était à moitié terminée ? Ce ne serait pas une œuvre digne de moi et mon amour n’aurait pas été exubérant.
C’est pourquoi un Fiat m’attire et ravit le suivant. Il forme le vide dans la créature pour placer l’ordre et l’harmonie de mon Fiat opératif. Il dispose la créature et m’impose de donner d’autres leçons afin de former tous ensemble de nombreux actes. Unis, ils forment la Création nouvelle, plus belle et plus harmonieuse que la machine de l’univers qui doit servir pour le Royaume de ma Volonté.
C’est pourquoi chaque parole est
- une œuvre,
- un autre épanchement de notre amour. Elle donne la finalité à mon premier Fiat Se donnant la main, le premier et le dernier Fiat prononcés formeront l’entrelacement de la nouvelle Création de mon Royaume dans les profondeurs de l’âme.
Transmis aux descendants, ce Royaume sera plus que l’univers lui-même porteur de biens, de sainteté et de grâces pour les générations humaines. Tu vois donc ce que signifie
- une parole de plus ou de moins,
- une leçon de plus ou de moins.
Ce sont des œuvres qui, si elles ne sont pas reçues, ne signifient rien. Mon Fiat alors ne m’attire pas et ne me captive pas pour prononcer d’autres Fiat. Par conséquent, l’œuvre n’est pas achevée. Moi je veux attendre et répéter mes leçons.
Si je les répète, c’est le signe que tu n’as pas tenu compte de ce que j’ai dit. Et je veux que rien ne manque parce que tout ce que j’ai à te dire sur ma Volonté a été établi. Par conséquent, sois attentive et laisse-Moi faire ce que Je veux.
Après quoi je pensais à ce qui était écrit au commencement de cette section, que quiconque agit dans la Divine Volonté travaille dans l’éternité, et que celui qui agit en dehors d’elle travaille dans le temps.
Je me disais : « Pourquoi cette grande différence ? » Jésus, mon immense amour, ajouta :
« Ma fille, c’est facile à comprendre. Suppose que tu aies reçu de l’or avec lequel tu as pu fabriquer un grand nombre de beaux objets en or. Mais si je t’avais donné du cuivre ou de l’acier, tu n’aurais pas pu changer en or le cuivre ou l’acier et tu aurais par conséquent fabriqué des objets en cuivre et en acier. Compare maintenant ces objets de cuivre et d’acier avec les objets en or. Quelle différence dans leur valeur ! Et pourtant, tu y as consacré le même travail. Tu as fait des objets identiques. Mais à cause de la différence dans le métal, les objets en or sont étonnamment supérieurs aux autres en valeur, en beauté et en élégance.
Pour celui qui agit avec sa volonté humaine,
- même en faisant le bien, comme il est dans le temps, on peut dire que tout ce qu’il fait, ce sont des œuvres temporelles et sujettes à des milliers de misères. Ce seront toujours des œuvres humaines d’une valeur minimum parce qu’il leur manque le fil d’or, la lumière de ma Volonté.
Mais celui qui agit en ma Volonté aura ce fil d’or en son pouvoir Il aura en plus le Créateur opérant dans son acte. Il aura en son pouvoir l’éternité, et non le temps.
C’est pourquoi il n’y a pas de comparaison suffisante pour exprimer la différence entre les deux.
La vie dans ma Divine Volonté est exactement ceci : ma Volonté a l’acte premier et opératif dans la créature.
Elle fait comme le maître qui veut développer le thème qu’il a donné à son élève. Il lui donne le papier, met le stylo dans sa main, et il place sa main sur celle de son élève. Et il développe le thème avec la main de l’élève et celle du maître qui écrivent ensemble.
Ne peut-on pas dire que c’est le maître qui agissait et qu’il a placé dans ce thème sa science et sa belle calligraphie De telle sorte que personne ne peut y trouver l’ombre d’un défaut !
Mais l’élève n’a pas bougé. Il a pour lui le travail de son maître. Il lui a permis de diriger sa main sans aucune résistance.
Il était même heureux de voir les belles idées, les précieux concepts qui le ravissaient. Ne peut-on pas dire que l’élève possède la valeur et le mérite de l’œuvre de son maître ?
C’est ce qui arrive à celui qui vit dans ma Volonté : la créature doit subir l’acte que veut accomplir mon Vouloir. Il ne peut pas être mis de côté . Et il doit placer ce qui est nécessaire et digne de son acte divin.
Notre bonté est telle que nous rendons la créature propriétaire de nos actes eux-mêmes.
Par contre, celui qui ne vit pas dans notre Volonté
- ressemble à l’élève auquel le maître a donné un thème, mais sans se faire l’acteur de ce thème. Il laisse faire l’élève qui peut alors commettre des erreurs. Car il agit selon ses petites capacités et ne sent pas au-dessus de lui la capacité et l’acte opératif de son maître. Et le thème n’est rien d’autre que notre grâce.
Elle ne quitte jamais la créature, même dans le petit bien qu’elle fait. Selon les dispositions de la créature, elle se prête
- comme acte opératif ou acte d’assistance,
Car il n’est pas de bien qui puisse se faire sans
- l’aide et -le soutien de la grâce divine.