(1)Je suis constamment immergée dans l’océan du divin Vouloir qui étale devant moi l’entière Création. Quel immense théâtre ! Des scènes émouvantes

  • révèlent clairement le grand amour de Dieu pour la créature et
  • induisent le cœur pour le faire aimer !

Je pensais à la grande ingratitude humaine qui reste insensible à son amour et ne l’aime pas. Alors mon Jésus m’a surprise avec son Cœur plein d’amour et Il m’a dit :

(2) Ma bonne fille, notre Être suprême conçut la Création pour

  • donner de l’Amour et
  • recevoir en échange l’amour des créatures. Rien n’a été créé qui n’ait eu cette raison : recevoir un échange d’Amour. Sinon, nos œuvres n’auraient pas été communicatives, fructueuses, nourrissantes et remplies de vie pour rendre l’homme heureux. Elles auraient été tels des tableaux agréables à admirer, qui n’apportent rien à personne.

Tandis que, en voulant cet échange,

  • nous lui communiquâmes la lumière afin de lui donner la vie de la lumière.
  • l’air pour lui donner la vie du souffle,
  • l’eau, la nourriture et le feu afin de lui donner la vie et les biens qu’ils possèdent,
  • et ainsi de suite pour tout le reste.

Combien d’actes de vie nous avons placés autour de la créature

  • pour la faire grandir, la nourrir et entretenir sa vie ! En fait, notre amour avait besoin d’un retour. Les œuvres qui ne reçoivent rien sont des œuvres sans cortège et sans appréciation. Peu importe l’usage que les créatures puissent en faire, elles restent des œuvres isolées et non appréciées, comme si elles n’étaient pas des bienvenus.

La créature, par son retour ne prend pas simplement l’œuvre pour s’en servir, mais elle entre à l’intérieur pour reconnaître Celui qui l’a créée par amour. L’échange donne vie à la reconnaissance , à la gratitude. On peut dire que l’échange maintient la communication, l’amitié et la correspondance entre Celui qui fait le don et celui qui le reçoit.

(3) Ma fille, écoute une autre facette de notre amour immense pour l’homme. Afin d’avoir ce retour, en créant l’homme, nous avons placé en lui notre Volonté opérante unie à la sienne. Dans l’acte de Création notre Volonté a créé par amour pour lui, tant de choses. En son âme Il posséda la Divine Volonté. Ainsi l’homme pouvait avoir une force égale et nous donner l’échange que nous souhaitions

Notre Fiat agissait dans la Création et dans la créature. Il devait utiliser la volonté humaine pour se servir de tous ces actes, petits ou grands. Cela pour pouvoir former le juste retour de toutes ces œuvres réalisées dans la Création. D’autant plus qu’il connaissait le nombre, la variété, la beauté et la valeur de toutes nos œuvres. Notre Fiat devait donc opérer dans la créature

  • avec la même multiplicité, somptuosité et beauté, avec lesquels Il avait créées toutes choses dans l’univers. afin d’avoir le retour de ses œuvres extérieures,
  • par ses œuvres intérieures, faites au fond de l’âme.

La Divine Volonté devait se servir de la volonté humaine, en tant que matière entre ses mains pour continuer sa Création. C’est pourquoi l’homme, en rejetant notre Volonté, a fait cesser notre vie opérante dans ses actes que notre Volonté aurait utilisés pour les transformer en cieux, en étoiles, en soleils, en mers, etc.

Il a fait obstacle à notre œuvre, il l’a arrêtée, il a bouleversé les douces harmonies et les chers échanges qui auraient pu exister en vertu de notre

Vouloir. Nous aurions pu tout faire en lui si notre Volonté avait eu sa force opérante en lui.

C’est la raison de notre hâte, de nos soupirs, de notre insistance et de nos souffrances pour que la terre de l’homme puisse devenir un champ d’action dans lequel notre Vouloir aurait toute liberté de faire ce qu’Il veut.

Et ne pense pas que seul l’Être suprême veuille l’échange dans ses œuvres. Car la première raison pour ses œuvres est d’avoir aussi l’échange pour la créature.

Si cet échange est là, ou si au moins le désir de cet échange est présent, la créature a

  • des mains et des pieds pour bouger,
  • une bouche pour parler,
  • une force pour le sacrifice et
  • le temps pour agir.

Mais s’il n’y a pas d’échange, la créature semble ne pas avoir

  • de mains, de pieds, de bouche, de force et de temps. Elle sent que la vie de cette œuvre est morte. Il semble que l’échange ne soit rien, mais ce n’est pas vrai. C’est au contraire le commencement et la vie de toute œuvre. L’échange est par conséquent une nécessité pour mon Amour. Et il me permet de poursuivre l’œuvre de la Création.

Je continuai mon abandon dans le divin Fiat Un flot de pensées, de doutes et de difficultés surgissait dans mon esprit. Mon céleste Maître ajouta :

Ma fille, ma Volonté a la vertu de centraliser tout l’être d’un homme dans un acte. Ma Volonté agit dans la créature avec sa vertu unifiante. Elle centralise les pensées, le cœur, les pas et toute chose de telle sorte que la créature ressent

  • non seulement ses actes,
  • mais aussi son être tout entier investi par sa Force opérante.

Ses actes sentent le commandement de ma Volonté opérante. Tout ne fait qu’une seule chose. Cette force unifiante rend la créature dominante et ordonnée.

Parce que le premier don que fait mon Fiat est celui

  • de l’ordre et

  • de la maîtrise sur soi. Ainsi, la créature

  • prend son empire divin et

  • devient un matériel malléable dans les mains de ma Volonté Et elle se prête à ses œuvres merveilleuses.

Au contraire, sans ma Volonté,

  • la créature ne possède même pas la force unifiante dans ses actes.

Par conséquent, on la voit

  • éparpillée, -sans ordre, et
  • comme un matériel durci qui ne prend pas la forme que notre Vouloir veut lui donner. Fiat !