Mon abandon dans la Divine Volonté continue Je me sens cachée par ses vagues éternelles qui embrassent tout. Rien n’échappe à son immensité. Quiconque veut tout trouver, tout embrasser et entendre l’histoire de chaque chose doit entrer dans cette mer du Fiat suprême. Mon esprit se perdait en lui Alors mon doux Jésus rendit visite à ma petite âme et Il me dit :

Ma bienheureuse fille, ma Volonté renferme tout, ou plutôt chaque créature y a sa page écrite sur la façon dont son histoire et sa vie doivent se dérouler.

Et cette page est là, écrite de toute éternité dans la lumière de notre Volonté. La vie de chaque créature a eu son commencement dans le temps, mais elle n’a pas eu de commencement dans notre Être suprême et elle était aimée par nous d’un amour sans commencement ni fin. La Création n’existait pas encore que nous aimions la créature parce qu’elle était déjà en nous.

Dans le temple de notre Divinité était inclus la naissance de chaque créature. En chacune nous voyions sa page écrite, les événements, et sa petite histoire. Et nous aimions la créature plus intensément, selon

  • ce qui était écrit, et
  • la façon dont notre très sainte Volonté devait être plus ou moins accomplie et glorifiée.

Tu n’existais pas encore, mais notre Volonté te contenait. Avec amour, nous te donnions une place, un repos sur nos genoux paternels. Nous te donnions des leçons diverses sur notre Fiat. Et, oh ! quel plaisir nous avions à te voir écouter et écrire dans ton âme, comme pour le copier, ce qui était écrit dans notre page éternelle.

Tu dois savoir que ce que nous voulons que la créature fasse dans notre Volonté est d’abord fait et formé par nous dans notre Vouloir Puis, s’écoulant hors de nous, ma Volonté veut l’accomplir et le former dans la créature, et y avoir son champ d’action pour cette divine activité.

Notre amour est si grand que nous voulons que la créature fasse ce que nous avons fait et rien d’autre. Nous lui donnons le modèle de notre acte afin qu’elle le copie.

Combien d’aide et d’assistance nous lui donnons pendant qu’elle le copie !

Nous lui donnons notre Volonté comme acte personnel et premier matériel afin que la copie sorte conformément à notre dessein !

Pour quiconque fait sa propre volonté, chacun de ses actes ne fait que

  • ruiner notre dessein,
  • annuler ce qui est écrit sur notre page. Chaque mot écrit contenait
  • un amour spécial et éternel,
  • le développement de sa vie selon notre ressemblance, dans laquelle la créature devait inclure
  • son histoire d’amour et
  • l’accomplissement de la Divine Volonté envers son Créateur.

Le vouloir humain ne fait que

  • falsifier cette page,
  • renverser notre ressemblance. Au lieu de former une copie à l’image de notre page écrite avec amour, la créature forme sa propre page écrite
  • avec des notes de souffrance et de confusion, et
  • une histoire si vile et si basse que les siècles n’en garderont pas le souvenir.

Et l’Éternel ne trouve pas l’écho de son histoire écrite sur sa page où devaient être racontées les louanges de sa divine histoire dans la créature. Ma fille, il y a une idée fausse dans ce bas monde où l’on croit que la créature peut vivre en dehors de nous ; quelle erreur, quelle erreur ! La Création tout entière n’est rien d’autre qu’un héritage issu de Nous. Par conséquent, il est nôtre, il nous appartient Bien que nous l’ayons créé, nous l’avons fait inséparable de nous Nous voulons la gloire et l’honneur de notre patrimoine.

Nous voulons que les créatures ne soient pas de viles servantes, mais nos enfants, des princesses de notre Royaume. Et cette noblesse a été donnée à la créature par l’inséparabilité de notre Volonté. Si bien que la créature ne peut rien faire sans elle, ni vivre séparée d’elle. L’enfer lui-même ne peut pas en être séparé. Tout au plus,

  • une créature peut avoir ma Volonté opérante tandis
  • qu’une autre l’aura uniquement pour maintenir son être, sans donner à ma Volonté la possibilité de faire le bien.

Vivre sans ma Volonté serait avoir un corps vivant sans l’âme. Ce qui est impossible.

On voit bien que lorsque l’un des membres du corps est coupé,

  • il n’a plus le mouvement,

  • il perd la chaleur et se putréfie parce que l’âme est absente. C’est ce qui arriverait si ma Volonté devait manquer ; tout retournerait au néant. Voici ce qu’est la Vie dans ma Volonté : sentir couler dans son être, dans tous ses actes,

  • la lumière, la force divine et la vie de ma Volonté

Parce que là où il n’y a pas son acte agissant, l’acte demeure

  • sans vie, sans chaleur, sans force et sans lumière divine. Il est comme mort au bien Lorsqu’il n’a pas en lui le bien, c’est le mal qui est formé et l’âme finit putréfiée.

Oh ! si la créature pouvait se voir sans la force opérante de mon Vouloir. Elle se verrait si déformée qu’elle en serait horrifiée !

Par conséquent, laisse-toi toujours emporter par les vagues éternelles de mon Vouloir en qui tu trouveras :

  • ta page écrite, ton histoire tissée pour toi avec tant d’amour. Ainsi tu ne seras plus contrariée par ce que nous avons disposé pour toi. Tu trouveras que ce sont toutes des choses qui t’appartiennent . Par une absolue nécessité ils doivent
  • former ta vie,
  • remplir ton histoire, et
  • satisfaire notre besoin d’Amour que nous voulions de toute éternité, qui est de faire connaître notre Volonté.

Sois fidèle,

  • n’entrave pas notre amour et
  • laisse-nous libres de développer nos admirables desseins formés sur toi.

Après quoi je poursuivis mon abandon dans le divin Fiat, et mon doux Jésus ajouta :

Ma bonne fille, celle qui fait mon Vouloir et vit en lui s’élève jusqu’à l’unité de ma Volonté et descend en elle en toute chose, afin de m’aimer en tout, en toutes les créatures, et en chacun de leurs actes.

Et moi : « Mon amour, quoi que je fasse pour t’aimer en tous et dans tous leurs actes, et voulant couvrir chacun de mon amour afin que tu reçoives de l’amour de tous, je vois cependant que tous ne t’aiment pas. C’est pour moi une tristesse parce que j’ai le sentiment que mon amour n’a pas la force vitale et que, par conséquent, je ne sais comment te faire aimer par tout le monde. »

Et Jésus : Ma fille, c’est la force de l’unité de mon Vouloir qui te précipite sur tous et sur toute chose pour aimer et me donner un échange d’amour pour tous. Et si tous ne me donnent pas leur amour, je ne peux pas dire que je ne reçois pas le tien ; plus exactement, je sens dans ton amour la note d’amour que chacun devrait me donner, et, oh ! combien je suis heureux.

Tu dois savoir que c’est là notre fonction divine : De la hauteur de notre seul et unique acte que jamais nous n’interrompons, notre lumière, notre amour, notre puissance et notre bonté descendent . Ils se mettent à la poursuite

  • de tous les actes, battements de cœur, pas, paroles et pensées pour les façonner, les investir et les sceller de notre amour.

Nous ressentons un besoin irrésistible d’Amour de partir à la recherche de tous et de tout, Rien ne nous échappe, pas même un battement de cœur, pour donner notre « Je t’aime ». Et pourtant, les créatures ne nous aiment pas . Plus exactement, il y a celles qui fuient sous la pluie de notre amour.

Mais nous continuons, nous n’arrêtons pas. Parce que notre nature divine est Amour et elle doit aimer. Nous ressentons la satisfaction, le bonheur que notre amour nous donne en aimant. Il a la vertu d’aimer tout le monde et de s’étendre sur tous et partout. Il n’y aurait pas en nous la plénitude du bonheur si notre amour souffrait

  • d’un manque de puissance d’aimer, ou même
  • d’avoir à s’arrêter s’il ne reçoit rien en retour.

Alors continue

  • à aimer pour tous et
  • à tout submerger de notre amour.

Et bien que tu n’obtiennes pas tout ce que tu veux, tu ressentiras les notes de bonheur de notre amour en voulant nous aimer pour tous.