Mon petit esprit fait toujours ses rondes

  • à l’intérieur et à l’extérieur du divin Vouloir. J’ai beau tourner et tourner, je ne me fatigue jamais. Je sens une Force mystérieuse qui me pousse et jamais ne me dit d’arrêter. Elle me dit : « Cours,
  • cherche ses actes,
  • aime, adore, embrasse, transforme tes actes en les siens
  • et forme toute ta vie dans la Divine Volonté. »

Et si je ne sais que dire au cours de mes rondes, je raconte ma petite histoire : « Je t’aime, je t’aime, je t’adore, je te bénis ô adorable Volonté, en toutes tes œuvres. »

Et comme c’est aujourd’hui la naissance de la Reine du Ciel, je me suis arrêtée pour penser au grand prodige de sa naissance

  • où le ciel et la terre étaient en adoration devant ce divin prodige. Mon immense bien, Jésus, avec un amour et une tendresse inexprimables, me dit :

Bienheureuse fille de ma Volonté, la naissance de ma céleste Mère renferme tout ensemble

  • tous les prodiges et toutes les merveilles Sais-tu pourquoi ? Ce n’était pas seulement elle qui naissait pure, sainte, belle et immaculée. Non.

Avec la céleste enfant naissait ma Divine Volonté déjà conçue et incluse en elle pour former sa vie opérante et grandir dans cette gracieuse enfant.

Ma Volonté s’est enclose afin de naître avec la céleste créature. Elle s’est servie de son corps pour opérer et former sa Vie divine. C’était un prodige que seul

  • l’Amour éternel,
  • la Sagesse et la Puissance divines pouvaient opérer !

Pas seulement une Vie était donnée, ni simplement un don pour la libérer de la tache originelle. Pour notre Puissance, cela n’aurait été rien qui a attiré l’attention de tous et a causé leur stupéfaction.

Mais c’est ma Volonté qui est née avec elle dans le monde. Si bien que le ciel et la terre en furent bouleversés.

Tous étaient attentifs Ils sentaient une force mystérieuse, la force même qui dominait et préservait toute la Création. C’était notre Volonté qui donne le mouvement à toute chose Elle se plaçait elle-même et toute la Création au service et à la disposition de cette nouveau-née.

C’est pourquoi la naissance de ma Volonté avec elle fut le commencement qui amena tous les autres prodiges à être centralisés en elle.

Là où règne mon Fiat,

  • il n’y a pas de bien qui ne soit présent,
  • et il n’y a pas de prodige qui ne soit accompli.

Il veut

  • manifester son Amour et sa Puissance en formant sa Vie opérante et
  • la déposer autant qu’il est possible pour la créature de la contenir.

Par conséquent, admire et rends grâce à notre Être suprême qui en est venu à tant d’amour pour cette nouveau-née, qu’Il a fait que notre Volonté, laquelle n’a ni commencement, ni fin, ni limites, a pu renaître en elle.

Je suivis alors les œuvres de la Divine Volonté dans toutes les choses créées. Mon aimable Jésus ajouta :

Ma fille, les choses créées ont été faites par Nous comme autant de voies offertes à l’homme pour venir à nous. Nous avons laissé toutes les portes ouvertes afin qu’en tout temps,

  • s’il voulait venir, Il n’aurait pas à frapper ou à les ouvrir pour venir à Nous.

Il était notre fils Il était juste et raisonnable qu’il ait toutes les avenues ouvertes

  • pour aller vers son Père céleste et
  • pour rester avec lui pour l’aimer et être aimé,
  • pour pouvoir demander en tant que fils des grâces et des faveurs.

Mais sais-tu ce que ce fils ingrat a fait ? Il a lui-même fermé la voie. Il a formé des barrières et fermé les portes avec le péché. Il a rompu toute correspondance avec Celui qui lui a donné sa vie.

Veux-tu savoir qui revient ouvrir les portes et brûler les barrières ? Quiconque m’aime et vit dans ma Divine Volonté. L’amour et mon Fiat sont les Forces puissantes qui brûlent et vident tout. Elles ouvrent toutes les avenues afin de ramener le fils dans les bras de son céleste Père.

Tu dois savoir que

  • toutes les vertus, les bonnes œuvres,
  • l’Amour et la Vie dans ma Divine Volonté forment la noblesse de l’homme.

Mais la substance de cette noblesse est la Richesse de ma Grâce. Tout le bien repose sur elle

  • qui devient la fontaine et la gardienne de tout le bien qui peut être fait. Sinon, on peut dire que l’homme, bien que d’origine noble, est sans richesses.

Aussi, par besoin, il se voit commettre des actes, indignes de sa noblesse. En fait, si quelqu’un est noble sans être riche, il ne peut se vêtir comme un noble ou vivre dans des palais. Sa noblesse est donc réduite à un souvenir de son état.

Ainsi, pour celui qui ne possède pas la richesse de ma grâce, tout le bien se voit réduit à des vertus sordides. Ils font qu’on le voit souvent

  • pauvre en patience, en prière, en charité, et ainsi de suite pour toutes les autres vertus.

Le bien qui est formé par ma noblesse

  • est préservé par la richesse de ma grâce Ma Volonté forme le Roi
  • qui domine et,
  • qui, avec une divine maîtrise, régit et ordonne toute chose.